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Publié le 2 février 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

L’affaire Alexandre Quesnel : deux points de vue opposés

Samedi après-midi, Alexandre Quesnel des Olympiques de Gatineau a passé quatre longues minutes au banc après avoir causé une blessure à Félix Lefrançois de l’Océanic de Rimouski. L’affaire ne devrait pas s’arrêter là, car en raison de la blessure de Lefrançois, l’entraîneur Clément Jodoin a déposé une plainte auprès de la LHJMQ.

Que conclura le préfet de discipline du visionnement du match ? Il faudrait une boule de cristal pour le savoir, mais même le commun des mortels a le droit de se prononcer. Et il le fait. Deux points de vue, inconciliables, s’affichent. Pour les uns, le règlement s’ applique à la lettre  : il y a eu de la part de Quesnel mise en échec par derrière ayant causé une blessure, ce qui signifie suspension. Pour les autres, dont l’entraîneur-chef des Gatinois Jérôme Dupont, qui l’a répété à Sports Juniors, il n’y a pas matière à suspension

Ceux qui partagent le point de vue de Jérôme Dupont soutiennent que Lefrançois porte la responsabilité de sa blessure : il aurait dû se montrer bien plus vigilant et ne pas tourner le dos à Quesnel qu’il a eu le temps de voir arriver.

Qui a raison ? Chose certaine, la blessure de Félix Lefrançois est imputable à la mise en échec mais aussi à la mauvaise position de Lefrançois au moment du choc avec Alexandre Quesnel. Il y a eu mauvaise mise en échec mais  aussi manque de jugement flagrant. Se faire blesser inutilement ne vaut guère mieux que de blesser volontairement.

Le débat est ouvert : une attaque illégale mérite sanction, mais les conséquences ne devraient-elles pas être analysées et non pas automatiquement punies par une suspension ? Si Lefrançois avait appliqué les règles fondamentales du hockey, se laisser couler dans la mise en échec, il n’aurait certainement pas quitté la patinoire sur une civière. Que leur apprend-on dans les mineures ?

Alexandre Quesnel et Félix Lefrançois méritent une réprimande : un homme de dos le long de la bande est toujours à éviter ; le long de la bande, on ne présente pas le dos au joueur adverse qui s’amène.

Les deux protagonistes devront retenir l’une et l’autre leçons s’ils veulent faire la Ligue nationale.

D’ici là, on attend des nouvelles du préfet de discipline.

 


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