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Publié le 26 janvier 2010 • Par   Imprimer cet article Imprimer cet article

Le mot d’ordre, le respect

Le comité de discipline n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, lundi, en punissant Patrice Cormier pour le reste de la saison et les séries éliminatoires, à la suite de son coup de coude porté au visage de Mikaël Tam le 17 janvier dernier. « Le geste qui a été commis était dangereux et intolérable. Comme ligue, nous avons la responsabilité de protéger les joueurs contre ces gestes », a tranché le préfet de discipline, Raymond Bolduc lors du point de presse.

Avec ce geste, la LHJMQ veut passer un message auprès de ces joueurs au sujet des coups portés à la tête.

Il reste que la durée de la suspension du joueur des Huskies de Rouyn-Noranda pour le reste de la saison et des séries n’est pas fixe. Pour l’instant, la suspension est pour un minimum de 20 parties (saison régulière), mais incluant les séries éliminatoires, est-ce que ça va être un total de 24 matchs, 35 ou 45, si par exemple les Huskies remportent la Coupe du Président? Aussi, si l’incident était survenu en novembre? Cependant, un barème a quand même été établi pour la gravité du geste.

Respect entre les joueurs

Lors du point de presse, lundi, le commissaire Gilles Courteau est souvent revenu sur la notion de respect entre les joueurs sur la patinoire. « Les conditions entourant la pratique du hockey nécessitent que le respect entre les joueurs jouent un rôle tout aussi important que les sanctions qui sont en place pour les protéger, a-t-il déclaré. Le niveau de respect entre les joueurs doit s’améliorer et je vais me pencher sur cette question. Les actes disgracieux et/ou irréfléchis peuvent engendrer des conséquences qui peuvent s’avérer très grave. »

La LHJMQ ne doit pas se fier à la grosse ligue, la LNH, pour mettre ses sanctions, sinon elle va attendre longtemps. Dans le circuit Bettman, les coups à la tête sont devenus un fléau, sans que des suspensions exemplaires soient données. Cette fois, c’est l’inverse qui devrait se produire, la LNH qui prend exemple sur la LHJMQ et la Ligue de hockey junior de l’Ontario, qui ont frappé fort cette saison.

Surtout qu’au niveau junior, on parle de jeunes entre 16 et 20 ans, qui gagneront, dans un très faible pourcentage, leur vie dans le hockey. « Notre responsabilité, ce sont les quelques 400 joueurs qui évoluent dans notre ligue, de leur permettre de développer leurs habiletés en toute confiance et en toute sécurité, en sanctionnant sévèrement les gestes qui n’ont pas leur place dans le hockey, comme c’est le cas des coups portés à la tête », a expliqué M. Courteau.

Comme Gilles Courteau l’a dit, la LHJMQ développe aussi des citoyens qui vont s’épanouir sur le marché du travail dans le futur. Cette fois, les gens vont avoir une base.

Personne ne souhaite que des gestes gratuits comme celui du 17 janvier surviennent dans un match, mais malheureusement, il va y en avoir d’autres.


Sports Juniors Magazine
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