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Publié le 22 novembre 2008 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Belle victoire, drôle de match à Gatineau

Dans une victoire de 6-2, la troisième en ligne, les Olympiques de Gatineau ont disputé ce soir un drôle de match aux MAINEiacs de Lewiston.

En fait, il y a eu au Centre Robert-Guertin trois matchs de vingt minutes.

Le noir et blanc

Les vingt premières minutes se sont déroulées en noir et blanc. Vingt minutes où les moments d’émotion se sont faits rares et où personne n’a vraiment dominé. Pour l’équipe locale, la foule a quand même vibré à un but de Paul Byron (J.-P.Chabot, S. Delisle) en avantage numérique et à d’éblouissantes attaques de Byron, d’abord et d’Alexandre Quesnel, ensuite. Des arrêts magiques de Maxime Clermont ont coupé le souffle de l’assistance. La période ayant été ponctuée de quelque douze pénalités, les deux équipes ont rarement joué à 5 contre 5.

Pénalités à répétition et longues retenues de la rondelle contre la bande n’ont pas contribué à colorer ces vingt minutes qui se sont quand même terminées avec un total de 7 tirs au but pour Gatineau et de douze pour Lewiston. Marque finale : 1-0 pour Gatineau.

Le festival Touchette-McGinn

Comme en première période, les pénalités se multiplient, mais, du côté des locaux, on en profite cette fois pour répliquer par une domination incontestable, même en désavantage numérique. L’énergie des Olympiques est mieux canalisée qu’en première.  C’est ainsi que Jan Stransky, aidé de Tye McGinn et d’Alexandre Touchette porte le disque au fond du filet. En fin de période, Touchette va marquer à sont tour, aidé de Hubert Labrie et de Tye McGinn. Si on assiste à un festival Touchette-McGinn, les MAINEiacs ne pavoisent pas de leur côté: ils ne tirent pas une seule fois sur Clermont. À la fin de la deuxième période, c’est 3-0, grâce à une défensive en béton du côté de l’Outaouais.

Gatineau donne le ton

D’entrée de jeu,  en moins de quatre minutes, les Olympiques marquent deux fois. Le quatrième but est celui de Maxime Mallette (J.-P.Chabot, H. Laporte). Le cinquième, celui-ci en avantage numérique, est le résultat de la chimie entre Maxime Mallette, Paul Byron et Hugo Laporte.

Maxime Clermont a un jeu blanc à portée de la main, mais l’équipe de Lewiston ne l’entend pas ainsi. Elle tue l’espoir d’un blanchissage de Clermont avec un but de Éric Gélinas. Lewiston rapplique quelques secondes plus tard et le match prend fin sur la marque de 6-2.

Dans l’ensembe

Les Gatinois ont vu un match de vétérans. Excepté McGinn, tous les joueurs qui se sont signalés faisaient partie de l’équipe 2007-2008 des Olympiques.

Jérôme Dupont était content de la bonne tenue de ses protégés, qui, à son avis, ont joué réellement 55 minutes. Dupont attribue ce succès à la forme physique de ses joueurs qui, dit-il, commencent à comprendre quelque chose (de sa méthode) et il refuse de voir dans les faiblesses du Maine la cause des succès de ce soir contre Lewiston. « Nous avons eu de belles exécution, a déclaré Dupont, et Clermont a livré un match courageux. Les joueurs ont fait énormément de tirs au but rapides au lieu de tricoter avec la rondelle, comme au cours d’autres matchs. » D’après l’entraîneur-chef, il reste énormément de progrès à accomplir et le public n’a vu que la pointe de l’iceberg.

Du côté de Maxime Clermont

Le gardien ne s’en fait pas et n’a pas d’amertume de s’être fait voler un jeu blanc. « L’important, c’est d’avoir gagné. Jamais je n’ai senti que mes défenseurs m’abandonnaient. » Le premier but des Américains est un but chanceux, si l’on en croit le jeune Clermont. « Quant au deuxième, je ne l’ai pas vu venir, avoue-t-il. C’est le résultat d’un beau tir et il faut en créditer celui qui le mérite. »


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