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Publié le 25 mars 2008 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Les sanctions, l’odieux du blâme

Gilles Courteau a perdu une belle occasion de reprendre un peu de fiabilité en imposant de tels sanctions dans l’affaire Roy. Il est difficile de comprendre mais le message que la Ligue de hockey junior majeur passe des ces mesures disciplinaires n’est certes pas des plus punitives et surtout pas dissuasives…Le comité de discipline a imposé, aujourd’hui, plusieurs suspensions à la suite des incidents qui sont survenus au cours du match de samedi à Saguenay entre les Remparts et les Sag’s.

Jonathan Roy

Le gardien de but Jonathan Roy, des Remparts de Québec, est suspendu pour sept rencontres pour son assaut à l’endroit de son homologue, Bobby Nadeau, ainsi que pour les gestes inappropriés qu’il a dirigé à l’endroit de la foule du Centre Georges-Vézina lors de la partie samedi dernier.

Les Remparts

Le défenseur Maxime Lacroix, des Remparts, est suspendu pour trois matchs après avoir frappé un adversaire alors qu’il se trouvait allongé sur la patinoire. Son coéquipier, Marc-Olivier Vallerand, reçoit deux parties de suspension pour son implication dans la mêlée.

Les Saguenéens

Du côté des Saguenéens de Chicoutimi, Sébastien Rioux ratera les six prochains matchs des siens ; cinq matchs automatiques pour avoir quitté le banc des punitions et un match additionnel pour une accumulation de codes de punition. Antoine Roussel reçoit une partie automatique pour avoir été l’instigateur dans une escarmouche alors que son coéquipier, Charles-Antoine Messier, est suspendu deux matchs pour assaut.

Du côté des entraîneurs

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau, a annoncé, aujourd’hui, les détails entourant les suspensions décernées à l’endroit des entraîneurs Richard Martel, des Saguenéens de Chicoutimi, et Patrick Roy, des Remparts de Québec, ainsi que les amendes imposées aux différentes organisations à la suite des incidents survenus au cours des matchs disputés samedi dernier.

Richard Martel reçoit une suspension automatique de deux matchs puisque son joueur, Sébastien Rioux, a quitté le banc des punitions pour prendre part à une escarmouche. Cette suspension automatique est prévue dans les règlements de la LHJMQ. De son côté, Patrick Roy hérite de cinq matchs de suspension pour une conduite jugée préjudiciable. Par ailleurs, les Remparts méritent une amende de 4 000$ comme les Saguenéens 4 000$, dont 1 000$ automatique pour le joueur ayant quitté le banc.

Rien de dissuasif

Les sanctions ne sont pas assez punitives. Voilà la première pensée qui vient en tête quelques minutes après l’annonce des suspensions. On empêche Patrick Roy de revenir comme entraîneur durant cette série. Même si la série se terminait en sept parties, Roy ne pourrait être derrière le banc face aux Saguenéens.

Nous sommes en droit de se questionner sur les sanctions qui auraient été imposés à Richard Martel s’il avait agi comme Patrick Roy. Bien sûr, l’événement aurait été moins médiatisé, mais les sanctions auraient grimpé sans doute.

Ce qui est dérangeant surtout c’est la petite différence entre la peine imposée à Richard Martel, deux parties et celle de Patrick Roy, cinq parties. Sébastien Rioux 6 rencontres pour avoir sortie du banc des pénalités mais pour défendre son gardien et l’agresseur Jonathan Roy 7 matchs incluant ses gestes posés à l’endroit des gens de Chicoutimi et ses propos tenus devant les journalistes.

Pour ce qui est de la suspension donnée à Jonathan Roy, on ne peux éviter de se demander: Quel message envoie-t-on aux autres joueurs?

La crédibilité de la LHJMQ

Je ne suis pas en accord avec le verdict de la LHJMQ, j’ai par contre choisi de faire confiance à la LHJMQ parce que Gilles Courteau a beaucoup d’expérience mais je crois qu’il a joué sa crédibilité dans cette histoire.

Une question s’impose d’elle-même: Que faut-il changer pour améliorer les choses?

Il faut sensibiliser les entraîneurs à exercer un meilleur contrôle sur leurs joueurs et leur banc particulièrement lors d’une bagarre. C’est important d’évoluer dans la vie, mais de tels débordements prouvent que l’évolution n’est pas suffisante. Bien sûr, les joueurs et les entraîneurs ont une grande part de responsabilités dans ces événements. Malgré tout, les spectateurs y jouent également un rôle. Les gens dans les estrades insultent souvent les joueurs et les entraîneurs. Dans le feu de l’action, ça devient parfois difficile à accepter. Si on pouvait améliorer cet aspect, ça aiderait les joueurs à s’exprimer davantage et le spectacle en serait gagnant.

Jusqu’à L’Assamblée Nationale

Le dossier actuel est tellement important que la ministre de l’Éducation, des Sports et des Loisirs, Michelle Courchesne veut s’impliquer pour que la violence diminue au hockey junior.

La ministre Courchesne a le droit d’avoir son opinion surtout que son fils a évolué en tant que gardien de but au sein de cette ligue. Mais pour le moment il faut faire confiance aux instances de la LHJMQ. M. Courteau et ses adjoints sont capables de prendre les bonnes décisions. Leur décision ne sera sans doute pas parfaite, mais l’effort y est, car le commissaire a mentionné que d’ici quelques jours il y aurait des mesures annoncées pour contrer la violence, les batailles.


Sports Juniors Magazine
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