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Publié le 14 octobre 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

« J’ai vraiment hâte de commencer à jouer » – Louis Leblanc

Lors du camp d’entraînement du Canadien, leur premier choix de première ronde de juin dernier, Louis Leblanc brillait par son absence. Les calendriers sont amorcés dans la LHJMQ depuis plus d’un mois et dans la LNH depuis quinze jours, Leblanc, lui,  n’a pas encore disputé une seule rencontre avec son équipe universitaire de Harvard.

Tout récemment, Sports Juniors a eu des nouvelles de Louis Leblanc qui est toujours à l’Université d’Harvard et qui s’y plait très bien « J’adore mon programme d’étude », a-t-il mentionné.

Leblanc n’a pas encore commencé à jouer au hockey dans la Ligue universitaire où Harvard évolue. La saison débute en novembre, mais c’est vendredi prochain que l’attaquant sautera sur la patinoire, pour l’entraînement sur glace. « J’ai vraiment hâte de commencer à jouer », a souligné le patineur originaire de Kirkland l’ouest de Montréal.

Difficile de comprendre! Ce jeune homme est le premier choix de la première ronde du Canadien de Montréal, il n’a pas pris part au camp des recrues en août dernier et à celui avec les vétérans non plus,  au début septembre. La seule fois où il a enfilé un chandail du Tricolore est en juillet au camp d’évaluation des espoirs.

La raison est simple, les joueurs universitaires ont un statut d’amateur. Ce statut est défini par la non-rémunération et le non-avantage. Si Leblanc participait à un camp professionnel, il serait considéré comme un pro. Il y aurait alors un impact sur ses bourses d’études, qu’il perdrait. Les universitaires peuvent participer à un camp en juillet, car c’est la saison morte. Mais ce n’est qu’un camp de développement, sans rémunération et sans exception même pour un choix de premier tour.

On peut tous respecter sa préférence pour l’université, mais il me semble que quand tu veux évoluer professionnellement dans la Ligue nationale, que tu veux faire une carrière, tu prends le chemin droit devant. Harvard développe des génies, pas des joueurs de hockey.

ECJ

Viendra bientôt le temps du camp d’Équipe Canada junior, une expérience que Louis dit ouvertement vouloir vivre. Même son de cloche du côté d’équipe Canada. Al Murray le directeur du recrutement de l’organisation l’aime bien. Par contre, M. Murray n’aime pas le fait que Louis Leblanc doit commencer sa saison de hockey en novembre parce qu’il fréquentera la noble Université d’Harvard cet automne.

« L’évaluation de son jeu aurait été plus facile s’il avait joué dans la LHJMQ, mais chaque joueur fait son choix et on ne peut lui reprocher de prendre la route de Harvard. La partie la plus importante de notre évaluation porte sur le début de saison et il aura joué seulement 10 matchs, comparativement à 35 pour les joueurs juniors canadiens lorsque nous aurons à rendre notre décision. Nous voulons des joueurs bien préparés à disputer des matchs de grande intensité », a expliqué Al Murray au collègue Mathias Brunet de la Presse, en août dernier.

La situation est complexe et il sera intéressant de voir si Louis est capable percer le camp d’ECJ, en décembre prochain, malgré qu’il ait moins de matchs derrière la cravate que ses coéquipiers de la Ligue canadienne.


Sports Juniors Magazine
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