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Publié le 1 mars 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Programme double nul entre Gatineau et Lewiston

Vendredi 

Il fait un temps exécrable à Gatineau et c’est comme si les Olympiques s’étaient alignés sur les conditions météo. Toute la soirée, on s’ennuie ferme sans compter que l’équipe locale se fait battre 2-1  en fusillade par la formation de queue de la Ligue. Pas rassurant du tout. Les éliminatoires ne vont pas tarder à arriver. Les hommes de Jérôme Dupont seront-ils collectivement de calibre ou subiront-ils l’élimination  au premier tour?

L’offensive n’est pas au rendez-vous : les Olympiques se demandent pendant deux périodes ce qu’ils sont venus faire à l’aréna. De tout le match, ils n’ont véritablement que quatre chances de marquer, en 40 tirs sur le gardien Adrien Lemay. Et en temps réglementaire, c’est le défenseur Vincent Barnard qui crée l’égalité. (Disons que Barnard avait quelque chose à se faire pardonner sur le but des MAINEiacs).

Le retour de Byron ? On ne s’en serait presque pas rendu compte si on n’avait pas vu son sous-vêtement rouge au cours d’une bataille. Le premier trio? Quesnel, Chabot et Byron ont vite recréé leur chimie habituelle, mais ça n’a pas suffi à faire décoller l’attaque. Soyons objectif : les MAINEiacs sont difficiles à reconnaître sous la conduite de Don MacAdam.

Samedi

Changement partiel de décor,  puisque deux autres gardiens se font face : Peter Delmas et Marc-Antoine Gélinas. On a l’impression d’assister à la même première période qu’hier, mais dans un miroir. On ne voit pas le temps passer tellement il y a de l’action des deux côtés. Ce soir, tout le monde veut gagner. C’est de bon augure si l’on pense à la fâcheuse habitude des Gatinois de s’aligner sur le jeu de l’adversaire. Jérôme Dupont  a bien résumé la situation après la victoire 5-0 des siens : « Nous étions affamés ». On se pose la question : quelle serait la clé de la motivation chez les Olympiques? Vite les psychologues du sport dans le vestiaire des Gatinois. 

D’entrée de jeu, pour ainsi dire, Delmas se fait servir la même médecine que le gardien Maxime Clermont hier soir, Alain Goulet (Alexandre Touchette) ayant raison de sa vigilance très tôt. Pour sa part, Byron déploie tous ses talents de stratège : quel plaisir de le regarder se tricoter des passes à lui-même deux fois plutôt qu’une sur un même jeu! Alexandre Quesnel est essoufflant d’énergie : on le voit  partout à la fois. Tout comme l’adversaire. Car on joue au hockey, on joue bien et on ne fait que ça dans ce match au nombre relativement restreint de pénalités.

Justement, une pénalité au marqueur ternit la liesse suscitée par le but magistral de Josh McQuade (Spencer Metcalfe, Tye McGinn) en deuxième période. L’essentiel : la bande à Dupont donne deux points d’avance aux hommes de l’Outaouais. Puis Nicolas Boyer (Yoan Pinette, Byron) porte le compte à 3-1. Boyer, c’est comme Chabot et … les fondations d’un bâtiment : régularité, solidité et discrétion. 

En marquant son trente-deuxième but de la saison, ce même Jean-Philip Chabot (Byron, Goulet) scelle l’avance de quatre  buts des siens. Ne reste plus qu’à espérer voir Gatineau garder le tempo et ne pas oublier qu’un match comporte trois vingt. Alain Goulet (Dave Nolin, Christian Ouellet) met définitivement fin aux espoirs de se rattraper des MAINEiacs, Goulet venant pour la deuxième fois de la soirée placer la rondelle derrière le gardien du Lewiston et, du même coup, s’assurer la première étoile du match, comme la veille. Par ailleurs, comme le faisait observer Jérôme Dupont, le retour de Steven Delisle a fait une grande différence par rapport à vendredi.  Deux défenseurs étaient sur la touche : Hubert Labrie et Olivier Croteau.

Est-ce le désir de préserver le blanchissage de Gélinas ou la frustration des Américains qui fait monter la tension durant la deuxième moitié du dernier tiers-temps? Les pénalités se multiplient de part et d’autre. Pour Marc-Antoine Gélinas, tout sourire après son jeu blanc, la rage rongeait les joueurs de Lewiston, mais «ça se peut que les gars aient pensé à moi et au blanchissage ».

Don MacAdam n’a pas à avoir honte des résultats du week-end. Il a remporté un match,  ses hommes n’ont jamais lâché et, samedi, ont au moins assuré les 2912  de Gatineau d’un spectacle de bon niveau. Du côté de Gatineau, l’urgence de la situation — il ne reste que six affrontements avant les éliminatoires — oblige la direction à trouver la solution à l’endormissement qui frappe périodiquement l’équipe.


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