Publié le 22 octobre 2009 • Par Denis Ouellet
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Retour des « Nordiques », un avantage pour la LHJMQ
Il faut bien reconnaitre qu’il est difficile de trouver des avantages économiques pour les formations de la LHJMQ à l’intérieur d’un retour des «Nordiques» (Appelons-les ainsi pour les besoin de la cause.). Toutefois, ils le sont pour les joueurs et pour le mandat premier de la ligue de former des joueurs pour la LNH.
À Shawinigan, on se dit même prêt à recevoir le club-ferme de la Ligue Américaine des Nordiques dans le nouvel amphithéâtre. Mais soyons sérieux. Ce n’est pas les Cataractes qui en souffriraient mais bien l’équipe de la LAH. Qui serait prêt à payer un peu plus cher pour aller voir du hockey plate quand il a du bon hockey junior avec une véritable identification pour moins cher? À ce compte là, aussi bien se tourner vers la East Coast Hockey League et avoir un peu d’indépendance sur le choix de ses joueurs, et de se créer une identité. Bref, ça fait jaser, mais ça ne devrait pas aller plus loin de ce côté. C’est à Québec, dans le gros marché du hockey junior que la ligue souffrirait le plus de la venue des Nordiques. Mais ça, c’est sur le plan strictement économique, médiatique et des commanditaires.
Patrick Roy, Jacques Tanguay ainsi que des joueurs des Remparts déclaraient à la station TVA-Québec, qu’ils étaient excités à l’idée de voir la LNH revenir dans la Capitale Nationale. Comme quoi, on n’est pas trop nerveux du côté des dirigeants des Remparts et qu’on est emballé du côté des joueurs.
Justement, les joueurs. C’est eux qui en bénéficieront le plus à travers la LHJMQ. Il faut bien admettre que quoi qu’en dise Trevor Timmins, le directeur du recrutement du Canadien, il a manqué son coup au niveau de l’identité québécoise et francophone au sein de la Sainte Flanelle. C’est vrai, le Canadien en a repêché plus qu’on pense. Sauf qu’ils jouent pour la plupart dans la ECHL ou dans la LAH pour un quelconque «Shawinigan» ou à Hamilton. Ce n’est pas de ça dont les amateurs ont envie, bien qu’on a toutes les raisons de dire bravo. Aussi bien repêcher un joueur du Québec en 7ème ronde qu’un joueur de la NCAA ou d’un autre circuit junior de la LCH. On espère même que les Nord’s en feront autant. Toutefois, c’est de joueurs d’impacts qu’on veut chez les partisans pour pouvoir s’identifier.
C’est connu, les joueurs repêchés ailleurs en provenance du Québec, ne sont pas chauds à l’idée de venir jouer à Montréal quand ils deviennent agent libre. Il ne faut pas se faire d’illusion, ça sera la même chose avec Québec. Le plafond salarial a aussi des désavantages dans la LNH. Puisque la flambée des salaires n’est plus tout à fait la même, les joueurs reçoivent donc des offres qui se ressemblent beaucoup d’une équipe à l’autre à 300 ou 400 milles dollars près. Rendu là, le taux d’imposition vient donc faire une différence. Il faut donc donner beaucoup plus à Montréal et éventuellement à Québec pour attirer un joueur afin de combler le manque à gagner.
Voilà donc où le retour des Nordiques prend tout son sens pour la LHJMQ. Le marketing, c’est important dans une rivalité Québec-Montréal. Ça passe au départ par l’identification à son équipe. Pensez-vous qu’à l’époque des Nordiques, les médias et la direction du «CH» aurait toléré aussi longtemps un capitaine qui ne parle pas français? Jamais de la vie, voyons!
Or, si on ne peut attirer des joueurs de premier plan francophones, il faudra les repêcher afin de les garder quelques saisons et le plus longtemps possible. Non seulement, plus de francophones seront repêchés, mais aussi plus de joueurs capables d’avoir un impact dans la formation. Il est même possible que le joueur classé 51ème soit repêché 45ème pour vous donner un exemple concret. En première ronde, on ira toujours avec le meilleur joueur disponible, évidemment.
Les joueurs profiteront aussi de la présence des Nordiques pour être vues pas les dépisteurs plus facilement. Les «enquêteurs» de la LNH ne seront pas très loin d’un match des Remparts après avoir scruté à la loupe les «Bleus» (On suppose qu’ils seront encore bleus.).
Présentement, le Canadien n’a pas de compétition sur le plan marketing. Il fait ce qu’il veut, vous inonde de son marketing à la McDonald’s qui vise la clientèle des jeunes et bien qu’on veut gagner, le Centre Bell est plein. Alors pourquoi se soucier de l’identification puisque tout le monde n’en a que pour eux?
Puis l’identification, c’est important; c’est bien pour cette raison que la LHJMQ est si populaire.
Denis OuelletSports Juniors Magazine
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