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Publié le 21 mars 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Triomphe disgracieux des Olympiques

Les Olympiques remportent leur deuxième match contre le Titan par  le compte honorable de 8-2. Sans les événements inélégants de la troisième période, le Titan aurait mérité mieux que ça, mais seuls comptent les résultats.

Début de match en lion aux couleurs de celui de la veille entre les Olympiques de Gatineau et le Titan.  On se demande si on ne doit  pas se préparer à une confrontation en tous points conforme à celle d’hier. Ce ne sera pas le cas. Pas de prolongation. De la rudesse, des combats disgracieux et des pénalités presque comme aux plus mauvaises heures de la Ligue. Une avance confortable des vainqueurs. Comme hier cependant, les protégés de Jérôme Dupont triomphent sans trop de gloire. Comme hier, Marc-Antoine Gélinas garde admirablement le fort.

Les cinq  premières minutes se déroulent sous le signe de la férocité des Acadiens, qui font ainsi mentir ceux qui hier soir prétendaient qu’ils avaient épuisé leur énergie. Cette fougue, pas plus que leur courage, ne les quittera pas une seconde de tout le match. Cette équipe promet : d’ici deux ans, on aura affaire à la prendre au sérieux.

Ce soir, les Olympiques ont du mal à faire la différence en avantage numérique, mais se signalent avec  un homme en moins puisque c’est en situation de désavantage numérique que Hugo Laporte (Paul Byron et Jean-Philip Chabot) vient marquer le premier point des Gatinois. Mais deux hommes en moins, voilà que la situation est un peu plus corsée : le Titan se ressaisit et Taylor Lambke égalise la marque presque aussitôt après le but de Gatineau. Réplique de Nicolas Boyer (Alexandre Touchette et Josh McQuade) quelques secondes avant la fin du premier vingt, question de démoraliser la bande de Ron Choules.

La tactique ne fonctionne pas : le Titan nivelle le pointage sur un but d’Éric Faille moins de deux minutes après le retour des combattants dans l’arène. Confiant, Choules envoie son quatrième trio. Celui-ci n’est pas encore de taille et se fait vite dépasser et devancer par les Olympiques. C’est Yoan Pinette qui marque avec l’aide de Maxime Mallette et de Nicolas Mayer. Moment historique pour le premier choix au repêchage de l’équipe de Gatineau :  Pinette ajoute son nom à la liste des marqueurs en séries éliminatoires.

Les hommes de Jérôme Dupont  ont un regain d’énergie au milieu du dernier affrontement : Steven Delisle consolide l’avance des siens appuyé par Paul Byron et Tye McGinn. Décidément, la chimie opère entre le grand Tye et Paulo. Il faut louer la décision de l’entraîneur-chef d’avoir utilisé McGinn là où l’on croyait ne jamais trouver de substitut à Alexandre Quesnel. Chabot, avec l’aide de Byron et de Delisle scelle le sort du Titan devant les 2530 spectateurs réunis à l’aréna Robert‑Guertin de Gatineau. Les Olympiques vont continuer d’enfiler les buts, mais à partir de là, la patinoire se transforme littéralement en arène. À 5-2, Choules demande une pause : l’agressivité des joueurs de Bathurst laisse facilement deviner le message reçu de leur entraîneur.

Le match prend fin dans la violence, et le tableau d’affichage ne suffit pas à annoncer les pénalités distribuées à bon droit par les officiels. C’est dommage : jusqu’à la troisième période, les deux équipes avaient joué au hockey.

Après ce déploiement de violence, en avantage numérique, Nicolas Boyer (Christian Ouellet, Paul Clancy) suivi de Christian Ouellet (Boyer, Vincent Barnard) consolident l’avance de Gatineau. Puis, la bataille reprend. Et les pénalités s’ajoutent les unes aux autres. Agressivité gratuite : un joueur du Titan dirige son tir vers l’arbitre.

Non, ce n’est pas un match extraordinaire. En dépit des résultats, aucune envie de féliciter les Olympiques. Ils sont tombés dans le panneau tendu par l’adversaire. On peut s’attendre à des suspensions qui risquent de faire mal.

Côté positif : Tye McGinn a profité de ce match pour afficher ses talents défensifs et combatifs (on aime moins), en particulier au moment où, pendant le premier tiers, il a d’un geste illégal mais indispensable compenser le danger du filet laissé béant par Marc‑Antoine Gélinas.

Les joueurs de Gatineau, du moins Nicolas Boyer et Vincent Barnard ne sont pas troublés par les événements tristes de ce soir : tout ça leur semble bien banal ou même amusant. Pour Nicolas Boyer, le plus productif du match, rien n’est plus naturel. Boyer soutient aussi que ses coéquipiers se devaient de répondre aux attaques du Titan, de ne pas se montrer faibles ou vulnérables. On n’a quand même le droit de se demander si 108 minutes de pénalité dans un match, c’est encore du sport.

Au final, les Olympiques ont pris une avance de 2-0 dans la série et vraisemblablement, ils rentreront de Bathurst pour disputer les quarts de finales.

  

 

 

 

 


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