Bookmark and Share

Publié le 24 juin 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Louis Leblanc espère être le premier Québécois

 

Plusieurs formations de la Ligue nationale l’ont rencontré et sans aucun doute il fait l’unanimité. Louis Leblanc espère devenir le premier Québécois en 10 ans à être repêché en première ronde par le Canadien, mais à moins de transiger pour devancer leur choix, le Tricolore parlera en 18e position et Leblanc aura assurément un chandail à l’effigie d’un autre club sur le dos.

« Si on me demandait de choisir, c’est sûr que l’équipe idéale serait le Canadien, répond l’attaquant, sans hésiter. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais ça serait vraiment le fun. Il y a beaucoup de passion pour cette équipe, mais ça fait partie du jeu et ça reste du hockey. Au fond peu importe le club, mais jouer pour Montréal serait un rêve que je visualise depuis le premier jour où j’ai enfilé des patins pour la première fois, un peu comme tous les jeunes du Québec qui aiment le hockey.»

Le Tricolore établit toujours ses listes d’espoirs avec objectivité, de façon à ne pas faire des choix trop émotifs, mais il pourrait y avoir un mariage intéressant entre Leblanc et le Canadien, si le jeune homme n’est pas repêché par un autre club bien évidemment.

Leblanc constituera un choix de première ronde selon une vaste majorité d’observateurs, probablement entre le 10e et le 20e rang. Le jeune homme de Kirkland, qui jouera à Harvard l’an prochain, n’est pas un centre costaud comme Ryan Getzlaf, Anze Kopitar ou Jeff Carter, mais il représente un choix plutôt sûr, il a un bon potentiel offensif, beaucoup de vitesse, il est intelligent et, surtout, est un travailleur acharné.

Très productif

À sa première année avec les Lancers d’Omaha, dans l’USHL, ce circuit junior américain qui mène à la NCAA, Leblanc a amassé 59 points, dont 28 buts, en 58 matchs, au premier rang des compteurs de son équipe, au neuvième dans la ligue. « Louis a surpassé les attentes, et elles étaient élevées dans son cas, avait indiqué son entraîneur, Bliss Littler, à la fin de la saison à Sports Juniors. Ajouter un point par match à sa fiche pour une recrue de cet âge dans notre ligue relève du miracle. À titre de comparaison, Sam Gagner, des Oilers, n’a pas réussi à le faire lorsqu’il a évolué à Sioux City, 46 points en 56 matchs. C’est une ligue où il est difficile de cumuler des points parce qu’il y a un équilibre parfait entre les quatre trios de chaque équipe.»

De nombreuses formations de la LNH s’intéressent à Louis Leblanc. « Le téléphone sonne énormément pour parler de lui. Toutes les équipes nous ont appelés. Il y avait toujours une dizaine de recruteurs à chacune de nos rencontres, mais dans le dernier mois du calendrier, il y avait parfois jusqu’à 26 dépisteurs. Louis est l’espoir le plus sérieux chez nous cette année. C’est un joueur d’équipe, un travailleur infatigable, bon manieur de bâton, difficile à contrôler dans les coins de patinoire. Il sera capable marquer des buts dans la Ligue nationale au sein d’un trio offensif», a mentionné Littler en réponse aux questions concernant son prodige patineur.

Un choix

 
Leblanc, 6′ et 178 livres, est le coéquipier de Danny Kristo, le choix de deuxième ronde du Canadien en 2008, Kristo a 53 points en 48 matchs.

Louis Leblanc, qui a joué son midget AAA pour les Lions du Lac Saint-Louis, a opté pour Omaha la saison dernière avant de se joindre à la prestigieuse Université Harvard à l’automne prochain. Il admet que l’appel de Luc Robitaille, le copropriétaire des Lancers avec Mario Lemieux, a pesé dans la balance. « Ma première visite y a été pour beaucoup parce que l’endroit m’a plu, mais le fait de recevoir l’appel de Luc pour qu’il m’explique ce qu’étaient la ligue et son équipe a un peu influencé ma décision. Mario Lemieux n’est pas encore venu à nos matchs, mais j’ai vu Luc quelques fois.»

Est-ce que ça pourrait inciter leurs équipes de la LNH, les Penguins ou les Kings, à le repêcher? « C’est certain qu’ils me connaissent bien, répond Leblanc. Luc et Mario parlent à mon entraîneur régulièrement pour vérifier mon évolution, ça doit aider un peu. Ils doivent avoir un bon feedback » a affirmé Leblanc qui est natif de Kirkland au Québec.

Faibles chances

Trevor Timmins, le recruteur en chef du CH est toujours très peu loquace de dans les jours qui précèdent le repêchage. Il est donc difficile de prédire où Louis Leblanc aboutira et encore moins de savoir si le Canadien le choisira, s’il est disponible rendu à leur tour de parler. Tout dépend également de la liste des recruteurs de la Sainte-Flanelle. Leblanc peut bien y figurer au neuvième rang, mais si un Dimitry Kulikov, ce défenseur des Voltigeurs de Drummondville, est huitième devant Leblanc sur leur liste et qu’il est encore disponible au 19e rang, par exemple, le Tricolore suivra sûrement l’ordre de sélection établi avant le repêchage.

Tout nous permet donc de croire que Louis Leblanc a tout de même le profil pour intéresser le Canadien. Il mène par l’exemple. Il doit gagner du muscle, mais une saison ou deux dans la NCAA vont l’aider à ce chapitre. Et qui sait, s’il est repêché par le Canadien, le verrons nous porter les couleurs des Saguenéens de Chicoutimi, à qui ses droits appartiennent au Québec…

Sports Juniors sera sur place au repêchage de la LNH ce week-end, pour suivre les activités et vous donner les détails sur les joueurs de la LHJMQ sélectionnés.

nataly@sportsjuniors.com


Sports Juniors Magazine
Écrire à l'auteur | Tous les articles de

Qu'en pensez-vous?


Enquête Incendie Enquêteur