Publié le 24 mars 2009 • Par Sports Juniors
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Les Saguenéens ont le dos au mur
Les Saguenéens de Chicoutimi vivent un moment difficile. Ils ont échappé les trois parties de leur série en essuyant un autre revers, 6-3 contre l’Océanic de Rimouski. Ils tenteront de renverser la vapeur et de faire mentir tous ceux qui anticipent une série courte qui se terminera en quatre rencontres.
Les Sags ont joué environ 40 minutes dans le match échappant ainsi la troisième période. Bien meilleur qu’à leurs deux premiers matchs, on a cru quelque instant que la troupe de Richard Martel y était et qu’elle conclurait avec la victoire, ce fut rapidement que simple rêverie, car dans l’espace d’environ 22 minutes un autre spectacle était offert aux 2553 spectateurs réunis pour encourager les locaux.
Encore l’avantage
L’Océanic a inscrit tous ses buts au deuxième et au troisième tiers. Les Sags ont compté l’unique but de la période initiale. Philippe Cornet a brisé la glace pour l’Océanic. Keven Veilleux, Patrice Cormier, Jordan Caron, Emmanuel Boudreau et Félix Lefrançois ont emprunté le chemin de Cornet en déjouant le gardien François Lévesque.
Nicolas Deschamps a été le meilleur dans le camp des Saguenéens avec deux buts. Son coéquipier Luc-Olivier Blain a également compté pour Chicoutimi.
Le gardien de l’Océanic Maxim Gougeon signe sa troisième victoire en autant de matchs depuis le début des séries. Il a été testé à 23 occasions par les Saguenéens.
L’incompréhension
En point de presse après la rencontre c’est un Richard Martel découragé qui s’est présenté. « Les gars ont donné le maximum et ça n’a pas fonctionné. Il ne faut vraiment pas donner d’avantage numérique à Rimouski, à cinq contre cinq il tue le temps. Si ce n’est que de ça la série serait beaucoup plus serrée. En avantage, numérique ils sont du vrai poison », a affirmé Martel, le verbe ralenti.
L’Océanic, dans les trois rencontres a inscrit 19 buts, dont 10 en supériorité numérique, « Les gars ont travaillé dans le même sens, dans la normalité, mais malgré une bonne amélioration il a encore eu des mauvaises pénalités », a commenté l’entraîneur-chef.
Pour sa part le vétéran de cinq saisons dans la LHJMQ, Drew Paris a disputé bien des matchs et vécu bien des situations. Sa vaste expérience l’incite à croire que tout est possible au hockey junior, même dans les moments les plus pénibles. « Dans cette ligue, tout le monde a la capacité de bien jouer, indique le défenseur des Saguenéens. Peu importe si tu as été repêché par une équipe de la Ligue nationale ou si tu as marqué un certain nombre de buts en saison régulière, tout le monde a la capacité de jouer au maximum de ses possibilités. Si chaque joueur de notre équipe joue au maximum de ses possibilités, ça va bien fonctionner. »
Le non-retour?
Pour sa part, Clément Jodoin a indiqué sur les ondes de KYK-FM à Chicoutimi que chaque équipe à sa propre identité et qu’il faut s’adapter rapidement. « Il faut s’adapter à l’adversité, car toutes les équipes ont un style différent. Nous n’avons pas ralenti notre cadence même en venant jouer à Chicoutimi et ce sera pareil au prochain match », a maintenu l’entraîneur de l’Océanic.
Les Sags sont maintenant acculés au pied du mur, la prochaine partie en sera une de non-retour, il faudra donc mettre la pédale dans le plancher et surtout comprendre que l’Océanic de Rimouski possède une attaque massive très productive, ce qui explique que leur donner des avantages numériques à répétition diminue son espérance de vie et fait reluire le crochet des patins.
Le danger pour le match crucial sera la frustration qui pourrait avoir tendance à remonter pour les représentants du Saguenay, il faut donc que la bande de Richard Martel reste bien concentrée et surtout se rappeler qu’un affrontement compte 60 minutes et que le banc de punition constitue un énorme virus. Avec un peu, juste un peu d’humilité les bleuets ne voudront sûrement pas se faire humilier en quatre rencontres et d’autant plus devant leurs partisans qui eux ne les ont jamais laissé tomber. Finir sur une bonne note à la maison serait dans les circonstances, la situation idéale.
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