Publié le 9 mai 2009 • Par Bianca Paquette
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« On leur a donné des buts » – Guy Boucher
Vendredi soir, les Voltigeurs de Drummondville ont encaissé un deuxième revers en séries éliminatoires face aux Cataractes de Shawinigan au Centre Marcel-Dionne. Tout comme dans leur première défaite, les protégés de Guy Boucher ont été bien trop généreux avec la rondelle et les situations de surnombre, laissant leur adversaire retourner à leur domicile pour un sixième match qui pourrait faire renversée la vapeur dans la série finale de la LJHMQ grâce à une victoire de 4 à 1. « Le deuxième match était pareil, on leur a donné des buts », commence l’entraîneur-chef des Voltigeurs, Guy Boucher. « Tout d’un coup, comme ça, ça l’arrive. C’est arrivé au deuxième match. Il est arrivé la même chose aux gars de Shawinigan chez eux cette semaine », poursuit-il l’air déboussolé.
Manque de concentration totale, excitation et nervosité, des passes qui ne se rendent pas, trois punitions pour avoir trop de joueur sur la glace, incapables de capitaliser sur leurs chances en avantage numérique, visiblement, rien n’allait dans le camp des Voltigeurs. « En avantage numérique, à cinq contre trois, notre jeu avec la rondelle ou sans la rondelle, c’était tout croche. »
Y a-t-il une explication? « La seule explication que je pourrais voir, c’est que les gars voulaient trop donner un bon spectacle aux partisans ici, mais ce n’est pas la bonne approche à avoir », explique Boucher. « Dans les autres matchs, on a gardé nos jeux simples et ça l’a porté fruits. Ce soir (vendredi), c’était toutes des erreurs mentales. »
Des revirements qui coûtent cher
Guy Boucher a toute une brigade défensive à la ligne bleue : Kulikov, Desnoyers, Prokop, McKiernan, Randazzo, Hotte et Landry. Normalement, c’est en partie grâce à eux qu’ils gagnent des gros matchs, mais lors de ce cinquième match, à deux reprises, Ryan McKiernan et Dmitry Kulikov ont donné la rondelle aux Cataractes. Michaël Bournival et Maxime Macenauer, en désavantage numérique, en ont profité pour partir en échappée et déjoué Marco Cousineau avec seulement 1 :42 d’intervalle. « Ce n’était pas les seuls bévues, ce sont deux bévues qui ont coûté de buts, mais il y en a eu plusieurs autres. Comment les expliquer? Ce n’est certainement pas parce que nous avons mis de la pression. Honnêtement, la seule chose que je peux dire, c’est le fait que ce soit la finale, que c’est gros. Ils ne veulent pas décevoir, mais quand tu y penses trop, c’est ça qui arrive », analyse l’entraîneur.
Trop de joueurs sur la glace
Pénalité que l’on voit rarement, surtout en finale : trop de joueurs sur la glace. Si certains partisans ne connaissaient pas ce type de punition, les hommes de Guy Bouche leur ont appris. Une fois, ça l’arrive, mais Charles-Olivier Roussel compte, ça fait mal. Deux fois, s’en est trop parce que ça vient de leur coûter deux buts en deux erreurs. « On a donné trois occasions. Il aurait pu en avoir d’autre, mais ça n’est pas arrivé parce que des fois, j’ai eu le temps de mettre la main dessus. Ils étaient tellement excités d’embarquer sur la glace. Ils en a qui arrivaient au banc et qui décidaient de retourner sur le jeu. C’est des choses que nos jeunes ne font jamais d’habitude », explique Boucher. Après deux pénalités coûteuses comme celle-là, on pense bien que les Rouges ont compris, mais avec mois d’une minute à jouer au troisième tiers, au lieu de rester sur le banc, certains joueurs ont opté pour un jamais deux sans trois et les voilà encore au cachot pour cette ridicule raison. « Évidemment, il y avait tellement de bruit que c’est impossible de rescaper ton gars. À la fin, on a crié après un de nos joueurs, on l’a vu tout de suite qu’il ne pouvait pas embarquer. C’est des choses qui arrivent dans des matchs comme ça. »
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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