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Publié le 13 février 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Esposito : y a-t-il un psy dans la salle?

Même si on n’a  pas lu la présumée thèse de Joé Juneau (à propos, quelqu’un a-t-il déjà vu ce document?) sur la psychologie du hockey on est en droit de se poser des question sur les causes profondes du rendement actuel d’Angelo Esposito. Le numéro 7 du Junior de Montréal, celui dont le nom était sur toutes les lèvres il y a deux ans, est littéralement en train de saboter son image, sinon lui-même. On comprend, bien sûr, que la carrière d’un hockeyeur a souvent l’allure de dents de scie,  mais il y a des chutes qui laissent perplexe. Il ne s’agit pas simplement d’une baisse de popularité, mais d’un recul marqué de performance. Aujourd’hui, par exemple, on met une bonne minute à trouver son nom dans le classement des compteurs de la LHJMQ. 

Qu’arrive-t-il à cette ex-super-star dont l’acquisition par le Junior ne s’est pas faite à rabais, à cette figure d’Équipe Canada qu’on a vue parader sous les projecteurs? Depuis son séjour à Ottawa au tournoi international de hockey junior, Esposito a l’air d’avoir hiberné. De plus, sans accumuler les blessures, il est quand même trop souvent à l’écart pour que ces absences n’attirent pas l’attention. Contre-performance et blessures ont fait passer Esposito de la catégorie espoir à la classe des quidams. 

Il n’est pas question de mettre son talent en doute; on n’a pas envie non plus de taxer Esposito de paresse, mais quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Il navigue dans les extrêmes et, ces jours-ci, on dirait qu’il met tout en œuvre pour ne pas réussir. C’est là que le psychologue devrait intervenir : Angelo Esposito donne l’impression d’avoir mis en marche la machine à échouer, comme s’il avait peur du succès.  Cela doit changer s’il veut travailler sur les patinoires de la LNH.

Au hockey, tout va très vite ; adulé un soir, on est oublié le lendemain. Si Angelo Esposito veut éviter pareil traitement, il ferait mieux de se prendre en main. Peut-être a-t-il besoin d’aide professionnelle : ne dit-on pas que l’attitude et le mental comptent pour  jusqu’à 90% dans les sports? Si la vedette d’hier à Montréal a besoin d’un coach du psychique, qu’on lui en donne un au plus vite.

Par comparaison, un hockeyeur plutôt constant comme Paul Byron des Olympiques de Gatineau n’a jamais eu la notoriété d’un Esposito. Qu’est-ce qui fait la différence entre les deux ? La régularité, justement. Et celle de Byron tient à sa personnalité d’athlète. Dire que la vedette Esposito a fait Équipe Canada tandis que l’athlète Byron n’a même pas reçu d’invitation! Byron est quand même en quatrième place chez les marqueurs du circuit Courteau. C’est ahurissant.


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