Bookmark and Share

Publié le 30 novembre 2008 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Les Olympiques ont raison des Saguenéens

Dans un match en trois actes, Gatineau l’a emporté dimanche après-midi sur les Saguenéens de Chicoutimi.

Les hauts et les bas de Maxime Mallette

Du côté des Olympiques de Gatineau, le premier acte est dominé par les performances et les contre-performances de Maxime Mallette. Brillant et gaffeur tour à tour, Mallette épargne la catastrophe aux siens, puis commet les pires bévues jusqu’à presque aider les Saguenéens à compter. Les vingt premières minutes pourraient aussi s’intituler L’escouade des jeunots attaque tellement les joueurs de 16 ans Yoan Pinette, Olivier Croteau et Samuel Normandeau (rappelé pour remplacer Hubert Labrie, blessé) offrent un beau spectacle lorsqu’on les réunit sur la patinoire.

Dans l’ensemble, Gatineau fait montre de plus de discipline que Chicoutimi. Non seulement la stratégie fonctionne mieux du côté de Gatineau que de l’autre, mais aucun Gatinois n’est envoyé au cachot. Quant aux Saguenéens, ils  enfreignent  le règlement deux fois seulement, mais dont une fatale puisque l’avantage numérique des Olympiques donne à Paul Byron l’occasion d’ouvrir la marque. Deux minutes après le but de Byron, Mathieu Populus profite d’une erreur de Maxime Mallette pour égaliser le pointage 1-1. 

L’escouade des jeunots attaque

Pendant la pause qui suit la première période, le proposé à l’équipement des Olympiques fait allusion à la «ligne des kids» à propos du trio formé de Vincent Barnard, Christian Ouellet et Yoan Pinette. En deuxième, cette formation des trois jeunots donne raison à Jérôme Dupont qui lui fait confiance; Ouellet compte le premier but de la période entouré des deux autres hockeyeurs de 16 ans.

Comme si la solitude manquait à certains joueurs, chez les Olympiques on se rend au cachot quatre fois (contre une chez les Saguenéens). Heureusement pour eux, les Olympiques s’en sortent indemnes. Alexandre Quesnel pousse même l’effronterie jusqu’à compter un but en désavantage numérique.

Les joueurs de Gatineau se seraient bien passé du coup de bâton qui envoie Kyle Paige au cachot au moment où les Olympiques sont en supériorité numérique. L’avantage numérique est neutralisé.

Compte tenu du nombre de pénalités qu’écopent les Gatinois, rien d’étonnant que les Saguenéens viennent frapper 12 fois à la porte de Marc-Antoine Gélinas et que les gardiens deu Chicoutimi  n’aient à repousser que cinq tirs. Gélinas est déjoué une fois par Antoine Roussel tandis que, après Christian Ouellet, Alexandre Quesnel trompe la vigilance du gardien du Chicoutimi. On finit 3 à 2, l’avance étant du côté des Olympiques.

Et de deux pour Quesnel

Le public de Gatineau connaît bien la situation : son équipe commence la troisième période en désavantage numérique et, bien souvent, c’est Steven Delisle qui a été pris en défaut. Rebelote, ce soir. Steven Delisle revient au jeu avec  un peu plus d’une minute à passer en prison. Son séjour n’a pas de conséquence directe pour les siens. Cependant, le Saguenéen Michal Hlinka ne rate pas la chance qui s’offre à lui et rééquilibre le score à 3-3 avec l’aide de Luc-Olivier Blain et d’Antoine Roussel. Chicoutimi sera tenu en échec tout le reste du match par un Marc-Antoine Gélinas solide qui fait la preuve qu’un deuxième gardien n’est pas un gardien de deuxième ordre. 

La malchance vient paralyser le travail des Saguenéens que n’encourage pas le deuxième but de Quesnel. L’espoir est ravivé chez les Olympiques et Paul Byron finit le match comme il l’a commencé : il compte. 

Victoire honnête pour Gatineau. Du côté des Saguenéens, le trio composé de Hlinka, Blain et Roussel s’est démarqué pendant tout le match.

Épilogue

Le réalisme de Jérôme Dupont s’affiche encore ce soir : Dupont estime que ses hommes n’ont pas joué leur meilleur match, mais l’entraîneur-chef est loin d’être mécontent de Byron, Quesnel, Gélinas ou même Delisle, qui joue de façon plus agressive sans faire d’accrocs au règlement, ou presque pas. Au total, c’est toute l’équipe qui est améliorée en termes de patience et de force morale. «Même quand les choses vont moins bien qu’on voudrait, on garde le cap», dit Jérôme Dupont.


Sports Juniors Magazine
Écrire à l'auteur | Tous les articles de

Qu'en pensez-vous?


Enquête Incendie Enquêteur