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Publié le 27 octobre 2008 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Titan c. Olympiques : défaite crève-coeur 4-2 pour Gatineau

Les Olympiques de Gatineau vont devoir revenir à la leçon numéro un : un match de hockey est une compétition qui se déroule sur trois, pas une, périodes.

Après un premier vingt impeccable, les Olympiques dominent par 15 tirs contre un. Au cours du deuxième tiers, le gardien du Titan, Nicolas Champion, arrête neuf rondelles, contre huit sur Maxime Clermont. Le tableau d’affichage indique 11 tirs pour le Titan et un pour les Olympiques à la fin de la troisième partie du match. Cherchez l’erreur.

Pour l’entraîneur Mario Richer, ses hommes ont péché par excès de confiance. On a cru que ce serait facile. Gatineau aurait dû se méfier et ne pas se reposer sur les lauriers accumulés pendant le premier vingt. En fait, les lauriers n’étaient pas nécessairement très verts, car, si du côté des Acadiens, on multiplie les séjours en prison, la troupe de Gatineau joue de malchance et seul Hugo Laporte va lui procurer un but, en profitant d’un désavantage numérique du Titan. Pendant ce temps, grâce en partie à une défensive infranchissable inspirée surtout par Alex Lamontagne, le gardien Maxime Clermont est quasi au repos.

En marquant au début de la deuxième période, l’Acadien Mathieu Jean-Bouliane donne un nouveau souffle aux siens. À partir de là, c’est la débandade ou presque chez les Olympiques ; cafouillage, tricotage et fignolage de passes ne réussissent pas à déstabiliser la défensive en béton du Titan. À cela s’ajoutent des tirs imprécis, des punitions ou inutiles ou injustifiées. Couplé avec la détermination du Bathurst, cela donne du nerf à l’Acadie et Clermont est déjoué une deuxième fois, par Drew Paris. Sans doute secoué par ce deuxième filet de l’adversaire, Alexandre Quesnel  réplique presque immédiatement pour créer l’égalité.

Les vingt dernières minutes appartiennent pour ainsi dire au Titan encouragé par un troisième filet, le deuxième de Paris qui ne vient cependant qu’après 10 minutes. Les pénalités s’enfilent pour Gatineau qui va jouer longtemps en désavantage numérique; les hommes de Richer sont épuisés; Richer retire son gardien, mais la troupe de Ronald Choules ne se laisse pas berner par les tactiques de Gatineau. La rondelle aboutit dans le filet désert de Gatineau, amenée là par Tomy Joly. À noter : les Olympiques ont été ligotés et limités à un seul tir en troisième.

L’avenir immédiat

Richer va remettre ses jeunes au travail après avoir donné aux vétérans l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire. Les résultats ne sont pas éloquents ou le sont trop. C’est pourquoi le comité hockey de l’équipe se réunira le plus tôt possible et étudiera la situation. De l’avis du chef Richer, le jeu fancy doit cesser. Les jeunes vont sans doute se montrer plus traditionnels que les aînés dans les matchs qui s’en viennent.

Tant pis pour le spectacle, peut-être, mais les partisans veulent du hockey et des victoires. Peu leur importent dans les circonstances actuelles l’âge ou la couleur du jeu : ils veulent des héros, qui pourraient bien s’appeler Yoann Pinette, Olivier Croteau, Samuel Normandeau, Mitchell Porowski, Bradley MacDonald.


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