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Publié le 13 juillet 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Camp du CH : une source de motivation pour Philippe Lefebvre

Listé par la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey, mais ignoré lors de la séance de repêchage en juin dernier, l’attaquant des Voltigeurs de Drummondville, Philippe Lefevbre, n’a pas été oublié pour le camp de développement du Canadien de Montréal. De quoi à remonter le moral pour un jeune homme de 18 ans. « Après avoir passé tout droit au repêchage, c’est toujours plaisant de recevoir une invitation d’une équipe professionnelle », de dire Lefebvre au Complexe sportif de Brossard.

Extrêmement déçu suite au résultat du repêchage, le joueur n’avait pas voulu commenté sa situation, mais après avoir laissé retombé la poussière, le numéro 94 prend cette première participation à un camp professionnel comme une motivation supplémentaire. « C’est un camp de développement, alors tu es ici pour t’améliorer. Je vais revenir à mon camp à Drummondville en étant un meilleur joueur et prêt pour une grosse saison. » Peut-être cette expérience lui servira-t-il afin d’être repêché à sa deuxième année d’éligibilité?

Lorsque tu n’es pas sélectionné par une équipe du circuit Bettman, tu te demandes toujours pourquoi. Bien évidemment, la première raison qui te passe en tête est : est-ce que je suis de calibre? Si tu te retrouves sur la liste de la centrale, les chances que tu sois de niveau sont bonnes. Sur la glace du Complexe sportif de Brossard, le joueur de cinq pieds onze pouces n’a fait que confirmer la chose. « C’est sûr qu’en venant ici, tu veux voir si tu es de calibre et si tu es capable de jouer avec les meilleurs de ton groupe d’âge. Je crois que j’ai ma place, j’ai été capable de me démarquer. Dans le match simulé, ça a bien été et j’ai marqué un but. »

Guy Boucher, un avantage?

Nouvellement nommé entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton, club école du Canadien de Montréal, Guy Boucher a eu la chance de retrouver quelques un de ses anciens joueurs, Philippe Lefebvre et Gabriel Dumont. Est-ce que le fait que les deux joueurs connaissent très bien l’entraîneur et vice versa pourraient les avantager à faire partie de la grande ligue plus rapidement? « Je ne sais pas si ça donne un avantage comme il a été nommé après que j’aie reçu l’invitation. Je pense que c’est une invitation que je méritais, mais je ne crois pas qu’il y ait eu du favoritisme. Il nous connaît moi et Dumont (Gabriel). C’est sûr que quand on le croise dans le corridor et qu’il a un conseil à nous donner, il va nous le donner. Il essaie de garder ses relations professionnelles comme ce n’est plus notre entraîneur, mais comme il l’a déjà été, il a un sentiment d’appartenance », déclare le joueur natif de Trois-Rivières.

Peu importe ce qu’il aura appris lors de son séjour dans la région métropolitaine, il retiendra certainement qu’il a eu la chance de marcher dans l’environnement de travail de des hockeyeurs qu’il admire depuis sa tendre enfance, les joueurs de la Sainte-Flanelle. « C’est incroyable! Tu regardes toutes les photos dans le vestiaire, tous les chandails retirés et d’être assis dans ce vestiaire là, c’est un sentiment incroyable. » Bien qu’il enviait plusieurs joueurs de la LHJMQ d’avoir été choisi par une équipe de la LNH les 26 et 27 juin dernier, plusieurs garçons l’envient d’avoir passé cinq jours chez le Tricolore.

* Propos recueillis par Pierre-Luc Chenel sur place au Complexe sportif de Brossard


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