Publié le 21 mai 2009 • Par Bianca Paquette
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« On est vidé physiquement, mentalement et émotionnellement » -Guy Boucher
Guy Boucher n’avait pas besoin de nous le confirmer. Tout le monde a bien vu que les Voltigeurs de Drummondville ont manqué de d’énergie, mercredi soir, face à l’Océanic de Rimouski et ce, même s’ils ont gagné 3 à 2 en prolongation.
« Les gars sont vidés, ils n’ont plus de jus. Ils ne sont plus capables de jouer comme à l’habitude, mais on a quand même trouvé le moyen de gagner. Il faut continuer à écouter sa tête et non son corps sinon on se perd dans nos bobos », expliquait l’entraîneur-chef des Voltigeurs lorsque joint par Sports Juniors cet après-midi.
La troupe de Boucher a affronté l’équipe hôtesse en jouant avec l’énergie du désespoir. Il fallait à tout prix gagner pour les Voltigeurs puisqu’une défaite signifiait qu’ils embarquaient sur la glace du Colisée de Rimouski à nouveau jeudi soir pour jouer un match de bris d’égalité face aux Spitfires de Windsor. Il n’en était pas questions tant pour l’entraîneur que ses joueurs. « Si on aurait perdu, on aurait pas été capable de jouer ce soir (jeudi). On aurait probablement du packté nos petits et rentré chez nous », de dire un entraîneur heureux, mais découragé.
« Dans un tournoi comme ça, toutes les journées de congé on va les prendre. Les gars sont à bout et il faut donner tout à chaque match. Encore ce soir (mercredi), ça tout pris pour gagner », affirme la recrue Jonathan Brunelle.
Plus le tournoi à la ronde avance, plus les blessures s’aggravent et plus les conditions de santé chez les Voltigeurs s’empirent. Affecté par un virus lors de la finale, Guy Boucher l’a surement transmit à ses protégés. Depuis leur arrivée dans le Bas du Fleuve, au lendemain de leur victoire de la Coupe du Président, presque tous les joueurs ont été atteint par ce virus qui cause la toux, des problèmes de respirations, de la difficulté à parler et des nausées. Après Samson Mahbod et Olivier Hotte, voilà que Sean Couturier, Marc-Antoine Desnoyers et Andrew Randazzo y goûtent avec une fièvre de plus de 40 degrés. Lors du deriner match, il n’était pas question que Couturier chausse ses patins. Desnoyers et Randazzo n’étaient pas plus forts, mais ils ont tout de même joué. Le joueur de centre Maxime Frenette s’est fracturé la cheville en bloquant une rondelle avec son patin lors de la deuxième période. Il se joindra donc à Christopher DiDomenico derrière le banc des joueurs. « On a beaucoup trop de joueurs blessés et malades. Toute l’année on a été capable de passer à travers, mais là, ce n’est même plus une question de repos, il faut juste trouver des solutions. La réserve d’énergie est vide, on ne sait plus où aller en chercher. Nos jeunes sont vidés physiquement, mentalement et émotionnellement. Il en a qui pleuraient et d’autres (Desnoyers et Randazzo) ont été malades pendant et après le match », explique Boucher qui semble lui aussi avoir vidé sa réserve d’énergie.
Après tout, il faut reconnaître que le tournoi de la Coupe Memorial Mastercard est le plus difficile de tous les championnats. Les joueurs sont déjà fatigués de leur saison et des séries éliminatoires qu’ils doivent affronter les trois autres meilleures équipes au pays. « Il ne faut pas oublier qu’on est la seule équipe qui a gagné la finale de sa ligue en sept parties. On joue à tous les deux jours dernièrement et on est rendu à presque 90 matchs. Ça commence à être normal que la fatigue se fasse ressentir », déclare Boucher qui croit encore à une première Coupe Memorial en carrière. « C’est certain qu’on va tout faire pour se rendre à la finale et la gagner. On est vidé, mais pas éliminé », termine-t-il.
La demi-finale se jouera vendredi soir dès 19h00 contre l’équipe qui gagnera le bris d’égalité, soit Rimouski ou Windsor.
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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