Publié le 17 mars 2009 • Par Sports Juniors
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4 millions $, pas besoin!
Au moment où l’économie est en chute libre, Léo-Guy Morissette ex-propriétaire du Titan d’Acadie Bathurst, a refusé 4 millions $ pour la vente de la concession du Titan à un groupe d’hommes d’affaires de Terre-Neuve. Morissette a préféré garder la formation à Bathurst et par surcroît dans le giron familial.
La succession
Sur les ondes de CKAC sport, monsieur Morissette affirme que le choix de laisser la franchise à ses héritiers est tout naturel. « Depuis toujours mes enfants travaillent avec moi. Ma fille est directrice du Titan, côté administration depuis qu’elle est en âge de le faire et mon fils est directeur de ventes pour l’équipe. Depuis quelques années, ils me le disaient que si je vendais, qu’eux voulaient rester engager dans l’organisation », a expliqué l’homme qui a passé 25 ans dans le hockey junior. Les deux nouveaux propriétaires seront appuyés par un groupe de gens expérimentés.
Le choix de garder l’équipe du Titan à Bathurst est une préférence de cœur, car l’ex-propriétaire ne se cache pas d’avoir refusé une grosse offre. « Nous avions une offre très alléchante pour vendre l’équipe à des hommes d’affaires de Terre-Neuve, plus de 4 millions $, mais j’ai vendu beaucoup moins cher à ma famille pour que ça demeure à Bathurst », a avoué Morissette.
Lourde perte
Léo-Guy Morissette se défend bien à dire pendant son interview que tu ne fais pas d’argent avec une équipe junior majeur. « Je n’ai jamais fait d’argent de ma vie avec une équipe junior. On fait de l’argent un an et on en perd pendant trois ans. Nous sommes en perpétuelle reconstruction. »
Le mordu de hockey a commencé avec ses frères il y a 25 ans, en faisant l’acquisition du Titan de Laval de l’époque. « On a acheté le Titan à Laval avec plusieurs actionnaires, moi et mes frères. Mes frères ont acheté une autre équipe par la suite. Nous avons déménagé l’équipe à Bathurst en 1998, car nous n’avions plus beaucoup de fans à Laval et l’édifice était désuet. À Bathurst, nous avons eu beaucoup de monde pendant huit à neuf ans, mais ça a été plus compliqué cette saison. La situation économique n’aide pas, la région ayant 17 % de taux de chômage », a confirmé l’aîné des frères.
Saison après saison depuis 25 printemps, Léo-Guy estime avoir perdu lui et ses frangins de 5 à 6 millions $.
Souvenirs. En 25 années on en cumule des souvenirs et M. Morissette en possède des lots et des lots. « Tous les championnats sont inoubliables. En 1998-1999, nous avons gagné la Coupe du Président à Bathurst avec Roberto Luongo et Ramzi Abid. Plusieurs joueurs ont gradué dans la LNH, dont François Beauchemin et Jonathan Girard. Les cinq Coupes du Président à Laval étaient spéciales aussi. »
M. Morissette a aussi donné la première chance à plusieurs entraîneurs comme Bob Hartley, Michel Therrien, Paulin Bordeleau, qui ont laissé leur marque dans la LNH.
Une page se tourne
La LHJMQ est en forme selon le nouveau retraité, mais il faut que le circuit Courteau augmente sa représentativité mondialement. « La Ligue est en bonne santé depuis que les Maritimes sont dans la Ligue, cependant la LHJMQ est la plus belle Ligue au Canada, mais il faudra revenir à la base au hockey mineur, dont au Midget AAA, pour amener de nouvelles façons de faire », a conclu le mordu de hockey.
Pour Léo-Guy Morissette, une page d’histoire sur sa vie s’est tournée en cédant la clé du Titan à son fils Stéphane et sa fille Annie. Imprégné de hockey comme il l’est, il ne sera pas rare de le voir dans l’entourage des amphithéâtres du circuit qui la vu gravir pendant un quart de siècle.
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