Publié le 7 mai 2009 • Par Sports Juniors
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Où étaient les Cataractes?
Oui, les Cataractes de Shawinigan ont toutes les raisons de se gratter la tête après cette défaite. Les joueurs de la Mauricie semblent incapables de trouver la façon d’arrêter l’excellente attaque des Voltigeurs de Drummondville. Et quand ils réussissent à le faire, ils se butent à Marco Cousineau, qui a réalisé 24 arrêts dans cette troisième victoire convaincante des siens, 9-2.
Les protégées de Guy Boucher ont encore muselé les joueurs d’Éric Veilleux pour ainsi les limiter une fois de plus, les accoter bien au mur et retourner à Drummondville avec une confortable avance de 3-1 dans cette ronde finale du circuit Courteau.
Les Cats abandonnent
En début de troisième on ne sentait plus rien, on avait l’impression que les Cats laissaient filer le temps au gré des minutes qui descendaient sur le tableau indicateur. Le pauvre Gabriel Girard qui est venu en renfort à Pielmeier en milieu de deuxième période, a été totalement laissé à lui-même.
Seuls les Voltigeurs et les arbitres ont fait leur travail, eux ils l’ont fait un peu trop. En troisième période, chaque geste, aussi minime soit-il, était susceptible de se transformer en avantage numérique. Au cours de cette période, Shawinigan a écopé de neuf pénalités, dont plusieurs doubles désavantages numériques. La meilleure attaque massive du circuit ne s’est pas fait prier pour poursuivre le massacre. Les Voltigeurs auront touché la cible à sept reprises en 16 occasions et leurs joueurs ont engraissé leur fiche pendant ce temps.
Un coach figé
Les défenseurs des Cats auraient eu intérêt à laisser leur ego au vestiaire. Ils étaient complètement absents. Par contre, il est difficile d’être motivé en tant que joueur quand tu ne vois ton coach derrière le banc, les bras croisés avec aucune émotion. Il n’est pas de nature très volubile, mais il a battu tous les records en un seul match, même son assistant Éric Messier semblait décontenancé de la réaction de Veilleux. Il me semble qu’un autre entraîneur aurait crié sauté pour essayer de briser ce momentum complètement sombre. Lui rien!
En point de presse après la rencontre il s’est contenté de dire que ce n’était pas fini. « On vient de jouer notre pire match de la saison, on va rebondir, on a bien joué à Drummondville le week-end dernier, ce n’est pas terminé.»
Une crise d’ado généralisé, les hommes sortiront possiblement vendredi. Ils n’ont tout simplement pas le choix de sortir s’ils veulent prendre une gorgée dans la Coupe du Président. Les Cataractes de Shawinigan, ce n’est pas rien, cette saison ils ont amassé 104 points, il faut les justifier ces chiffres-là. Le pire c’est que, s’ils le veulent vraiment, ils sont capables de relever ce défi et revenir forts avec le talent qu’ils possèdent. Vouloir c’est pouvoir, ça ce veut un appel à la fierté.
Un brillant philosophe a déjà dit : ce n’est pas la fin, tant que ce n’est pas terminé. D’accord, c’est loin d’être fini, mais les Cats et leur entraîneur trouveront-ils la route pour créer une belle surprise ? Réponse, vendredi au Centre Marcel Dionne, 19 h 35.
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