Publié le 13 novembre 2008 • Par Sports Juniors
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Gatineau 2, Saint John 3 : pour les Olympiques, une défaite pas comme les autres
À la suite du match de mercredi soir, ni le président Alain Sear, ni le nouvel entraîneur Jérôme Dupont, ni surtout l’adjoint de Dupont, Claude Bouchard, n’affichaient de sourire rayonnant. Les joueurs non plus, d’ailleurs. Hubert Labrie, croisé après le match, tout comme Bouchard, n’avaient pas des têtes à donner envie d’engager une conversation.
On ne s’habitue pas au goût de la défaite, même quand on y a goûté onze fois en ligne. On dirait au contraire, que perdre a de plus en plus mauvais goût.
Pourtant, les Olympiques avaient joué de tout leur cœur pendant au moins 50 bonnes minutes. Et bien joué, ou presque. Avec une espèce d’énergie retrouvée et une marque de 2 à 2 à la fin de la deuxième période, on aurait presque pu croire que le vent allait enfin tourner en faveur de l’équipe de Gatineau, même si celle-ci avait raté d’incroyables chances de faire glignoter l’avertisseur de buts, en particulier en avantage numérique. En fait, Jérôme Dupont estime que ses hommes ont laissé passé jusqu’à 18 occasions de marquer. Paul Byron, Nicolas Boyer et Alexandre Touchette, en particulier, ont joué de malchance et, honnêtement, manqué de précision. La confiance semblait les avoir complètement abandonnés à certains moments.
Cette confiance n’est pas revenue en troisième période. Les hommes de Dupont devront la récupérer le plus vite possible et se présenter à chaque match comme si leur poste dépendait chaque fois de leur performance. Il n’est pas impossible que ce soit le cas, d’ailleurs. Jérôme Dupont n’a pas encore tissé de liens affectifs avec les hockeyeurs de Gatineau et n’aurait pas d’état d’âme à retrancher les improductifs. D’autant moins que les nouveaux impressionnent : Tye McGinn a connu un match brillant, Ryan Moore a fait preuve d’un leadership étonnant et démontré les vertus du hockey classique et, aux dires de Dupont, Josh Dominguez ne laissait pas deviner qu’il n’avait pas chaussé les patins depuis un mois. Chez les vétérans, Alexandre Quesnel et Paul Byron ont fait vivre de bons moments aux partisans.
Le gardien Maxime Clermont, qui a laissé passé la rondelle à quatre minutes de la fin du troisième tiers, n’est pas à blâmer. S’il n’a pas joué avec l’éclat du son vis-à-vis, le petit Suisse Robert Mayer, il s’est bien défendu.
D’ailleurs, personne n’est à blâmer pour hier soir. Malgré les pénalités exécrables de Alex Lamontagne, on a vu du beau hockey. Les Olympiques se sont défoncés. Ils ont perdu différemment des autres fois, honorablement.
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