Publié le 15 mars 2009 • Par Sports Juniors
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Sortie en beauté pour les Olympiques et pour Tye McGinn
Le match ne présente pas d’intérêt particulier pour Gatineau ou pour Rouyn-Noranda, mais, psychologiquement, les hommes de Jérôme Dupont ont bien besoin d’une victoire. Un gain consoliderait la confiance acquise vendredi contre les redoutables Cataractes, mais il démontrerait aussi que le passage à vide des gardiens de Gatineau n’était qu’accidentel. Au terme du match de ce soir, de la victoire de 4-2 sur les Huskies, les Olympiques ont renforcé leur confiance et fait graduer leur gardien Marc-Antoine Gélinas au poste de gardien partant pour les éliminatoires.
Les Olympiques ont beau affronter une équipe relativement peu dangereuse, c’est bien diminués qu’ils se présentent devant les Huskies de Rouyn-Noranda. En effet, Alexandre Quesnel est au rancart, de même que deux autres piliers des Gatinois : Hubert Labrie et Alexandre Touchette. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, l’absence des anciens donne leur chance aux jeunes comme Yoan Pinette et Dave Nolin, qui, du coup, acquièrent de l’expérience. D’ailleurs Yoan Pinette ne cachait pas sa satisfaction après le match : «Les blessures des autres me donnent l’occasion de jouer. » Pinette n’affiche plus sa mine morose du début de saison.
Aujourd’hui à Robert-Guertin, les spectateurs assistent à un match serré qui met en évidence, par exemple le talent tous azimuts de Paul Byron : menaçant en attaque; rusé en défensive. Tout le monde s’est d’ailleurs donné le mot pour se transformer en défenseur. Les pénalités encore trop nombreuses expliquent aussi ce changement de vocation, car le groupe d’André Tourigny attaque sans relâche en avantage numérique. Marc-Antoine Gélinas a besoin d’une bonne brigade à son service. Heureusement que les défenseurs, Alain Goulet, Maxime Mallette et Vincent Barnard en particulier, sont allumés étant donné que, du côté de l’offensive, il ne se passe pas grand-chose avant que le troisième tir de l’équipe ne donne l’avance à l’équipe locale. Les héros : Maxime Mallette, le buteur, Tye McGinn et Alain Goulet. Pour sa part, le gardien des Olympiques, est solide comme jamais; imperturbable, Marc-Antoine Gélinas, non seulement résiste à deux minutes de tirs nourris en situation de double désavantage numérique contre les siens, mais il ne perd pas son sang-froid au moment où il doit affronter les Huskies sans son bâton, parti dériver quelque part.
Les Huskies enregistrent beaucoup plus de tirs que les Olympiques. Cependant, les tirs des Gatinois portent des fruits plus nombreux que ceux des Huskies. En avantage numérique, Tye McGinn, qui s’affirme de plus en plus, étourdit le gardien Audette sur un jeu de Paul Byron et de Alain Goulet. À 2-0, Olga se met à rêver d’un blanchissage pour Gélinas. Le rêve prend les couleurs de l’espoir à 3-0, McGinn, encore lui, venant tromper sans aide la vigilance du gardien Audette. À 4-0, on commence à croire vraiment que Marc-Antoine Gélinas l’aura, son jeu blanc. Le but, en avantage numérique, appartient au défenseur Vincent Barnard (Hugo Laporte et Olivier Croteau) impeccable ce soir. Quel dommage pour Gélinas que Benoît Gervais mette la rondelle derrière lui à moins de deux minutes de la fin, en désavantage numérique pour Gatineau : la pénalité à Nicholas Mayer lui a coûté son blanchissage. Le deuxième but, immédiat, des Huskies marqué par Jean-Sébastien Bérubé prend presque les allures d’une consolation.
Bérubé méritait bien ce but. Comme ses coéquipiers, il n’a jamais lâché prise de tout le match. Une ténacité pareille est belle à voir.
Heureusement que McGinn démontre l’étoffe d’un remplaçant pour Quesnel auprès de Byron et de Chabot. Si McGinn ne se montrait pas à la hauteur, cela serait de très mauvais augure pour les éliminatoires de la semaine prochaine. Car Quesnel ne reviendra pas au jeu cette saison. On est triste pour lui et pour les partisans, mais il doit rester six à huit semaines à se rétablir des suites de sa blessure à une épaule. Si Byron et Chabot étaient réduits au silence, les chances des Olympiques de franchir même la première ronde se rétréciraient comme peau de chagrin. Si désagréable que soit cette perspective, elle est quand même teintée de réalisme.
Devant les 3940 partisans réunis à l’aréna Robert-Guertin, une étoile est née : Tye McGinn fait désormais partie des favoris. La foule ne dédaigne jamais se donner des héros.Et McGinn ne trouve rien de déplaisant dans cette admiration. À la veille des éliminatoires, l’intronisation de McGinn donne de l’espoir à Olga et aux entraîneurs. Un nouveau champion à l’offensive et un homme solide dans le but, on est prêt à Gatineau. Jérôme Dupont, prudent, ne fait pas de prédictions : «Rien n’est jamais gagné et il faut joueur un match à la fois. Ni l’absence d’Alexandre Quesnel, ni l’éclosion de McGinn ne changent ma vision des éliminatoires.» Dupont n’est pas inquiet du rendement plutôt moyen de Byron ces derniers temps : «Byron va se réveiller pour les éliminatoires. La familiarité que Tye mcGinn a déjà avec le jeu de Byron inspire confiance. McGinn a tout pour faire un bon compagnon pour Paul Byron. En plus, il se débrouille le long des bandes, il monte au filet et finit ses jeux».
Belle sortie de saison pour les Olympiques de Gatineau et pour leur entraîneur Jérôme Dupont qui nous donnent l’impression que le meilleur reste à venir. Alexandre Touchette revient au jeu dès l’ouverture des éliminatoires, Hubert Labrie devrait reprendre sa place dès le troisième match des séries. La première ronde se joue contre Acadie-Bathurst et le premier match est prévu pour vendredi prochain, 20 mars. Le calendrier prévoit que Gatineau et Acadie-Bathurst s’affronteront aussi les 21, 24 et 26 nécessairement. Au besoin, les deux équipe se feront face les 27, 30 et 31. Sept matchs, c’est beaucoup pour défaire l’équipe des Maritimes, mais, pour citer Jérôme Dupont ; rien n’est jamais gagné.
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