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Publié le 17 avril 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Les Voltigeurs résisteront-ils à la robustesse de l’Océanic?

Tout le monde le sait, les Voltigeurs de Drummondville ne sont pas reconnus comme une équipe qui offre un jeu très physique. Toutefois, leur adversaire en demie-finale,  l’Océanic de Rimouski,  s’y connaît très bien dans ce style de jeu. Les hommes de Guy Boucher tiendront-ils le coup?

Si on regarde les fiches des joueurs des deux équipes, Rimouski remporte largement la bataille physique avec sept joueurs de plus de 200 livres et 13 patineurs qui mesurement plus de six pieds. Du côté de Drummondville, seulement quatre des joueurs qui participent aux séries pèsent plus de 200 livres et onze font plus de six pieds. Ils ne faut pas simplement se fier à ses fiches descriptives pour mesurer le jeu physique qui se déroulera sur la glace, mais on peut tout de même se poser certaines questions.

Tout au long de la saison, les hommes de Guy Boucher ont bien su compétitionner contre les équipes les plus robustres. « Pendant la saison régulière, on a toujours très bien joué contre les équipes les plus physiques de la Ligue. » Ils ont bien joué, mais quelques jours de repos étaient nécessaires par la suite. Seront-ils capables de jouer quatre parties aussi  intenses physiquement en six jours?

Depuis le début des séries éliminatoires, l’Océanic a laissé sa trace le long des bandes en donnant en moyenne 24 mises en échec par partie. Contre Moncton, ils ont atteint un sommet de 38. Sébastien Piché, Patrice Cormier, Logan MacMillan et Marc-André Bourdon se sont mis à la tâche. Leur coéquipier Maxime Ouimet est celui qui s’est le plus
démarqué, lui qui a distribué pas moins de 37 coups d’épaule en seulement neuf parties.

Chez les protégés de Guy Boucher, on n ‘a pas ressenti le besoin de jouer physiquement dans les deux premières rondes. Les MAINEiacs de Lewiston, une équipe physique et indisciplinée, et le Junior de Montréal ne leur ont pas rendu la tâche trop difficile, eux qui se sont fait éliminer en quatre parties. À domicile, les Voltigeurs ont joué plus physique, dépassant le cap des 20 mises en échec (26-21-23 et 21), mais pour les autres parties, ils ont mis l’emphase sur le jeu offensif puisqu’ils ont donné seulement 13-11-6 et 8 coups d’épaule, ce qui leur donne une maigre moyenne de 15 mises en échec par partie. L’expert le long des bandes chez les Rouges, c’est Gabriel Dumont qui a donné 17 mises en échec en huit parties. Philippe Bergeron, Andrew Randazzo et Ryan McKiernan ne se laissent toutefois jamais piler sur les pieds.

Ce n’est pas plus tard que dans quelques heures que nous saurons si le jeu physique des Voltigeurs sera à la hauteur de celui de l’Océanic et si le jeu offensif de Rimouski saura battre celui des favoris dans cette série.


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