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Publié le 8 mars 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Un trio ne suffit pas : défaite amère des Olympiques 9-6 c. les Remparts

Le centre Robert-Guertin est bondé, Olga, nombreuse. Jamais, on n’a vu cela de la saison : près de 4000 personnes. Ça sent le désir de faire oublier l’humiliation subie contre Rimouski il y a deux jours et celui de faire mentir les Remparts qui ont promis de paralyser Paul Byron. Tout laisse présager une belle victoire des Olympiques.

C’était sans compter que les Remparts de Patrick Roy feraient la pluie et le beau temps pendant 60 minutes.

Comme dès la huitième seconde de jeu, Paul Byron (Alexandre Quesnel, Jean-Philip Chabot) ouvre la marque, l’immobilisation de Byron, c’est raté. D’autant que quelques minutes plus tard, il prépare avec Jean-Philip Chabot un magnifique jeu que Alain Goulet fait aboutir.

Incroyable : à 14 : 00, la marque est de 3-2 pour Québec. Du côté de Gatineau, le gardien Maxime Clermont n’a pas retrouvé la forme. Par contre, les rondelles qui ont trompé la vigilance du gardien Roy n’étaient pas commodes. Endiablées, voilà bien la meilleure description des premières minutes de la confrontation Remparts-Olympiques.

À partir de ce moment, fini la période de réchauffement. Les Remparts jouent en lions, surtout pendant les désavantages numériques. Ils se donnent corps et âme. Surtout corps, compte tenu que c’est avec une partie de son anatomie généralement peu utilisée au hockey que Jean-Simon Allard a fait passer la rondelle derrière Clermont pour donner à Québec une avance de deux buts. Pourquoi est-ce à ce moment que l’entraîneur-chef Jérôme Dupont décide de remplacer le cerbère Clermont par Marc-Antoine Gélinas? Gatineau a incontestablement un problème dans le filet.

Ailleurs aussi, sans doute, puisque les Olympiques n’arrivent pas à mettre à profit les quatre minutes d’avantage numérique consécutives à la mise au cachot de Kevin Marshall. Reconnaissons en toute honnêteté la tenue exceptionnelle de Jonathan Roy et des autres défenseurs de Québec en désavantage numérique. Sauf devant Hugo Laporte (Byron, (le paralysé) Quesnel) qui est éblouissant de précision.

La liesse ne dure jamais longtemps ce soir pour les partisans. Encore un match ping-pong où on laisse l’adversaire rétorquer et protéger son avance. Il y a de la tension dans l’air, sans véritable raison.

Il fallait s’attendre à de la violence pour contrer les frustrations des deux côtés. Mikhail Stefanovich est chassé du match. Dans un accès de compassion (?), Mikael Tam va le retouver au banc des pénalités. Alexandre Quesnel (Goulet, Byron) ne laisse pas passer l’occasion de réduire la marge à un seul point. Ça ne dure pas. Les Olympiques font bientôt face à un déficit insurmontable de trois buts. Jean-Philip Chabot (Goulet, Byron) va réduire la marge à deux points. En situation désespérée, les recrues sont envoyées dans la mêlée. Olivier Croteau trouve le fond du filet grâce à des coéquipiers Yoan Pinette et Christian Ouellet. Salut, les recrues, vous faites du bon boulot!

Rendement quasi surréaliste pour les Gatinois : une offensive redoutable mais reposant  presque essentiellement sur le premier trio; depuis deux matchs, une défensive à trous, des gardiens chancelants. À se demander si les difficultés de ce côté-là ne sont pas plutôt d’ordre psychologique que physique.  Et moins de deux semaines avant les éliminatoires… Au secours!

Jérôme Dupont a convoqué l’entraîneur des gardiens, Michel Vallière, à des séances de travail supplémentaires avec Maxime Clermont et Marc-Antoine Gélinas.  D’ici le début des éliminatoires, il devrait se passer quelque chose de ce côté-là. Mais Dupont admet que son équipe a perdu sa concentration : On n’a plus le focus. Toute l’équipe, pas seulement les gardiens. Que les Olympiques le retrouvent au plus vite. La situation n’est pas loin d’être angoissante. Le trio de Byron, Chabot et Quesnel n’arrivera pas à lui seul à porter les Olympiques de Gatineau jusqu’aux éliminatoires. À souhaiter que Dupont ne pense pas que ces trois-là n’ont plus le jeu dans le sang. Byron a quand même enrichi son dossier de cinq points contre Québec.


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