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Publié le 1 septembre 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

«On ne sait pas pour l’avenir» – Louis Leblanc

Louis Leblanc venait tout juste de débarquer à Cambridge dans le Massachusetts dans la célèbre Université de Harvard quand Sports Juniors lui a déballé ses questions. Louis franchit maintenant une autre étape, regarde vers l’avant et prend les choses bien en mains pour mettre tout en œuvre pour sa réussite pédagogique et la maîtrise de son sport.

Quand il a été repêché en juin dernier par le Canadien de Montréal, tous les gérants d’estrade de ce monde le voyaient dorénavant dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Déterminé, le jeune homme de 18 ans a maintenu sa ligne directrice et le voilà dans la prestigieuse Université de Harvard. Pour lui poursuivre ses études est une chose très importante, pour avoir un après carrière à la suite de son passage dans la LNH. « Je vais commencer mes études et je verrai comment ça va aller », a mentionné Leblanc qui amorce sa session universitaire en économie.

Rien de perdu pour la LHJMQ

Questionné à savoir si la porte est bien fermée pour évoluer dans le circuit Courteau, Louis la laisse quelque peu entrouverte. « C’est non pour cette année, mais on ne sait pas pour l’avenir, j’aimerais quitter Harvard pour jouer dans la ligue nationale ou la ligue américaine, mais on ne sait jamais pour l’an prochain je ne sais pas encore », a affirmé Louis Leblanc.

Des hommes de hockey tels Trevor Timmins, directeur du recrutement chez le tricolore avait mentionné après le repêchage au Centre Bell que bien évidemment l’attaquant qu’il  venait de choisir comme 1er choix, 18e au total, se développerait mieux dans un circuit où il évoluerait 68 matchs par saison que dans une ligue de 35 rencontres par année. « Si l’organisation du Canadien suggérait fortement que ce serait mieux de traverser dans la LHJMQ, on discuterait », a souligné le joueur originaire de Kirkland dans l’ouest de Montréal.

Même son de cloche du côté d’équipe Canada. Leblanc aimerait bien représenter le Canada au Championnat du monde de hockey junior à Saskatoon en décembre et Al Murray le directeur du recrutement de l’organisation l’aime bien. Par contre, M. Murray n’aime pas le fait que Louis Leblanc doit commencer sa saison de hockey en novembre parce qu’il fréquentera la noble Université d’Harvard cet automne.

« L’évaluation de son jeu aurait été plus facile s’il avait joué dans la LHJMQ, mais chaque joueur fait son choix et on ne peut lui reprocher de prendre la route de Harvard. La partie la plus importante de notre évaluation porte sur le début de saison et il aura joué seulement 10 matchs, comparativement à 35 pour les joueurs juniors canadiens lorsque nous aurons à rendre notre décision. Nous voulons des joueurs bien préparés à disputer des matchs de grande intensité », a expliqué Al Murray à Mathias Brunet de la Presse, il y a quelques semaines.

La réplique de Louis

« C’est sûr que les dirigeants de Hockey Canada vont penser ça, mais je ne crois pas. Le calibre ici est très fort. Je vais jouer contre des gars de 18 à 24 ans. Ça va être à moi de me prouver dans les 10 parties. J’ai plus de temps de m’entraîner à l’école, car on joue moins de matchs. On a un excellent coach ici Ted Donato, il a joué 15 ans dans la NHL alors je crois qu’il peut me montrer quelques trucs pour réaliser mon rêve », a expliqué celui qui a évolué l’an dernier avec les Lancers d’Omaha dans l’USHL.

Présentement, Louis avoue devoir travailler sa masse musculaire pour être plus fort physiquement pour devenir meilleur dans tous les aspects de la game. Louis Leblanc n’est pas un centre costaud comme Ryan Getzlaf, Anze Kopitar ou Jeff Carter, mais il représente un choix plutôt certain du haut de ses 6’ et ses 178 lb, il a un bon potentiel offensif, beaucoup de vitesse, il est intelligent et, surtout, est un travailleur acharné. L’an dernier, il a amassé 59 points, dont 28 buts, en 58 matchs, l’inscrivant au premier rang des compteurs de son équipe et au neuvième dans la ligue.

Louis amorcera donc la saison dans les couleurs de l’Université d’Harvard et portera le numéro 20. À la blague, je lui ai lancé que le 20 était disponible également chez les Saguenéens ce qui l’a bien fait rire.


Sports Juniors Magazine
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