Publié le 28 janvier 2009 • Par Sports Juniors
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Au fil des ans de bons espoirs quittent
Si de nombreux observateurs aiment rappeler que c’est sur la glace que ça se passe, force de constater que la réalité du hockey dépasse souvent le dicton. Encore tout dernièrement on apprenait qu’un autre joueur de calibre junior avec du talent avait tourné le dos à la LHJMQ. En effet Philippe Paquet a décidé de poursuivre sa carrière de hockeyeur au État-Unis au lieu de s’aligner avec une formation du circuit Courteau.
Au fil du temps, plusieurs joueurs font le choix de faire un pied de nez au hockey junior québécois et lui préfère une Université américaine.
Un autre espoir quitte
Philippe Paquet est un défenseur, qui après son stage midget AAA avec le Séminaire Saint-François a boudé la LHJMQ pour s’expatrier chez nos cousins américains pour poursuivre sa carrière sportive tout en continuant ses études, qui pour lui était une chose impossible dans le hockey junior au Québec. Louis Leblanc, premier choix des Foreurs de Val d’Or, avait fait le même choix l’an dernier et ce pour les mêmes raisons.
Dans la LHJMQ les athlètes disputent 68 matchs et dans les Universités aux États-Unis ils frôlent la glace que 35 fois en saison régulière et ne jouent que le vendredi et le samedi. Le reste du temps est séparé entre le gym, les études et une bonne place reste pour une vie personnelle. Contrairement aux Ligues de junior au Canada ou le hockey devient pour eux un rite de passage vers l’âge adulte, où ils se voient propulsés à une cadence accélérée. Soumis à un encadrement strict et rigide, ces patineurs en développement sont aussi les employés d’une entreprise privée soucieuse de sa rentabilité. Philippe Paquet ne voulait pas de ça.
«Lorsque j’ai terminé mon stage dans le midget AAA, c’était clair dans ma tête que je voulais étudier et c’est pourquoi j’ai opté pour le hockey américain. Après mon stage à Salisbury, j’ai eu le choix de l’Université et c’est ainsi que je me suis retrouvé à Clarkson. Ici, nous avons huit joueurs repêchés, dont moi. En plus, nous avons quatre ans pour nous entendre avec notre équipe professionnelle contre deux pour les juniors canadiens. Si nous voulons faire le saut avant d’obtenir notre diplôme, nous pouvons. Nous avons aussi le choix d’attendre quatre ans pour ensuite graduer et, si l’occasion se présente, de parapher une entente avec un club professionnel,» s’est confié Paquet au Journal de Québec.
Bonne visibilité
Détrompez-vous les recruteurs vont également lorgner du côté Universitaire pour repêcher. Le Canadien de Montréal a fait de Philippe Paquet son choix de septième ronde, 229e au total, en 2005. Le chemin le plus rapide pour accéder à la grande Ligue, surtout pour un défenseur, n’est pas la LHJMQ. En observant les années antérieures on s’aperçoit que seul Marc-Édouard Vlasic, Kristopher Letang et le défunt Luc Bourdon, acquis du circuit Courteau, ont eu la chance de défendre la ligne bleue de la LNH.
Encore du chemin à faire
Des changements positifs ont été apportés au fil des ans dans la LHJMQ concernant le dossier des études, mais encore trop peu. Les joueurs sont trop souvent sur la route, en voyage, dans un même mois. Il y a également la période des échanges en décembre où certains doivent changer d’adresse donc d’institution scolaire, ce qui ne se produit pas au États-Unis. Ce sujet a un manque de sérieux, quand on pense que 99% des jeunes joueurs qui évoluent dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec n’atteindront pas la Ligue nationale de hockey. Il y a, certes, des lacunes mais elles sont moins grandes et moins loin que ce que nous croyons. Il faut seulement se sortir la tête du sable.
Voilà la preuve éloquente avec un regard franc et direct sur les coulisses de cet univers sportif que des joueurs de hockey réussissent à atteindre leur but en atteignant la LNH en priorisant les études.
Le sport demeure une école de vie et passé dans LHJMQ fait grandir. Ils apprenent à travailler fort et à être discipliné. Des choses qui vont les aider dans la vie. On sait quand même que le hockey, au Québec, est un miroir de la société et on voit bien les préoccupations des jeunes d’aujourd’hui : L’attrait de la célébrité et de l’argent.
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