Publié le 24 juillet 2009 • Par Sports Juniors
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Encore de la houle chez le Drakkar
L’organisation du Drakkar de Baie-Comeau a nommé un deuxième directeur général en deux mois, après avoir décidé de ne pas offrir de contrat au premier promu, Luc Boucher, et plutôt lui demander de démissionner. C’est donc Steve Ahern qui agira à titre de DG, si rien ne change d’ici le début de la saison, car depuis quelque temps c’est assez houleux dans l’entourage du Drakkar.
Pour replacer le contexte, Luc Boucher avait pris la relève d’Éric Dubois comme directeur général lors du congédiement de ce dernier en mai dernier. Tout récemment, Monsieur Boucher a été invité à démissionner. La Ville administre le Drakkar depuis le premier juin dernier, date à laquelle Raymond Côté a quitté la direction de la formation et abandonné ses droits administratifs aux mains de la Ville de Baie-Comeau.
Le silence
L’annonce du départ de Luc Boucher n’a pas été annoncée publiquement et l’embauche du nouveau DG Steve Ahern, qui agissait comme entraîneur des gardiens de l’équipe depuis les onze dernières saisons, n’a pas paru sur le site officiel du Drakkar et sur celui de la Ligue de hockey junior majeur du Québec où habituellement toutes les nominations sont publiées. Possiblement que l’organisation de Baie-Comeau n’a pas fait parvenir de communiqué de presse à la Ligue et toujours rien près de deux semaines plus tard. Pourquoi?
Autres choses qui laissent perplexe, on refuse catégoriquement de confirmer les modalités et la durée des contrats du nouveau directeur général et du personnel hockey. L’entraîneur-chef Stéphane Hains serait passé d’un contrat de trois ans à 2 ans, selon le journal local, mais aucune confirmation n’a pu être obtenue autant du côté du coach que de la direction. Tout le monde est tenu au silence, la Loi d’Omerta flotte sur le club depuis que l’a ville en assume la gestion.
Boucher
Luc Boucher n’a jamais rien vu venir et se dit renverser. « Je savais qu’il se tramait des choses, mais j’avoue que l’appel de M. Joncas m’a fait tomber de ma chaise ». Impliqué dans l’organisation depuis 4 années, Luc Boucher a commencé son association avec le Drakkar comme dépisteur-chef. Il ne comprend pas cette décision. « Quand j’ai posé la question, on m’a répondu que c’était parce que je demeurais à Montréal. Je ne vois vraiment pas le rapport, car cela ne m’a jamais empêché de faire le travail et de suivre l’équipe durant toute la saison, et ce, depuis quatre ans, je ne vois pas pourquoi ça aurait changé cette année », a expliqué Luc Boucher, le directeur général déchu.
Boucher a eu une pensée pour son équipe de recruteurs. « Depuis les dernières années, nous avons aligné un groupe très solide, qui n’a jamais compté les heures pour aider la cause du Drakkar. Un tel geste à cette période-ci de l’année, j’ai vraiment de la misère à comprendre », a expliqué Luc Boucher, très interrogatif sur la situation.
La direction de Baie-Comeau est peu loquace sur la tournure des évènements. « Après analyse du dossier, nous avons convenu de ne pas renouveler notre entente avec M. Boucher. Cela n’enlève rien à tout ce qu’il a fait pour le Drakkar. Le facteur distance était toutefois à considérer en sachant qu’il réside à Montréal », a expliqué Paul Joncas, porte-parole de l’organisation.
Méchant méli-mélo! Tout porte à croire que la Ville de Baie-Comeau veut garder le plein contrôle, et ce, à tous les niveaux sur le club qui représente la Côte-Nord au sein de la LHJMQ. Il est compréhensible que le premier objectif soit de garder l’équipe à Baie-Comeau et de bâtir des bases solides autour pour que la structure devienne inébranlable. C’est probablement la raison pour laquelle la Ville a pigé dans sa propre cour nommant M. Ahern au poste de DG, lui qui est conseillé municipal depuis 2007. Tout est légitime alors, pourquoi faire autant de cachoteries autour de tous ces changements. Ce qui amène à se poser des questions est le fait de mettre tout ça sous la protection de la loi du silence, ce qui nous dicte qu’il y a toujours anguille sous roche… Donc une histoire à suivre.
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