Publié le 11 avril 2009 • Par Sports Juniors
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Salut Chabot, salut Mallette, salut Goulet, salut les Olympiques
Les Cataractes ont éliminé ce soir les Olympiques de Gatineau. Ceux-ci ont fait montre d’une force de caractère peu commune dans ce match qui signifie le début de leurs vacances. Ils ont cédé honorablement devant les Cataractes qui remportent les quarts de finale par quatre matches contre un. La défaite de ce soir par 5 à 2, ce sont aussi les adieux de la foule de Gatineau à ses 20 ans, l’infatigable Jean-Philip Chabot, Maxime Mallette, le mal-aimé, et Alain Goulet, l’irrésistible tireur.
À Robert-Guertin, l’assistance est assommée à moins de deux minutes du début du match. Le joueur des Cataractes Pierre-Alexandre Vandall marque sur un avantage numérique, cadeau de Tye McGinn. Comment faire pour se rappeler au cœur de l’action que les Cataractes sont efficaces à plus de 80 pour cent s’ils ont l’avantage d’un homme? Le même scénario se répétera trois fois, presque à l’identique : une pénalité aux Olympiques aux premières secondes de la période, et but des Cataractes. Après Vandall, Charles-Olivier Roussel et Cédric Lalonde-McNicoll ajoutent des points aux Cataractes exactement de la même façon.
Coup dur pour les Olympiques : une erreur de Hugo Laporte, et Maxime Macenauer secoue très fort le moral des Gatinois en déjouant Marc-Antoine Gélinas : 2-0, pointage presque insurmontable quand l’adversaire vient de la Mauricie. L’autre but des Shawiniganais, le cinquième, appartient à Philippe Paradis.
Le premier but des Olympiques est marqué par le jeune Christian Ouellet au terme d’une spectaculaire échappée. Au cours du même engagement, les Olympiques égalisent dans une séquence qui vaut à McGinn (Paul Byron, Jean-Philip Chabot) de racheter sa coûteuse pénalité.
En avantage numérique, les choses ne vont guère bien pour les Olympiques : par exemple, Byron fait une gaffe monumentale en manquant de vigilance sur une rondelle qu’il laisse passer alors qu’il est très avantageusement positionné pour tirer sur le gardien de Shawinigan. Même à cinq contre trois, les hommes de Jérôme Dupont sont impuissants à déjouer Pielmeier protégé par une impénétrable forteresse défensive. On ne saurait en dire autant des coéquipiers de Marc-Antoine Gélinas qui souvent se défend tout seul… et très intelligemment.
Les Cataractes jouent d’éblouissante façon : leur coordination et leur sens de l’anticipation sont tels que les joueurs d’Éric Veilleux donnent l’impression d’avoir répété certaines séquences, comme on répète une chorégraphie. Difficile de ne pas remarquer les talents de feinteur de Cédric Lalonde-McNicoll. Contre Shawinigan, les Olympiques ne sont pas de taille, mais ils n’ont pas à en avoir honte. Il n’y a pas de dynastie à ce niveau au hockey. Au Québec, c’est l’année de Drummondville et de Shawinigan. Salut, les Olympiques.
En bref, les Cataractes dominent incontestablement et mettent ainsi en évidence le talent de gardien de Gatineau : c’est 45 tirs qu’a bloqués Gélinas, l’homme au casque blanc, au cours du match.
À l’issue de la partie, Jérôme Dupont avait l’air plus heureux qu’Éric Veilleux. Il est vrai que ces deux entraîneurs ont des tempéraments presque à l’opposé. Dupont se réjouissait des résultats d’ensemble de sa saison. Éric Veilleux, fier de ses hommes il va sans dire, préparait déjà son prochain match même sans connaître l’adversaire.
Un à-côté. Cocasse et de mauvais goût. Le hasard n’a pas toujours un goût sûr. Que penser de cette annonce apparue sur le tableau indicateur juste au moment où les Cataractes prenaient une avance de deux points : Emplois disponibles chez McDonald? Était-ce un message aux Olympiques? Décidément, depuis une semaine, il en dit des bêtises ce tableau d’affichage.
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