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Publié le 29 octobre 2009 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

La LHPS: Un modèle à suivre ?

La ligue de hockey préparatoire scolaire a été fondée l’an dernier par François Marcoux. Plusieurs équipes évoluaient au sein de ce circuit en 2008-2009, mais ont plutôt décidé de s’affilier soit avec Hockey Québec ou bien dans le collégial AAA, si bien qu’il ne reste qu’une équipe cette année: Le Prep School Ulysse. Programme unique en son genre au Canada, le but est simple: Permettre aux jeunes hockeyeurs de jouer au hockey élite tout en priorisant les études.

« Dans la LHPS, pour jouer, tu dois réussir tes études, explique le président François Maroux. Pas nécessairement à 90%, mais tu dois passer tous tes cours. Si des joueurs ont des retards, ils ne joueront pas. Et notre système fonctionne. Par exemple, on a des jeunes qui étaient décrocheurs qui ne s’en allait nulle part dans la vie, mais on les a pris en main. Ils étaient en cheminement particulier et ils ont passé leurs cours avec 80% de moyenne à la fin de l’année. Les professeurs pleuraient! C’est aussi important que de gagner un championnat. »

L’équipe de hockey Prep School Ulysse, basée à La Plaine sur la rive-nord de Montréal, évolue au sein de quatre ligues aux États-Unis. La formation y joue un total de 60 matchs au cours de la saison régulière face à des équipes formées majoritairement de joueurs adultes allant jusqu’à 21 ans, alors qu’Ulysse est composé de 17 joueurs de 16 ans ainsi que 5 de 18 à 20 ans.

« Ça nous prend des adultes pour backer nos jeunes! »

Convaincus que son projet peut s’étendre à la grandeur de la province, François Marcoux et la LHPS vont justement déposer un mémoire au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport en novembre prochain afin de proposer un projet où le réseau scolaire serait reconnu au même titre que le civil, soit Hockey Québec. Ainsi, toute la structure actuelle serait contrainte de s’améliorer.

« Le jour où tu donnes la possibilité aux écoles de faire du hockey de type Prep School, le président de Hockey Québec, Sylvain B. Lalonde, va devoir travailler plus fort. Le midget AAA va s’améliorer et c’est ce qu’on veut. Améliorer le système. »

C’est ce qui permet notamment aux États-Unis de se démarquer.

« Les Prep School américains, juste avant la NCAA, ce sont des compétitions scolaires. Ils sont obligés de s’améliorer d’année en année pour offrir un programme supérieur et attirer des joueurs. Ce sont les écoles qui gèrent la Ligue. Comme ça, moins de bureaucratie et moins de gars qui ont les pieds accotés sur la tablette comme à Hockey Québec. Ça devient une compétition entre deux entités scolaires pour améliorer le système. Ça ne coute rien au gouvernement. Pas une cenne noire! »

Et les joueurs seraient, selon M. Marcoux, beaucoup mieux encadrés

« Il faut gérer le joueur comme si c’était ton propre fils. Avec le réseau scolaire, on peut faire ça et on créer un engouement. Chez nous, on joue le vendredi après-midi et l’école se vide. C’est débile! Il y a 1 200 étudiants à l’aréna et on implique tout le monde. L’orchestre, le marqueur et la musique sont tous des étudiants. Le jeune en secondaire 1 veut joueur pour le Prep School en secondaire 5. On empêche donc le décrochage scolaire. Madame Courchesne ne peut pas être contre notre projet! »

Il sera intéressant de voir comment réagira le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport devant ce projet. Quoi qu’il en soit, François Marcoux n’a pas l’intention d’abandonner son idée et compte bien aller au bout de son combat.

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