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Publié le 17 janvier 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Le bon départ d’un dur week-end

De l’inquiétude dans l’air. Mais aussi de l’enthousiasme. La foule est nombreuse. Les Cataractes sont forts; ils patinent habilement et ont du souffle. Dans leurs rangs, des joueurs redoutables et habiles :  Maxime Macenauer, Cedric Lalonde-Mcnicoll,  le transfuge Matthew Pistilli,  Alex Grant, le nouveau. C’est la partie un d’une pièce en deux actes intenses : les Cataractes ce soir, vendredi; les Voltigeurs de Drummondville, dimanche.

Touchette va au cachot pour obstruction sur le gardien. Dès la prenière seconde de leur avantage, les Cataractes enfilent un but. Clermont est déjoué par Nicholas Petersen à 2:36. Finalement, le geste de Touchette est lourd de conséquence.

S’amorce une phase défensive pour Gatineau, offensive pour Shawinigan. Clermont convoque ses ressources avec relativement de succès. Goulet sauve la mise à quelques reprises. La confiance se réinstalle et on monte à l’attaque du côté des Olympiques.   Paul  Byron  marque avec l’aide de Steven Delisle et de Jean-Philip Chabot, à 10:26.

Les Cataractes se remettent sérieusement en mode offensif. Heureusement que Labrie, Goulet et Mallette font un travail remarquable; et lorsque les défenseurs ne suffisent pas, c’est à un Clermont imperturbable que se heurent les Cataractes. Heureusement pour Gatineau, parce qu’ils tirent au but en masse. Il ne faut pas oublier qu’ils ont quatre trios capables de marquer. Quelle mauvaise idée que cette punition méritée par Dave Nolin! Et quelle fière chandelle Nolin doit à Clermont d’avoir empêché que n’aboutisse l’attaque à cinq de Shawinigan. Et les autres montées vers lui. Maxime Clermont a arrêté 15 rondelles contre seulement 5 pour Timo Pielmeier.

Un nouveau match commence avec le deuxième vingt. Et il s’ouvre avec un court désavantage numérique pour Shawinigan. Suivi d’une punition ion à Nicholas Vallières-Mayer des Olympiques.  Hubert Labrie rejoint son camarade pour 4 minutes. Et de deux joueurs des Olympiques au banc. Durs moments pour les hockeyeurs de l’Outaouais  qui démontrent dans les circonstances une volonté extraordinaire de ne pas céder de terrain. Ils tiennent la dragée haute à Shawinigan presque  jusqu’à la fin  du deuxième engagement. Les Cataractes mènent alors par 25 tirs contre 13. Ils ont menacé Clermont 10 fois, Gatineau a sollicité le gardien adverse 8 fois. La résistance de Gatineau pendant ce double désavantage numérique va être le point tournant du match. La manière des Olympiques d’étirer le temps pendant qu’ils ont deux hommes en moins, par exemple, est la marque d’une équipe de qualité.

Au milieu de l’engagement, le grand minuscule des Olympiques, Paul Byron, marque avec l’aide du capitaine Chabot et donne l’avance aux siens.

La troupe de Jérôme Dupont maintiendra-t-elle son tempo durant la troisième période? On sait que, parfois, les Gatinois se relâchent durant le dernier tiers-temps. Vont-ils protéger leur avance?  Éric Veilleux aura-t-il versé de la position magique dans les veines des joueurs shawiniganais pendant la pause?

La potion n’opère pas. Shawinigan va en prison au début de l’engagement. Hubert Labrie des Olympiques retourne au cachot et Shawinigan offre tous les signes d’une équipe qui ne veut pas laisser passer sa supériorité numérique. Clermont en a plein les bras, car les attaques de Shawinigan sont aussi dangereuses qu’intelligemment préparées.

Éric Veilleux retire son gardien à 1:36 de la fin. Les spectateurs retiennent leur souffle : Shawinigan s’acharne et marque alors qu’il ne reste que 15 secondes de jeu. Petersen a réussi encore une fois à déjouer Clermont. Les Olympiques n’auront eu que six tirs en direction de Pielmeier.  Clermont a fait face à 15 tireurs. Retour à la case zéro, et l’on va en prolongation.

Pour le plus grand plaisir des partisans, l’homme à tout faire Alain Goulet brise l’égalité.

Ce soir, 3003 personnes ont assisté à la victoire des Olympiques de Gatineau. Le talent des Olympiques a compté pour beaucoup, mais c’est leur attitude qui leur a valu de gagner. Jamais ils n’ont baissé les bras devant les tenants de la deuxième place au classement de leur division. L’entraîneur-chef Jérôme Dupont ne cachait pas sa fierté d’avoir défait les Cataractes. Suivant une de ces formules dont il a le secret, il faut être les meilleurs pour battre les meilleurs. Jusqu’à la prochaine fois, donc, les Olympiques sont donc supérieurs aux Cataractes. Dupont avait surtout envie de faire l’éloge de ses défenseurs : Goulet et Clermont l’ont impressionné ce soir. D’ailleurs Goulet est non seulement l’auteur du but gagnant, mais il a joué de façon impeccable, défensivement. Il aurait mérité une étoile.

Les trois étoiles:

1 Maxime Clermont

2 Paul Byron

3  Nicholas Petersen


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