Publié le 11 avril 2009 • Par Sports Juniors
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Olympiques de Gatineau : en marge d’une élimination
D’après Éric Veilleux, entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan à qui SJ a parlé hier soir, une des raisons, parmi d’autres, qui ont mené les Cataractes à éliminer les Olympiques de Gatineau, c’est la maîtrise de leurs émotions. « Qu’on mène ou pas, la consigne est toujours la même : suivre le plan de match à la lettre. C’est comme ça qu’on arrive à contrôler la partie. Autrement, comme à la fin du match de ce soir, ça déboule ; regardez combien on a eu de punitions vers la fin. Quand ça commence, ça déboule. » Veilleux est fier de la façon dont ses hommes n’ont jamais hésité à se sacrifier pour l’équipe : il n’a que des bons mots pour Pierre-Alexandre Vandall et Alex Grant et pour son grand Pistolet, Matthew Pistilli, qui ont pris des risques pour que Veilleux réalise le seul scénario qu’il a toujours en tête : gagner. Pour Veilleux, du côté des Gatinois, il n’y avait à peu près qu’Alain Goulet pour se «mettre le toupet en avant». Ça doit vouloir dire se sacrifier, dans le contexte. Il faut admettre qu’avec 17 joueurs de plus de 200 lb, les chances de voir ses hommes ne pas reculer devant le danger sont plus grandes qu’avec des gabarits moyens comme ceux des Olympiques.
Pour l’entraîneur-chef des Cataractes, il ne reste plus à ses joueurs qu’à guérir leurs bobos, qu’à se reposer de manière à être en mesure d’élever encore leur jeu d’un cran pour se montrer encore plus intenses devant le prochain adversaire. Ça va frapper fort!
Pistolet s’est rendu saluer ses copains des Olympiques dans le vestiaire des perdants. Il ne pouvait pas s’empêcher d’aller soutenir le moral de son grand copain Paul Byron. « J’ai des amis, chez les Olympiques et ça ne change rien (d’être leur adversaire), mais il faut dire que c’est encore plus facile, c’est bien certain, de les aimer dans la victoire! Et puis, la deuxième ronde, on l’a méritée puisque nous avons joué trois bons matchs et, ce soir, je nous ai trouvés beaux. Si on veut le rester, il faut se reposer. »
Pour sa part, Claude Bouchard, entraîneur-adjoint des Olympiques, considère que l’élimination est arrivée un peu vite. Quoi qu’il en soit, Bouchard estime que les Olympiques affrontaient une équipe qui va se rendre en finale de la Coupe Memorial avec un seul point d’interrogation dans son alignement : la performance dans les buts. Son point de vue est partagé par son chef, Jérôme Dupont.
L’entraîneur-chef du Gatineau est content malgré tout de sa troupe et de son travail acharné. « À mon arrivée, on était dernier de notre division et 17e au classement; on a fini la saison au septième rang de la LHJMQ et en tête de la division. » L’an prochain ? Un leitmotiv pour Dupont : progrès, progrès, progrès. Dix-huit jeunes prometteurs reviennent avec les Olympiques. Dupont va évaluer le talent qu’il a entre les mains et mettre au point une stratégie pour combler les vides : les repêchages et le recrutement de joueurs européens font partie de la solution. Au sujet des Européens, Jérôme Dupont insiste sur l’effet négatif de la mise au rancart de Gerritt Fauser, pour cause de blessure, en janvier. L’estime de Dupont mettra bien un baume sur les blessures psychologiques de l’Allemand.
Éric Veilleux n’a pas assisté au dernier tout de piste des 20 ans des Olympiques de Gatineau. Il aurait vu l’émotion à l’œuvre. Il fallait avoir un cœur de pierre pour ne pas être touché par ses trois grands gars faisant le tour de la patinoire, les yeux rougis : Alain Goulet, Jean-Philip Chabot et Maxime Mallette saluaient leurs partisans pour la dernière fois. La foule les a remerciés par une ovation inoubliable.
Le capitaine Chabot, déjà ex-capitaine, avait des trémolos dans la voix : « C’est dur, dur de perdre, dur aussi de partir de Gatineau, dur de passer à une autre étape; c’est la fin de ma carrière dans le junior. Désormais, je pense hockey professionnel. » Celui dont ses coéquipiers ont toujours dit qu’il a tout pour faire un extraordinaire entraîneur est loin de rejeter l’idée, pour plus tard. Certains partent, d’autres, comme Francis Desrosiers, pensent à revenir. On le leur souhaite. Et quant à Chabot, si ça peut le consoler, des milliers de partisans ont le cœur serré de se séparer de lui. Ils l’aimaient, leur capitaine.
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