Publié le 4 avril 2009 • Par Sports Juniors
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Un premier match rude entre Gatineau et Shawinigan : les Cataractes victorieux
Dans leur aréna plein à craquer, sur une patinoire en mauvais état, devant 3700 spectateurs, les Olympiques se sont inclinés 4-3 face aux Cataractes de Shawinigan dans un match ou, comme il l’a lui-même confirmé, Matthew Pistilli s’est révélé cent pour cent Cataractes. Les recrues des Olympiques ont fait la preuve qu’il faut désormais compter avec eux.
Le match
Les Cataractes voient un de leurs hommes prendre la direction du cachot à 15 sec. C’est le début d’une série d’avantages numériques dont personne ne saura profiter. Cette première supériorité numérique aura une grande importance psychologique, car elle démontrera ce que font les Gatinois avec un homme de plus que l’adversaire. En fait, Ils attaquent valeureusement, mais sans succès.
Et les Cataractes dans les mêmes circonstances? Une première fois, ils sont victimes du retour de Hubert Labrie. Et de la vigilance d’Alexandre Touchette, les deux hommes détournant chacune des offensives de Shawinigan. La seconde, c’est Steven Delisle qui les freine. Le gardien gatinois Marc-Antoine Gélinas a bien besoin de renfort, car les Cataractes se rallient et dépassent les Olympiques en matière de tirs au but.
Comme ils se devaient de le faire, les Gatinois ouvrent la marque : on est à mi-chemin dans le premier tiers-temps et c’est à cinq c. cinq que Yoan Pinette (Steven Delisle, Alexandre Touchette) y va d’un but magnifique contre Timo Pielmeier. À remarquer que Touchette et Delisle sont aussi ceux qui ont réduit à néant l’attaque des Cataractes par leur présence envahissante depuis le début du match. L’ardeur défensive des Olympiques crève les yeux. Même Paul Byron sert d’écran entre les Cataractes et Marc-Antoine Gélinas.
Pistilli est relativement peu employé, mais l’est à bon escient puisqu’il marque le but égalisateur en deuxième, juste avant la plus mauvaise punition imposée jusque là: celle de quatre minutes à Hugo Laporte, aussi inopportune qu’inutile. Pourquoi Labrie est-il allé le retrouver en prison? Si les Cataractes n’avaient pas marqué, cela aurait été inquiétant… Le but va à Dave Labrecque. L’atmosphère change… Les pénalités s’enfilent chez les Olympiques. La foule est furieuse : elle tolère mal les sept punitions en huit minutes contre son équipe. Encore moins le troisième but, celui de Cedric Lalonde-McNicoll, à la faveur d’une supériorité d’un homme pour Shawinigan.
En pareilles circonstances, c’est dans surprise qu’on voit le tableau afficher cinq tirs de plus pour les Cataractes que pour les Olympiques à la fin de l’engagement.
Il y a de quoi se demander : où est le problème? Ou les Olympiques ont complètement perdu la tête ou on manque d’objectivité ou on dort du côté des officiels. Car à cinq c. cinq, les hommes de Jérôme Dupont excellent. En particulier la recrue Yoan Pinette… Le jeune Olivier Croteau aidé de Mayer et Pinette, justement, réduit l’écart un point. Il n’y apas que les recrues: les vétérans rétablissent l’égalité : le capitaine Jean-Philip Chabot (Pau l Byron, Alain Goulet) est le héros.
C’est donc, selon l’expression consacrée, un tout nouveau match qui commence au troisième vingt. En fait, la partie recommence chaque seconde. Pistilli va lui donner une nouvelle allure avec son deuxième but, le quatrième point de Shawinigan. Le point de la victoire. Quelle ironie : Pistilli était un des enfants chéris des Gatinois l’année dernière.
Byron a bien donné des émotions aux partisans, mais cela ne suffit pas : l’adversaire le stoppe de façon radicale devant son gardien. On l’a senti en colère après une mise en échec à la limite de la légalité et en colère encore après le match. Les moments de débordement sont rares sont Paul Byron.
L’après-match
Le point tournant ou l’élément déterminant pour Sports Juniors, comme pour Jérôme Dupont est l’avalanche de pénalités dont écope Gatineau en deuxième période. Jusque là, les Olympiques avaient bien retenu les Cataractes. « Arrêter l’adversaire, ça ne suffit pas, de commenter Dupont, c’est les battre qu’il faut.» Message clair de la part d’un entraîneur-chef quand même bien content de ses recrues, ce soir, malgré la défaite.
Éric Veilleux n’était pas d’humeur particulièrement riante après le match. Il a plutôt insisté sur les difficultés de la série en cours : « Ca sera serré. Même si nous sommes contents de cette première victoire sur la route, il faudra batailler encore. Ce n’est que le premier match.» Pour sa part, Matthew Pistilli refuse de se considérer comme l’artisan de la victoire des siens. « La victoire, elle appartient à tous mes coéquipiers, je suis fier d’eux. »
On verra demain soir de quelle côté sera la fierté.
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