Publié le 21 avril 2009 • Par Bianca Paquette
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« Il n’y a rien de gagné » – Guy Boucher
Même s’ils ont pris les devants 2 à 0 dans la demie-finale les opposant à l’Océanic de Rimouski, les Voltigeurs de Drummondville et leur entraîneur-chef, Guy Boucher, sont très conscients qu’il n’y a rien de gagner et que les deux prochaines parties seront les plus difficiles.
« La prochaine partie sera la plus difficile de toute la saison, c’est certain », avoue le défenseur Tchèque Patrik Prokop, auteur du but gagnant du deuxième match. « Ils vont se battre pour leur survie, ils vont très bien jouer. Ce sera probablement le meilleur match de toute leur saison, mais nous devrons mieux jouer qu’eux si on veut gagner. »
Guy Boucher, qui a fait parti du personnel d’entraîneurs de Rimouski de 2003 à 2006, remportant même la Coupe Memorial en 2004-2005, avoue très bien connaître l’aréna et l’ambiance qui y règne. « Cette patinoire là peut être très intimidante. La foule dans les estrades aussi peut l’être. L’Océanic va se battre pour sa survie. Un troisième match comme ça à la maison, quand tu es en arrière 2 à 0 dans la série, je suis convaincu qu’ils vont sortir extrêmement forts. »
En entrevue d’après match suite à la deuxième partie, le gardien de but des Voltigeurs, Marco Cousineau, donnait tout le crédit du dernier match à leur adversaire. « Il faut donner tout le crédit de la partie à l’Océanic. Ils sont sortis comme des requins affamés en première période alors que nous, on ne s’est pas présenté en première et en deuxième période. C’est certain qu’ils vont sortir encore plus fort à leur domicile. Il faudra être prêt », expliquait celui qui a avoué ne pas avoir trop trop aimé ce match. « Quand tu te fais compter deux buts sans réplique, c’est plate parce que tu te sens comme si tu avais laissé tomber ton équipe. Disons qu’on a pas trop aimé ça. Je ne veux plus en revivre des matchs comme celui là. »
Guy Boucher l’avait senti
Alors que l’échauffement venait à peine de commencer, Boucher avait déjà senti que l’Océanic jouerait tout un match de hockey. « Pendant l’échauffement, je voyais que les joueurs de Rimouski avaient l’air nerveux. Automatiquement, j’ai su qu’ils seraient prêt à jouer du gros hockey. » Il l’avait prédit après le match de vendredi que Clément Jodoin allait rectifier certaines choses en vu du deuxième match. « Ils ont un entraîneur hors pairs alors c’était impossible qu’ils ne sortent pas forts. »
Boucher connaît aussi très bien Maxim Gougeon, qui a gardé les buts à Drummondville lors de la saison 2006-2007, et s’attendait à ce qu’il rebondisse pour le deuxième match, mais s’en attend encore plus pour les matchs à venir. « Gougeon a été extraordinaire ce soir (dimanche) pour moi. Il a fait plusieurs arrêts clés. Il va finir par en voler une, c’est impossible qu’il fasse la série sans voler un match. Je ne sais si c’est le prochain match ou l’autre d’après, mais j’en suis convaincu. C’est un petit gars qui travaille tellement fort. Il a eu la chance d’aller en finale la saison dernière avec les Huskies de Rouyn-Noranda alors il veut surement continuer plus loin encore cette saison. C’est certain qu’il sera imposant au prochain match. »
Certaines choses avaient été préparées par les Voltigeurs en vu du deuxième match, mais elles n’ont malheureusement pas été appliquées. Des stratégies différentes seront préparées pour les matchs à venir assure le pilote des Rouges. « Je veux être certain que l’adversaire ne capte pas tout ce qu’on fait sur la glace », explique Boucher qui a bien vu que l’Océanic les a mieux contrôlé en avantage numérique lors de la deuxième partie. Ils ont tout de même su profiter de trois occasions sur neuf.
Boucher a terminé en disant « qu’il n’y a rien de fait malgré leurs deux victoires. Regardez Québec qui avait perdu les deux premiers matchs à domicile et qui a tout de même gagné la série contre Cape-Breton. »
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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