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Publié le 3 février 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Mirabel pourrait remplacer Boisbriand ?

Le nom de la Ville de Mirabel circule maintenant comme site de remplacement à Boisbriand pour que la franchise des MAINEiacs de Lewiston y prenne demeure. Que de revirement dans ce dossier depuis une semaine. Présentement tout se dessine pour que Farrel Miller, propriétaire du Junior de Montréal, reste sur sa position et garde son droit de véto sur le territoire du 40 km.

La ville de Boisbriand

Rejoint par Sports Juniors, la mairesse de Boisbriand, s’est dite déçu d’apprendre que le propriétaire du Junior envisageait de rester sur sa position et de ne pas faire de place à une autre équipe. « J’ai lu la nouvelle dans le Journal de Montréal ce matin et je suis certaine que les gens de la Rive-Nord doivent être choqué de ça et moi je suis déçu,» affirme la mairesse. « Dans une ville on peut faire des modifications au règlement de zonage, pourquoi dans le sport ne pourrions nous pas apporter un tel changement aux règles,» a ajouté Sylvie St-Jean.

Les gouverneurs de la LHJMQ

C’est bien certain qu’un règlement peut être changé. Pour l’instant le tout repose sur les épaules des gouverneurs qui auront à valider la demande de transfert de MAINEiacs, la majorité ce dit favorable, ils devront alors se prononcer en faveur du projet aux deux tiers pour que celui-ci soit entériné. Ces derniers seront convoqués pour une assemblée extraordinaire.

Pour la suite des choses, plusieurs scénarios sont envisageables. Si les gouverneurs se prononcent en faveur de la délocalisation par une majorité imposante, le commissaire Courteau aurait un argument de poids pour inciter le Junior à retourner à la table des négociations, même si la formation montréalaise est toujours réticente à une telle éventualité.

Si les négociations bloquent, une ratification constitutionnelle pourrait mettre fin au litige. Une modification du veto territorial de 40 à 30 km est possible. Le cas échéant, il serait impératif pour les gouverneurs de donner leur accord dans une proportion de deux tiers.

Du taponnage de la part du Junior

Le junior de Montréal se défend bien de vouloir une compensation monétaire. Dans un communiqué paru lundi, l’organisation s’est sentie piqué au vif en alléguant qu’il ferait valoir son droit de véto géographique pour freiner l’avancement du projet. Boisbriand est tout juste à l’intérieur des limites territoriales revendiquées par le Junior, d’où la légitimité du veto de Montréal.

Pourquoi Farrel Miller, propriétaire du Junior tient si fort à garder sa souveraineté territoriale et refuse qu’un autre joueur puisse arpenter ses terres?

Aurait-il apprécié se faire mettre des bâtons dans les roues, à pareil date l’an dernier quand il a fait l’annonce du transfert des Fogs Devils dans la Métropoles?

Une personne qui connait le hockey sait très bien que la venue d’une deuxième équipe serait plus profitable au Junior plutôt que le contraire. La rivalité que cela créerait serait la meilleure chose que les amateurs de hockey de la LHJMQ pourraient vivre et le Junior en profiterait. Il faut que Miller se sorte la tête du sable, présentement il n’y a pas de gens, ou une infime minorité, de la couronne Nord qui se déplace pour aller voir un match du Junior à l’auditorium de Verdun.

Il serait intéressant de faire un sondage à ce sujet!

Bouchard dans l’attente

Interrogé à CKAC ce matin, la tête dirigeante du projet, Joël Bouchard s’est dit déçu de la tournure des événements mais que rien n’était remis en question. « J’attends comme tout le monde ce qu’il arrivera, la Ligue ce n’est pas moi. Je trouve ça dommage car de mon côté j’aurais envisagé la chose autrement si le Junior n’avait pas été  à Montréal et eux se sente menacé. Le hockey a besoin de rivalité pour fonctionner et je ne crois pas qu’un gars de St-Jérôme se déplace à Verdun pour voir le Junior,» a expliqué l’ancien de la LNH. « Si on s’installe au nord de Blainville on serait à 41 km, serions nous moins dérangeant? » a conclu Bouchard qui est aussi entraineur adjoint avec le Junior de Montréal.

La Ligue de hockey junior majeur du Québec et son commissaire Gilles Courteau ne veulent émettre aucun commentaire à ce sujet pour l’instant.

Qu’on se le tienne pour dit, la rivalité est un essor important pour la survie d’une équipe junior et par surcroit à Montréal quand on connait le bagage héréditaire des formations Junior majeur dans la Métropole. Farrel Miller devrait regarder plus loin qu’une simple saison. Le fait d’avoir de la compétition pourrait devenir sa bouée de sauvetage à long terme. Parfois ce qu’on croit être la pire des choses peut devenir la meilleure des décisions.


Sports Juniors Magazine
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Un commentaire »

  1. Courteau n’émettra aucun commentaire… surprise… On ne peut en vouloir à Farrel de faire respecter un CONTRAT… voyon!? Si la ligue avait une vision de plus de 2 sem devans elle ça ne serait pas arrivé ça…

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