Publié le 7 juin 2010 • Par Pierre-Luc Chenel
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Louis Leblanc : Le Junior en mode séduction
Dans les derniers instants de la séance de sélection, samedi, le Junior de Montréal et les Saguenéens de Chicoutimi ont réussi à trouver un terrain d’entente. L’équipe montréalaise a finalement réussi à obtenir les droits de Louis Leblanc, cédant à contrecœur Guillaume Asselin et un premier choix en 2011.
« On a essayé de s’en sauver, on ne voulait pas le laisser partir, mais s’il y avait une chose qui était non négociable du côté des Saguenéens, c’était que Guillaume Asselin fasse parti de l’échange, a indiqué Pascal Vincent. Finalement, on s’est faits à l’idée que si on voulait se donner une chance de voir Louis Leblanc dans notre chandail l’an prochain, il fallait payer cette valeur là et on l’a fait. »
Première mission accomplie
Le Junior a tout de même réussi une première étape, soit avoir le droit de discuter avec Louis Leblanc et sa famille. Lors d’un entretien lundi en fin d’après-midi, le directeur gérant du Junior a confirmé qu’il avait laissé un message au natif de Kirkland, mais n’avait toujours pas parlé avec sa nouvelle acquisition.
« Dans un premier temps, j’aimerais avoir une rencontre en personne avec lui et avec sa famille, s’il le souhaite, ensuite juste avoir une conversation de hockey et on verra ce que ça donnera. Je vais lui dire ce qu’on peut lui offrir en tant que formation, pourquoi ça peut être bon pour son futur », a mentionné Vincent.
Pascal Vincent voit du positif dans la rencontre qu’il y a eu entre les Saguenéens de Chicoutimi et Louis Leblanc quelques jours avant la séance de sélection. « Dans les coulisses, nous n’avons pas plus d’informations que les gens ont. Étant donné qu’il a rencontré le clan de Chicoutimi, qu’il a parlé avec Richard Martel et Guy Carbonneau et qu’il y a eu des démarches, c’est un peu positif, au moins il y a eu une ouverture d’esprit », a-t-il affirmé.
Le choix de première ronde des Canadiens en 2009 a joué la dernière saison à l’Université Harvard. Comme Leblanc a complété une année à Harvard, il a le droit d’y retourner à n’importe quel moment dans sa vie pour obtenir son diplôme. S’il vient jouer à Montréal, Leblanc pourrait tout de même fréquenter l’Université McGill et ses cours seront crédités s’il retourne à Harvard plus tard.
Changement de garde
Dernièrement, le clan Leblanc a décidé de s’associer avec l’agent Pat Brisson et l’équipe CAA Sports, après avoir décidé de se séparer de Philippe Lecavalier et Kent Hughes. Ce changement pourrait-il avoir une incidence sur le verdict finale? « Peut-être à un certain point, mais ça ne veut pas dire que ça va être à la faveur du Junior de Montréal, Harvard ou de Hamilton, a répondu Pascal Vincent. Les agents sont là pour suggérer des choses, mais aussi pour supporter les décisions des individus. Philippe Lecavalier est un très bon agent et Pat Brisson n’a plus de preuves à faire. S’ils sont bons, c’est parce qu’ils ont supporté les décisions. »
« Souvent, un agent va proposer les différentes options à la famille et au jeune et ce sera à la famille et à Louis de décider ce qu’ils veulent faire. »
Intervention du CH?
Sans le vouloir, les dirigeants du Canadien de Montréal pourrait avoir un rôle à jouer dans le dossier. Comme l’a signalé Pascal Vincent lors de l’entretien, si le Canadien signe son espoir, Leblanc pourrait jouer soient avec le club-école de l’équipe, les Bulldogs de Hamilton ou le Junior de Montréal.
Outil de marketing
Malgré le prix qui a dû être payé pour acquérir le joueur de 19 ans, le propriétaire du Junior, Farrell Miller pourrait se frotter les mains si Leblanc porte l’uniforme du Junior. « Comme M. Miller me disait, c’est qu’un jeune avec son caractère, son potentiel en tant que joueur de hockey et avec ses attributs humains, en plus d’appartenir au Canadien de Montréal et qui est dans notre cour, à combien de reprises ça va se présenter au fil des prochaines années, peut-être jamais, a raconté le directeur gérant. Il fallait se donner une chance de le convaincre et d’acquérir ses droits. »
Avec l’attention médiatique portée au premier choix du Canadien en 2009, la présence de Leblanc pourrait avoir une influence sur les tourniquets à l’Auditorium de Verdun. « On va avoir une bonne équipe l’an prochain et on va être compétitif. Juste ça en partant, ça va être intéressant au niveau marketing. S’il décide de jouer avec nous, il va tomber dans une combinaison gagnante. »
« Pour le Junior de Montréal, ce serait également une référence extraordinaire, par son leadership et par le joueur qu’il est, a continué Pascal Vincent. Je pense qu’on peut faire de lui une meilleure personne dans le monde du hockey et un meilleur joueur. »
Dans la mire depuis un bout
Pascal Vincent et le Junior avaient Louis Leblanc à l’œil depuis l’arrivée de la concession à Montréal en 2008, alors que les droits de Leblanc appartenaient aux Foreurs de Val-d’Or. « Depuis que je suis arrivé à Montréal qu’il est dans notre mire. On avait fait des essais pour l’acquérir lorsqu’il était à Val-d’Or, mais ça n’avait pas fonctionné. »
À venir mardi, un bilan sur les transactions et les sélections du Junior avec Pascal Vincent
Pierre-Luc ChenelSports Juniors Magazine
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