Publié le 16 juin 2009 • Par Sports Juniors
Imprimer cet article
Un travail dans l’ombre, celui de recruteur
Dans une équipe de hockey, l’aspect le plus important est sans aucun doute le recrutement, c’est la base de tout. Pour avoir une formation solide il te faut de bons joueurs et pour les trouver il faut que quelqu’un s’en occupe, voilà où commence le boulot de celui qu’on appelle le recruteur.
La qualité première d’un bon recruteur est d’être passionné de son sport. Cet homme de hockey assiste à pas moins de 300 matchs de hockey par année au Québec, dans les Maritimes, en Ontario, aux États-Unis et même sur l’autre continent, en Europe, sans oublier le championnat mondial à la période des fêtes qui peut se trouver n’importe où dans le monde. «La partie la plus difficile du travail d’un recruteur, ce n’est pas d’assister aux matches de hockey, ce sont plutôt les heures de voyagement qui en découlent » vous diront la majorité des dépisteurs.
Pierre Parent le recruteur en chef des Saguenéens de Chicoutimi ne fait pas bande à part il est à la tête d’une dizaine de dépisteurs avec qui il travail étroitement pour mener à bien les repêchages et les transactions des Sags. « Chacun a son territoire défini, sauf moi qui me promène partout. Je prends les décisions finales, mais l’opinion de mes coéquipiers est très importante ont discutent beaucoup ensemble, car je respecte toujours leur point de vu et jamais je n’ai imposé mes choix », a indiqué Parent.
La fierté
« Je reçois beaucoup de crédit pour mon travail, pour les jeunes que je peux amener à l’équipe, mais je ne suis pas seul dans ce bateau. Il y a aussi la chimie entre moi, le directeur général et l’entraîneur-chef qui est très importante. Avec Richard Martel le courant passe, ça fait des années qu’on se connait, on a travaillé ensemble du temps qu’il était coach avec le Drakkar, on a une belle complicité » a affirmé celui qui aime passer inaperçu.
Au fil des années, les dépisteurs se font une belle banque de noms qui ont marqué leur formation. Pour Pierre Parent on a qu’à penser à Nicolas Deschamps, Jacob Lagacé, qui évolue actuellement avec la formation du Saguenay. La cuvée 2009 s’entrevoit très bonne également avec les Rock Régimbald, Gabriel Vermette, Robin Gusse, ce qui s’annonce des plus positifs. De quoi remplir n’importe quel dépisteur de fierté.
Le CSR
Même si la liste annuelle du Centre de soutien au recrutement de la Ligue de hockey junior majeur du Québec s’avère d’une précieuse utilité, pour le recruteur des Bleus, il s’agit là d’un outil de travail parmi plusieurs autres. Depuis quelques années, les Saguenéens, comme plusieurs clubs de la ligue, dressent leur propre liste en fonction de leurs besoins. Dans les mois précédant le repêchage, plusieurs joueurs sont rencontrés pour mieux connaître leur personnalité, évaluer leur force de caractère et ce qu’ils veulent réellement.
« Le CSR n’a pas à évaluer les besoins des équipes. De plus, il n’a pas à tenir compte du côté psychosocial des joueurs. À Chicoutimi, on priorise avant tout des gars passionnés qui veulent tout donner pour leur sport. Le plus bel exemple est celui de Claude Giroux qui a évolué avec les Olympiques de Gatineau, ce gars-là est maintenant actif avec les Flyers de Philadelphie et n’es jamais apparu sur la liste du Centre de soutien au recrutement » a souligné le dépisteur en chef des Sags.
Un autre outil à noter est celui des séries éliminatoires où l’homme observateur avoue tomber dans un tout autre monde. « Les séries éliminatoires, un monde très différent pour évaluer les patineurs. C’est un univers sans lendemain où la pression est omniprésente. C’est une belle occasion pour voir quels jeunes montent leur intensité d’un cran au moment opportun », a précisé l’homme de hockey.
D’année en année, il y a de beaux potentiels, mais pas beaucoup de profondeur. Au-delà de la quatrième ou de la cinquième ronde, les joueurs repêchés sont beaucoup plus des projets que des certitudes, c’est donc là qu’on voit l’art des dépisteurs à dénicher le meilleur élément pour sa formation, car ce qui est bon pour un ne l’est pas nécessairement pour l’autre, tout dépend des besoins. Le métier de recruteur est sans l’ombre d’un doute très palpitant et valorise son homme!
Sports JuniorsSports Juniors Magazine
Écrire à l'auteur | Tous les articles de Sports Juniors



