par Jonathan Habashi
Les Voltigeurs viennent de compléter l’une des saisons les plus difficiles de leur histoire, mais l’équipe a dépassé le cap des 80 000 spectateurs pour une quatrième saison consécutive. Un signe, selon Éric Verrier, que le plan mis de l’avant par l’organisation a été acheté par les partisans drummondvillois.
«Le hockey junior fonctionne par cycles. On savait que ce ne serait pas une saison facile, mais honnêtement, on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi difficile. On croyait que l’équipe serait en mesure de faire les séries, mais la perte de Tomas Zohorna et les blessures à des joueurs clés, dont Étienne Martin, sont venues changer les plans», a rappelé le président des Voltigeurs.
Un peu avant la période des transactions, alors que l’équipe accusait déjà une douzaine de points de retard sur l’Océanic de Rimouski, les dirigeants du club ont pris la décision de mettre une croix sur les séries éliminatoires.
«On a décidé de penser au futur, en se disant qu’on allait descendre plus bas pour remonter plus haut. C’est ce qui explique les transactions qui ont été faites par la suite», a indiqué Éric Verrier en faisant référence au départ des vétérans Drew Paris, Steven Cacciotti, Maxim Gougeon, Maxime Fréchette et David Bouchard, tous échangés en retour de joueurs plus jeunes ou de choix au repêchage.
Malgré le virage jeunesse entrepris par l’organisation, les partisans sont demeurés fidèles au poste, alors qu’une moyenne de près de 2300 spectateurs a été enregistrée lors de chaque match local. Il s’agit d’une baisse à peine perceptible par rapport aux trois dernières saisons.
«Les partisans ont compris. Je n’avais pas peur de leur réaction, parce que l’an passé, j’ai senti qu’ils s’étaient appropriés leur équipe. Je savais qu’ils allaient comprendre», a affirmé Éric Verrier.
«Il faut dire que Guy Boucher a tenu sa promesse : l’équipe a toujours donné un bon spectacle aux partisans, a ajouté le président des Voltigeurs. Même si les victoires se faisaient rares, c’est demeuré un bon divertissement d’assister à un match au Centre Marcel-Dionne cette saison. Et quand on regarde ça de plus près, l’équipe n’a pas souvent été déclassée cette année.»
Confiance
Malgré les défaites qui s’accumulaient et les records de médiocrité qui menaçaient de tomber, Éric Verrier assure qu’il n’a jamais perdu confiance en ses hommes de hockey durant la saison 2007-2008.
Le président des Voltigeurs s’est rallié au plan mis de l’avant par le directeur général, Dominic Ricard. Ce dernier est convaincu d’avoir en main les outils nécessaires pour bâtir une équipe qui pourra prétendre aux grands honneurs d’ici deux ans, alors que les Marc-Olivier Vachon, Philippe Lefebvre, Gabriel Dumont, Charles Landry et compagnie seront à leur apogée.
«Je ne gagne pas ma vie avec le hockey, mais j’exige qu’on m’explique les décisions. C’est ce qui a été fait, a expliqué Éric Verrier. Ça m’a permis de constater que chaque décision a été réfléchie et analysée. Il n’y a pas eu de geste de panique.»
Bref, selon Éric Verrier, les Voltigeurs s’en vont présentement dans la bonne direction.
«Cette équipe est vouée à un bel avenir, mais on ne parle pas d’un avenir trop lointain. Il faut qu’il y ait des résultats dès l’an prochain. Je m’attends à ce que l’équipe grimpe vers le milieu du peloton dès la saison prochaine et qu’elle aspire aux grands honneurs d’ici deux ans», a conclu le président du la concession drummondvilloise.




