Publié le 7 mai 2009 • Par Sports Juniors
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Pourquoi les joueurs du Québec fuient?
À l’aube des assises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à Moncton le premier week-end de juin, pas mois que 15 joueurs inscrits sur la liste de la centrale de recrutement feront leurs valises pour aller évoluer aux États-Unis dans la NCAA, plutôt que de prendre la direction des formations du circuit Courteau.
Plusieurs hockeyeurs préfèrent l’encadrement donné dans la NCAA et la chance d’obtenir un diplôme universitaire, tout en pratiquant leur passion, que d’évoluer dans la LHJMQ. Ces joueurs sont listés dans les trois premières rondes du repêchage. Sur ce, quatre sont du premier tour.
Les Sags, les pieds dedans
Les Saguenéens de Chicoutimi ont rencontré l’un d’entre eux en début de semaine, Philippe Hudon qui est l’un des meilleurs joueurs disponibles. Classé au premier rang sont nom a glissé en deuxième parce qu’il n’a pas participé au Challenge CSR il y a un mois dans la Métropole, parce qu’il désire poursuivre sa carrière et ses études aux États-Unis.
Richard Martel, Guy Carbonneau et Pierre Parent, respectivement entraîneur-chef DG, président et directeur du recrutement chez les Sags ont longuement discuté avec le jeune Hudon. Selon Pierre Parent qui a parlé au journal Le Quotidien, Hudon est très honnête. « Il ne cherche pas à choisir son équipe, il veut aller aux États, c’est son discours.» Tout comme Louis Leblanc qui appartient aux Saguenéens et ces derniers essais à tout prix le rapatrier au Québec.
S’affairer à organiser une séance de sélection n’est pas chose facile c’est un peu comme un coup de dé, car rien n’est exact tu peux être obligé de changer tes choix juste avant le début et d’année ne année ça se complique. « Ça rend notre boulot extrêmement difficile, depuis mon arrivée dans la LHJMQ, c’est la première fois que je vois autant de gars vouloir évoluer au sud » a exprimé le recruteur des Sags.
Problème grandissant
Le fléau s’étend au-delà du circuit Courteau et touche même la Ligue de l’Ontario et celle de l’Ouest. L’athlète est beaucoup plus à l’affut aujourd’hui et prend le temps de peser le pour et le contre. Pierre Parent avance qu’au moins la moitié des joueurs listés choisissent leur formation. « Il y a deux catégories de hockeyeur. Ceux pour qui c’est coulé dans le ciment, quittent pour les États et les autres, jouent la game afin de choisir leur équipe avant que le repêchage ait lieu » a expliqué Parent. « Quand tu les approches, ils analysent ton club, les joueurs qui y évoluent, la direction, le coach qui dirige » a continué Pierre Parent.
Le hockey canadien n’aura d’autre de trouver des solutions pour vendre son hockey. Si les ligues canadiennes, dont celle du Québec, a des problèmes à attirer certains des meilleurs espoirs québécois, c’est peut-être parce que les cousins américains ont mieux pour les nôtres à leur proposer. « On est inquiets, a admis Pierre Leduc, directeur des opérations hockey de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On ne veut pas voir tous les jeunes qui ont passé leurs années de hockey mineur ici, décider d’aller jouer ailleurs. Mais en même temps, on n’a pas de contrôle, on ne peut pas les en empêcher.»
Bien évident qu’on ne peut pas contrôler l’exportation de nos espoirs québécois, mais il serait peut être temps de bouger et de trouver des réponses, car selon un document émis par hockey Canada, 84 joueurs du territoire de la LHJMQ, classé ou non par la centrale, ont choisi d’aller patiner aux États-Unis cette saison, dont 60 Québécois. Les statistiques sont passablement élevées pour donner des cheveux blancs aux dirigeants du circuit.
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