Publié le 3 avril 2009 • Par Sports Juniors
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Aréna Robert-Guertin de Gatineau : une trêve s.v.p.
Le dossier s’envenime . Et il s’empoliticaille. Les joueurs là-dedans, qui s’en soucie?
Les Olympiques de Gatineau disputent ce soir le premier match de leur deuxième ronde, qui sera dure, dure. Ils ont besoin d’une motivation de béton pour venir à bout des Cataractes de Shawinigan. En plus de la préparation physique et mentale et des directives de l’équipe d’entraîneurs, les hommes de Jérôme Dupont doivent se sentir appuyés.
Toute la controverse qui entoure plus que jamais le dossier de leurs installations les affecte-t-elle? On souhaite que non, que la tension qui doit habiter la compagnie qui porte leur nom ne se répercute pas jusque sur leur moral. Si c’est le cas, l’enthousiasme ne sera pas au rendez-vous.
Ce dossier, celui de la réfection de l’aréna Robert-Guertin, est entré hier dans une phase quasi juridique, les élus s’opposant au projet ayant déposé une plainte au ministère des Affaire municipales priant celui d’enquêter sur la régularité de l’opération. Les concurrents financiers de la compagnie les Olympiques de Gatineau, ceux qui auraient voulu décrocher l’affaire, sont aussi entrés dans la ronde en allant également frapper à la porte de la ministre Nathalie Normandeau.
Disons que ça tombe plutôt mal. La tentative de provocation de scandale serait arrivée après les éliminatoires que l’équipe de hockey s’en serait portée beaucoup mieux. L’affaire a pris trop d’ampleur à Gatineau pour espérer arrêter la machine ou pour mettre l’équipe de hockey, les joueurs, à l’abri de ses retombées.
Évidemment, la presse locale s’est saisie du dossier et l’étale à qui mieux mieux. Son devoir d’information l’y contraint. Mais tout cela a un effet sur le moral de la population et des partisans. On s’en rendra peut-être compte ce soir à l’occasion du premier match contre Shawinigan.
Chose certaine, il y a peu d’amateurs de hockey à l’hôtel-de-ville, pas de gens assez allumés pour comprendre que les Olympiques de Gatineau sont un emblème, une source de fierté, pour une région qui en a bien besoin. Il ne s’agit pas de les inciter à se battre pour leur vérité, à renoncer à leurs principes ni à leurs droits, mais de les inviter à exercer leur discernement en agissant à un moment plus opportun. Laissez passer les éliminatoires!
Bien sûr, il y a les prochaines élections municipales et l’action des anti-projet Sear (Alain Sear est le promoteur du montage retenu) s’insère vraisemblablement dans une stratégie électorale. Et quand on veut absolument le pouvoir, il arrive qu’on fasse absolument des bêtises.
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