Publié le 14 février 2009 • Par Sports Juniors
Imprimer cet article
Victoire des Olympiques. Festival Jan Stransky.
À part la présence de Jan Stransky, transfuge des Olympiques de Gatineau, le match de vendredi à l’aréna Robert-Guertin n’avait, en principe, rien pour attirer les foules. L’équipe de queue, les Mooseheads d’Halifax, ne présente pas vraiment un grand défi pour les Olympiques. Pourtant, Olga n’est pas restée chez elle puisque 3156 personnes, ont vu les Olympiques l’emporter 4 à 3, une victoire peu glorieuse si l’on tient compte que les Olympiques ont joué du vrai hockey environ dix minutes, les dix dernières du match.
Stransky
Ironie du sort, Stransky a salué ses anciens coéquipiers en leur passant entre les pattes ou plutôt en passant entre les jambières de Marc-André Gélinas après seulement 31 secondes de jeu. A-t-il voulu montré à Jérôme Dupont qu’il avait eu raison de demander son transfert à Halifax pour rejoindre Tomas Knotek ? Knotek a d’ailleurs préparé le jeu sur le but.
Jan Stransky devait bien rire dans sa barbe en pensant à la déclaration de Jérôme Dupont, un peu arrogante il faut le reconnaître : Stransky a eu tort de préférer son ami Knotek à une équipe gagnante. De quels sentiments les deux hommes étaient-ils animés au moment où Stransky marquait le troisième but des Mooseheads, et son deuxième de la soirée, et donnait une avance de deux points à son équipe?
Pour l’entraîneur-chef Dupont, Stransky c’est de l’histoire ancienne : il a perdu un joueur qui ne voulait pas être à Gatineau, point à la ligne. Dupont n’allait pas désintégrer le trio Chabot-Quesnel-Byron pour placer Stransky sur le premier trio. Dossier clos.
Les Olympiques
Un bon moment, les joueurs de Gatineau ont donné l’impression de participer au festival Stransky tellement ils se laissaient bousculer par les Mooseheads et que leur jeu était marqué au coin de l’individualisme et, donc, de l’incohérence. De plus, les Olympiques ont renoué avec un de leur triste scénario : s’aligner sur l’équipe adverse pour décider de la qualité de leur performance. Si l’adversaire est en dix-huitième positionsur dix huit, l’imiter n’est pas l’idée du siècle.
De peine et de misère, ils ont marqué quatre fois : Alexandre Touchette (Nicholas Vallières-Mayer, Tye McGinn) est l’auteur du premier but des Olympiques qui égalise la marque 1-1. Ce trio constitue un nouvel agencement, une bonne idée de l’entraîneur-adjoint Claude Bouchard. Jean-Philip Chabot, avec l’aide de Dave Nolin et de Paul Byron, redonne espoir aux Olympiques et insuffle le goût de gagner à sa troupe, mais les Mooseheads n’entendent pas laisser Gatineau gâcher facilement la fête de Stransky. La tension se sent particulièrement à partir de la mi-troisième vingt comme si les Olympiques devenaient conscients de l’urgence de la situation. À la faveur d’un avantage numérique, Alain Goulet (Hugo Laporte, Josh McQuade) envoie un message clair à Halifax : le match recommence, à 3-3, avec moins de dix minutes à faire en temps réglementaire. Et rebelotte avec le trentième but de Paul Byron, sans aide. Pour la première fois, Gatineau prend les devants (4-3). Mieux vaut tard que jamais.
Russell utilise Stransky en fin de troisième tiers, question de rappeler à ses Mooseheads qu’il faut sauver l’honneur. En vain, car Gatineau sort gagnante, mais pas la tête haute. Ce n’est pas une belle victoire. Du côté de Gatineau, les gardiens n’ont pas donné leur pleine mesure. Dans l’ensemble, les Olympiques ont retrouvé leur esprit d’équipe en troisième seulement. Ce n’est pas de bon augure pour les éliminatoires, dans un mois, un mois seulement. Jérôme Dupont ne s’inquiète pas : il y a des matchs meilleurs que d’autres dans une saison. Celui de ce soir ne passera pas à l’histoire. Reste à espérer que, Marc-Antoine Gélinas, Hubert Labrie et Olivier Croteau auront bientôt guéri leurs blessures. En principe, Croteau devrait revenir au jeu dimanche prochain, Labrie, quelques jours après Croteau. Quant à Craig England, sa saison est incontestablement compromise.Il ne reste plus qu’un match de suspension pour Alexandre Quesnel,
Les étoiles de Sports juniors, dans l’ordre : Jan Stransky, Paul Byron, Hugo Laporte.
Sports JuniorsSports Juniors Magazine
Écrire à l'auteur | Tous les articles de Sports Juniors



