Publié le 21 mai 2009 • Par Pierre-Luc Chenel
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Études dans la LHJMQ : « Il y a eu une évolution depuis 1996 » -Vincent Lecavalier
Depuis quelques saisons, une nouvelle mode s’est installée avec les joueurs qui sont à leur année de sélection pour la LHJMQ. Quelques-uns, souvent les meilleurs espoirs, « menacent » les équipes de ne pas les repêcher dans la LHJMQ, puisqu’ils affirment vouloir jouer dans une université américaine pour pouvoir consacrer plus de temps aux études. Souvent cette directive vient directement des parents. D’autres se servent de cette excuse seulement pour se choisir un club dans la LHJMQ.
Vincent Lecavalier s’est servi de cette tactique en 1996, alors qu’il en était à son année de sélection dans la LHJMQ. À la surprise de tous, l’Océanic de Rimouski a repêché l’athlète de l’Ile-Bizard au quatrième échelon et il a porté l’uniforme bleu pendant deux saisons. « J’ai été chanceux de pouvoir venir dans une organisation comme Rimouski, a commenté l’ex-numéro 4, remarquant par le fait même que les études n’étaient pas négligées. Pour eux, les priorités étaient l’école et le hockey. C’était une chose très importante que les jeunes aillent à l’école. »
« Il y a des organisations qui mettent de la pression ou qui obligent les joueurs a bien faire à l’école et les supporter là-dedans, a-t-il continué lors du point de presse des présidents d’honneur mercredi. Pour moi, en autant qu’ils fassent ça, je pense que c’est la chose la plus importante. C’est sûr que c’est difficile en jouant 70 parties, mais c’est faisable si c’est bien géré. »
Alors, pourrait-on voir un autre Lecavalier dans la LHJMQ? « Si j’ai un enfant et si c’est comme c’était en 1996, je n’aurais aucun problème. De la manière qu’ils avaient fonctionné, c’était parfait. Je pense que dans la LHJMQ, il y a eu une évolution depuis 1996. »
Même son de cloche pour Richards
Du côté de Brad Richards, il a été moins évasif sur la question que son grand ami, mais il abonde dans le même sens. Mais, selon l’ex-numéro 39 de l’Océanic, il spécifie que le jeune doit aussi donner les efforts de son côté. « Tous les joueurs sont différents, a affirmé celui qui a guidé l’Océanic vers la conquête de la Coupe Memorial MasterCard en 2000. Dans la LHJMQ, l’ensemble des études sont bonnes pour après ton stage junior si tu n’es pas sûr de continuer à jouer après. Ça dépend des joueurs et de leur maturité. »
Pierre-Luc ChenelSports Juniors Magazine
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