Publié le 2 juillet 2009 • Par Bianca Paquette
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Gabriel Dumont retombe en enfance
Le guerrier des Voltigeurs de Drummondville, Gabriel Dumont, est un des chanceux qui a été repêché par le Canadien de Montréal, dans la journée de samedi, au Centre Bell. Au 139e tour, en cinquième ronde, le joueur de centre devenait le deuxième québécois à être repêché par le Tricolore. Pour lui, ce n’est pas le simple fait d’être repêché par une équipe de la Ligue nationale, mais bien un rêve qui se réalise.
« C’est assez incroyable ce que je vis en ce moment. Je vais sûrement le réaliser dans les prochains jours. Je n’ai eu qu’une rencontre avec eux et c’est lors de la journée à Montréal. Ça l’a été tout une surprise », s’exclame Dumont encore tout excité lorsque joint sur le chemin du retour à la maison.
Arrivé dans la région métropolitaine jeudi, il avait un horaire bien chargé et ne savait pas du tout à quoi il devait s’attendre au cours de la fin de semaine. « J’avais des rencontres avec Washington et Toronto, ensuite, certains joueurs, on avait des réunions avec des dirigeants. Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. J’en avais parlé avec mon agent et je me disais que si je sortais, c’était entre la 4e et la 7e ronde. »
Bien qu’attentif pendant une partie de la séance, lorsque son nom fût nommé, Dumont parlait avec son père. « Quand j’ai entendu Gabriel Dumont, mon cœur s’est mis à battre plus vite et ça l’aurait sûrement fait la même chose pour n’importe quel Québécois. C’est assez impressionnant de serrer la main de des hommes de hockey que tu vois à la télévision depuis que tu es tout petit », raconte jeune homme natif de Dégelis.
Interrogé avant la séance de repêchage, le numéro 40 des Voltigeurs avait mentionné que peut importe l’équipe, il aurait été heureux d’être sélectionné, il ne semblait pas avoir de préférence pour l’une ou l’autre des formations, mais maintenant qu’il est de la grande famille de la Sainte-Flanelle, les choses sont différentes. « Le feeling que j’ai en dedans de moi, c’est trop incroyable. Si j’aurais été repêché par une autre équipe, ça l’aurait été extrêmement plaisant, mais pas autant que par Montréal, c’est certain. Quand j’étais petit et que je jouais au hockey dans la rue, on se donnait toujours un nom d’équipe et ça faisait toujours de la chicane pour savoir qui serait le Canadien », poursuit celui qui rejoindra son ancien coéquipier Dany Massé dans l’uniforme du bleu-blanc-rouge.
Aucune inquiétude
Plusieurs se posent la question à savoir si le petit gabarit de Dumont suffira pour jouer dans les rangs professionnels, à ceux-ci, Trevor Timmins, directeur du recrutement chez le Canadien, répond cela. « C’est un joueur qui a du coeur. Il a joué dans les séries éliminatoires et à la Coupe Memorial avec seulement une épaule. C’est le type de joueur qui va trouver une façon de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Il a des bonnes habiletés et il patine mieux que les gens pensent. C’est bien d’avoir repêché un joueur local. »
Dans un alignement, nous avons besoin de gros gars, mais nous avons aussi besoin de joueurs qui n’ont pas froid aux yeux, qui ont du caractère et du cœur, et c’est ce que Gabriel Dumont tentera d’apporter au CH du haut de ses cinq pieds, neuf pouces et 180 livres.
Pour évoluer sur la glace du Centre Bell, en plus d’être un bon joueur de hockey, tu dois être capable de bien vivre avec la pression médiatique et ça, ce ne sont pas tous les joueurs qui en sont capables jusqu’à aller que certains joueur des autres équipes refusent de porter l’uniforme des Habs à cause de la jungle médiatique dans laquelle ils auront à vivre. Pour Dumont, ça pourrait commencer dès la saison prochaine. Toujours aussi confiant, Dumont ne semble pas effrayé. « La pression, ça ne m’affecte pas tant que ça. Quand je suis arrivé avec les Voltigeurs, ils m’ont retourné dans mon équipe midget AAA, j’avais la pression d’être le meilleur joueur parce que j’étais repêché. Je vais continuer de faire mon travail et je vais m’améliorer, c’est juste ça qu’il faut », termine-t-il.
Le joueur de centre aura la chance de faire ses premières preuves en prenant par au camp de développement du Canadien de Montréal du 6 au 12 juillet prochain.
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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