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Publié le 23 mai 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

La saison des Voltigeurs est maintenant terminée

La meilleure saison de l’histoire des Voltigeurs de Drummondville s’est terminée vendredi soir alors que les protégés de Guy Boucher se sont inclinés au compte de 3 à 2 après quatre minutes de jouées en prolongation dans le match de la demi-finale de la Coupe Memorial Mastercard qui les opposait aux Spitfires de Windsor.

 

Compte tenu de l’état de santé de l’équipe, cette défaite n’a rien d’humiliant. Malgré le fait qu’elle soit décevante, les Voltigeurs sont fiers de ce qu’ils ont accompli. « C’est certain que c’est décevant, mais on repart la tête haute et on a plus qu’impressionner ici (à Rimouski). Les gens pensaient qu’on n’allait pas être capable d’être compétitifs parce qu’on avait pas DiDo (Christopher DiDomenico) dans notre équipe et qu’on était fatigué parce qu’on avait gagné en sept contre Shawinigan. On l’était, c’est vrai, mais on a joué avec de l’énergie qu’on avait pas », affirme Guy Boucher.

 

« C’est certain que c’est décevant. Notre objectif était d’aller en finale. On est quand même très content de s’être rendus là avec tous les blessés et la maladie qu’on avait dans l’équipe. On est très fier de ce qu’on a accompli. On n’y a toujours cru et on a tout fait pour prouver que nous sommes les meilleurs », raconte le meilleur pointeur de l’équipe, Yannick Riendeau.

 

Les champions de la Coupe de Président sont arrivés à Rimouski le réservoir vide, amochés de leur finale contre les Cataractes de Shawinigan, affaiblis par des blessures et la maladie. Les troupiers de Guy Boucher ont réussi à solder trois de leurs quatre parties en prolongation pour y sortir gagnant deux fois. Un autre record ! Ils repartiront du Bas du Fleuve sans la fameuse coupe, mais le cœur net parce qu’ils ont donné plus que ce qu’ils possédaient. Avec quelle énergie ont-ils joué?  « Bien franchement je ne le sais pas, répond Boucher. On commençait réellement à se le demander nous aussi. On s’est simplement convaincu que le cerveau pouvait dépasser ce que le corps pouvait faire. »

 

« Nous ne voulons pas donner d’excuses, mais quand tu n’as plus d’essence, ça n’avance plus. On était mort. On a fait preuve de beaucoup de caractère et on a été en mesure de rebondir à chacun de nos matchs et de se rendre en demi-finale a été tout un exploit pour une équipe maganée comme nous », de dire Riendeau.

 

« Nous étions fatigués avec peu d’énergie, mais on pense toujours que l’équipe va remonter. Guy nous a dit que nous avons réalisé de belles choses, qu’il faut en être fiers. Les gars ne sentent plus le mal », explique Marco Cousineau.

Cousineau, un facteur de réussite

 

Depuis son arrivée à Drummondville, Marco Cousineau en a vu de l’action et en a connu des gros matchs, mais jamais comme ceux qu’il a vécu au tournoi de la Coupe Memorial. Dans leur parcours en séries éliminatoires, les Voltigeurs avaient eu besoin de leur gardien de but, mais ils étaient assez forts et en forme pour le faire travailler à force égale avec eux. « Pendant la saison, on marquait assez de buts que même s’il connaissait un mauvais match, ce n’était pas la fin du monde », explique Boucher.

 

À Rimouski, la chose s’est avérée différente, sans le numéro 33 devant la cage, le sort de la troupe de Guy Boucher aurait peut-être tourné autrement. À chaque match, il a fait face à plus de 40 rondelles et chaque fois il a tenu le coup. Mercredi, dans leur victoire en prolongation contre l’Océanic de Rimouski, Cousineau a complètement volé la partie. Encore vendredi, lors de la période de prolongation, dans les premiers instants, il a sorti la jambière gauche et quel arrêt de Cousineau. « Ouff, ce matin il s’est levé avec 40 de fièvre. On se demandait bien comment il allait tenir le coup. Il a réussi, il a livré la marchandise comme on la voulait. On a eu besoin de lui dans la série contre Shawinigan, mais dans les derniers matchs ici, il a été phénoménal. Notre gardien de but nous a sauvé », le complimente son entraîneur-chef.

 

Des vrais partisans québécois

 

Plusieurs partisans des Voltigeurs s’étaient déplacés à Rimouski pour encourager leurs favoris, mais la plupart des billets vendus pour le tournoi avaient été achetés par des partisans de l’Océanic. À chaque fois que leur équipe ne jouait pas et que Drummondville se trouvait sur la glace, on les entendait les encourager comme si c’était leurs joueurs qui patinaient devant eux. On a pu voir que les gens de Rimouski étaient de vrais québécois qui encourageaient les équipes de la LHJMQ. « Ils sont absolument extraordinaires. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai envoyé tous mes joueurs au centre de la patinoire après la partie pour  saluer la foule comme on fait à la maison », explique Boucher.

 

Suite à l’élimination de la dernière équipe, les 4576 personnes dans le Colisée de Rimouski se sont mises à scander le nom de « Guy Guy Guy ». Visiblement, l’ancien entraîneur-adjoint de l’Océanic était émus et en voilà la confirmation. « Quand ils se sont mis à crier mon nom, j’ai dû quitté parce que j’étais trop émus. C’était trop d’émotion en même temps. »

 

Un bilan complet de la saison des Voltigeurs et des prévisions pour la saison prochaine suivra sur Sports Juniors


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Un commentaire »

  1. WOW, quelle classe il a ce Guy Boucher. On ne peut que lui souhaiter la meilleure des chances dans le pro pour très bientôt. Cet entraîneur n’est pas passé inaperçu par les fans de Rimouski, mais l’organisation l’a laissé aller.

    Bravo à Guy Boucher !!!

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