Publié le 29 octobre 2009 • Par Simon-Pier Ouellet
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Hockey Québec a-t-il peur de la LHPS ?
S’il croit fermement en son projet d’instaurer un réseau de hockey scolaire au Québec, le président de la LHPS, François Marcoux, est également convaincu que Hockey Québec, dont le président Sylvain B. Lalonde, a littéralement peur de son projet.
« On est prêt à débattre avec M. Lalonde n’importe quand. On aimerait ça participer à un tournoi midget AAA, mais il refuse. Pourtant, il accueille des équipes des États-Unis. J’ai l’impression qu’on détruirait le système d’une shot parce que je garantis qu’on se rend en finale. On fait peur à toute la structure. »
Car selon M. Marcoux, le calibre de la LHPS est beaucoup plus fort que le midget AAA.
« Des joueurs qui dominent cette année dans le midget AAA seraient mi-peloton chez nous. Par exemple, Victor Provencher domine cette année dans le AAA alors qu’il est un 5e – 6e attaquant dans notre équipe. Et pourquoi survole-t-il la Ligue comme ça cette année? Parce que l’an passé il jouait chez nous. »
Pour arriver à développer plus rapidement les jeunes, le procédé est simple: appliquer le principe des années 60.
« Les joueurs peuvent jouer dans des ligues d’hommes quand ils sont d’âge midget. Et on sait très bien qu’on développait beaucoup plus de joueurs pour la Ligue nationale dans le temps. On n’a rien inventé. Maurice Richard jouait sénior alors qu’il était d’âge bantam. »
Outre les demandes pour participer à des tournois midget AAA, François Marcoux a également demandé à M. Lalonde à plusieurs reprises de pouvoir intégrer la LHPS avec Hockey Québec, mais sans succès.
« Hockey Québec dit qu’on est une Ligue hors la loi. Mais c’est faux! On est un programme scolaire et il n’y a aucune loi au Canada qui empêche un jeune de choisir une école pour le programme académique et sport. On est un programme académique scolaire et Hockey Canada reconnaît ces programmes. »
De plus, Équipe Québec des moins de 17 ans refuse catégoriquement de compter des joueurs issus de la LHPS dans sa formation.
« Nos joueurs sont barrés. Même s’ils ont évolué dans le hockey mineur pendant 10 ans et qu’ils sont des Québécois, ils ne peuvent pas représenter leur province parce qu’ils jouent dans notre Ligue. Pourtant, Philippe Hudon évolue pour un Prep School américain cette année et il sera membre d’Équipe Québec. »
Le système est malade
François Marcoux a mené une vaste enquête à travers le Québec pendant plus de dix ans et estime avoir levé le voile sur la non-compétence du système du hockey mineur.
« J’ai fait les vérifications et je peux prouver que le cahier de charge à la fin de la saison n’est pas respecté dans les associations de hockey mineur. Pire encore, j’ai remonté au niveau des conseillers pour Hockey Québec et eux-mêmes ne vérifient pas si les cahiers de charge et les plans de saisons sont respectés à travers la province. »
Celui qui a abandonné sa carrière d’ingénieur chez Bell Helicopter pour se consacrer uniquement à ce projet croit qu’il y a trop de Ligues au Québec.
« Le midget espoir, c’est une catastrophe cette ligue-là! Les meilleurs bantams AA s’en vont dans le midget AAA. Alors dans le midget espoir, on retombe avec des gars qui étaient bantam BB et les plus faibles du AA. À place de ça, pourquoi on ne les envoie pas jouer dans le midget AA avec les 17 ans? Là les joueurs progresseraient. Mais il faut comprendre que plus il y a de Ligues, plus il y a de tournois, plus il y a d’argent qui rentre. »
Un système qui coûte cher
Les propos de François Marcoux ont de quoi faire réagir et nous amener plusieurs réflexions quant à la structure actuelle de Hockey Québec. D’autant plus que ce que propose la LHPS coûte beaucoup moins cher.
« Notre club nous coûte 400 000$ par année. Mais ça coute maximum 5 000$ à un joueur pour évoluer dans notre Ligue, incluant études, cinq jours de pratique par semaine et 60 matchs. En plus de ça, on a un programme où lorsque les parents s’impliquent, le joueur a un rabais. Alors un parent dynamique, ça ne lui coûte rien.
« Parce que les parents n’ont pas tous les moyens d’envoyer leur jeune jouer dans le midget AAA. On m’a déjà répondu que les parents étaient contents d’aller hypothéquer la maison pour voir leur fils jouer dans le AAA! J’ai des joueurs qui jouent chez nous qui avaient le talent pour jouer midget AAA, mais qui n’avaient pas les sous. Nous, on a créé un système pour permettre à ces jeunes de jouer. »
Mais comment la LHPS fait-elle pour arriver financièrement tout au long de la saison?
« On fait toutes sortes d’activités, mais le plus important c’est qu’une entreprise parraine un joueur. Toute l’année, les résultats scolaires et sur glace du joueur sont envoyés à l’entreprise. À la fin de l’année, les compagnies sont contentes de voir que leur argent a servi à quelques choses. Il y en a plusieurs qui me disent que quand c’est pour le midget AAA, ils savent qu’ils donnent leur argent à des propriétaires. Mais chez nous, ils me disent que c’est la première fois qu’ils sont convaincus que l’argent va directement au jeune. »
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La suis tombé en bas de ma chaise. M Marcoux oublis plusieur détails don celui si les Midget AAA ont entre 15 et 17 ans mais son équipe a lui a entre 16 et 20 ans.
Quand il parle de Provencher il a jouer une saisson monsieur Marcoux a un égo demesuré.