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Publié le 16 avril 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

L’ange « gardien » des Remparts

Au début de l’été dernier quand Patrick Roy a nommé le nom Charles Lavigne comme étant son prochain gardien,  tout le monde  a répété ce nom et a soulevé les épaules en signe d’interrogation. Pourtant quelques mois plus tard, qui dans la Vieille Capitale n’est pas familier avec  le nom de Charles Lavigne?

Une  surprise

Le jeune homme  originaire de Hawkesbury en Ontario, Lavigne n’a pas eu un parcours facile. Il a joué  une saison avec les Rangers de Kitchener,  avant qu’on lui désigne la porte au début de sa seconde saison, avec une moyenne de 2,62.  Il  se trouve alors devant rien. Informé de sa disponibilité, les Wildcats de Moncton lui font signe et il passe une saison  au Nouveau-Brunswick.  « Cet hiver-là n’a pas été de tout repos parce que le club était en reconstruction.  Mais c’est dans ce temps-là que l’on grandit le plus, j’ai appris.  C’était plutôt jeune dans le vestiaire, j’ai dû intervenir à plusieurs reprises et cette expérience-là, n’a pas de prix » a indiqué le gardien numéro 1 des Remparts en exclusivité à Sports Juniors.

Charles Lavigne ne s’attendait pas vraiment à terminer sa carrière junior à Québec. « J’avais discuté de différents aspects avec l’organisation de Moncton à la fin de la dernière saison et les Remparts avaient été mentionnés. Mais honnêtement, la transaction m’a prise par surprise. » Quelle fut sa première réaction lorsqu’il a appris qu’il s’amenait à Québec? « Je suis tout de suite allé au gymnase, a-t-il lancé d’un trait. Je savais que la marche serait haute en arrivant.» Et probablement que l’entraîneur-chef connaissait quelque chose sur les gardiens!

Sans regret

Chez les Remparts de Québec, la position de gardien était un gros bémol, le poste  avait été  laissé vacant par Keven Desfossés qui avait atteint l’âge  limite de 20 ans. L’organisation se retrouvait  donc devant  rien, il fallait donc faire quelques pirouettes  pour trouver la perle rare. Lavigne a donc été  envoyé à Québec. «C’est bien certain que la position de gardien chez nous était le gros point d’interrogation, en début de saison. Moi, je me sentais  à l’aise avec l’idée de commencer la saison avec Charles et Jonathan.  Charles  a  réalisé la chance qui s’offrait  à lui chez les Remparts, il l’a saisi à deux mains et en voilà le résultat. J’avais une décision à prendre et je l’ai prise, j’ai donné la chance au coureur et je suis loin d’avoir des regrets »  a expliqué Patrick Roy.

Tout est  à l’honneur de Charles Lavigne,  il est sorti fort  et solide de sa saison.  Son entraîneur-chef affirme sans l’ombre d’un doute  qu’il ne s’attendait à rien de moins  de la part de son cerbère. « J’aime  avoir un gardien de 20 ans devant la cage, Charley dégage de la maturité et j’adore son calme, caractéristique très importante chez un bon gardien de but. Il savait  ce qu’il avait à accomplir avec les Remparts  et il sait que plusieurs scrutent ses faits et gestes, actuellement. »

Les séries

On n’a pas besoin d’un cour de hockey 101, pour comprendre que le numéro 31 a été  le point tournant de la victoire de la deuxième ronde des Diables Rouges contre le Cape-Breton. Le premier gain à Sydney lors du troisième affrontement, Lavigne a connu une performance solide qui a remis la troupe de Roy dans les rangs. Ensuite, les deux derniers matchs en sol québécois lui ont valu tous deux des jeux blancs.

 « Il est  bien évident que la clé de notre succès, c’est Charles. Il nous a permis de rester dans chacun de nos matchs, de gagner la série, dont le tout premier en quatrième prolongation. Charley  a été très fort et très solide,  il a fait une grosse différence  contre les Eagles »,  a analysé Roy, fin connaisseur des exploits attribué à des gardiens.

N’en demeure pas moins qu’un gros défi se présente au gardien de 20 ans à partir de vendredi, les Cataractes de Shawinigan. « Je suis prêt et j’ai même hâte. Le défi est intéressant, mais je sais que j’ai une bonne gang en avant de moi, je ferai le reste du travail, c’est ça une équipe », a commenté Lavigne qui a déjà été coaché par Éric Veilleux, entraîneur-chef des Cataractes.

Patrick Roy aime ce que son portier dégage comme attitude autant sur  la patinoire que hors glace,  son style papillon  lui rappelle des souvenirs. « Son style devant le filet me plait énormément, il est très athlétique, son papillon est parfait. Il prend de l’espace partout, c’est un vrai guerrier, ce n’est jamais fini avec lui. »

Heureux

Charles Lavigne est un jeune homme heureux et terminer son junior avec les Remparts et être un protégé de Patrick Roy est la plus belle chose qui lui soit arrivée. « Je suis privilégié d’avoir  été choisi par le plus grand gardien de l’histoire du Canadien, qui est le meilleur entraîneur que j’ai eu. J’ai joué pour de bons coachs, dont Pete DeBoer, maintenant avec les Panthers de la Floride  et Éric Veilleux, l’entraîneur des Cataractes de Shawinigan, dans le junior A, à Hawkesbury, dans le temps. Pat est une personnalité impressionnante  dans sa façon de nous diriger,  autant pendant les pratiques que durant  les matchs. Il a été très honnête  avec moi lorsque je suis arrivé à Québec, il m’a dit que le poste était disponible  et que je savais  ce que j’avais à faire pour l’obtenir », a raconté  le vétéran.

Chaque joueur connait le but ultime d’une organisation quand il arrive avec cette dernière et Charles Lavigne ne fait pas  exception. C’est un joueur intelligent qui a su prendre une étape à la fois. L’importance pour le gardien d’expérience est de prendre un match à la fois pour canaliser sa concentration. Les Remparts lui ont ouvert la porte toute grande et il a décidé d’y entrer et surtout  d’être à la hauteur du rôle qu’on lui a confié. Arrêter des rondelles  rien de moins!


Sports Juniors Magazine
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