Publié le 21 juillet 2010 • Par Denis Ouellet
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On dit que des erreurs ont conduit aux plus grandes découvertes scientifiques. Au baseball, les erreurs de certaines organisations, nous font plutôt découvrir leur incompétence en comptabilité. D’ailleurs ont sait désormais que Erreur = Mariners et Cubs au carré.
Les champions du désastre dans la ligue Américaine, les Mariners de Seattle présentent une masse salariale qui atteint les 98 millions pour une équipe minable sur le terrain. Quant à leur équivalent dans la ligue Nationale, les Cubs de Chicago, ils revendiquent l’exploit d’avoir la troisième plus imposante masse salariale du baseball à 146 millions pour une équipe qui joue neuf matchs sous la barre de .500.
Le directeur gérant des Mariners, Jack Zduriencik a consentit des contrats de 9 millions chacun pour 2010 à Milton Bradley et Chone Figgins. Soir à peu près 20% de la masse salariale de l’équipe. Bradley est passé faire un tour chez le psy, et Figgins déplace plus d’air au bâton que la balle avec sa moyenne de .226 et ses 70 retraits au bâton. Sans oublier son gant de béton qui le place 18ème à sa position avec 11 erreurs.
Jim Hendry ne devrait pas rire de son homologue. Il paie Carlos Zambrano la modique somme de 17.875 millions en 2010. C’est beaucoup de dollars pour un lanceur aux antécédents douteux en matière de blessure. C’est encore plus quand on a dû le muter dans l’enclos pour l’aider à se retrouver après un début de saison difficile. Une consolation ; il ne gagnera pas plus l’an prochain, mais exactement le même salaire. Ted Lilly se mérite un joli magot de 12 millions. Heureusement pour Hendry, il sera agent libre à la fin de la présente campagne. Vous pouvez ajouter 3.3 millions pour Xavier Nady et ses 4 circuits et sa moyenne de .220. Ce qui fait dispendieux pour un réserviste. John Grabow en relève qui a signé pour 2.7 millions pour une moyenne de points mérités qui défie la gravité à 7.36. Question de s’assurer de le garder, il gagnera 4.8 millions l’an prochain lors de la dernière année de son contrat de deux ans. N’est-ce pas merveilleux ?
Les Astros de Houston font aussi très forts avec la 14ème masse salariale des majeures à 92. 355 millions. L’autre grande réussite nous vient des Orioles de Baltimore, 17ème à 81 millions pour une équipe de fond de classement. On laissera de côté les Phillies de Philadelphie, les Mets de New York et les Tigers de Detroit 4ème, 5ème et 8ème avec 141.927, 132.701 et 122.864 millions. Ces trois équipes risquent de rater les séries, mais ont le mérite d’avoir une équipe qui se tient. Les blessures et quelques lacunes, mais pour l’instant, on joue encore pour .500 et ils sont toujours dans la lutte pour une place en séries.
Les mauvais administrateurs nous font d’autant plus apprécier les bons. Les Padres de San Diego avec la 29ème masse salariale du baseball, dans une section hautement compétitive tiennent en tête de l’Ouest de la Nationale avec une masse de 37.799 millions. Pas mal pour un « petit » marché où l’argent entre à plein guichets. Tout aussi méritoire, les Rangers du Texas, également en tête dans l’Ouest de l’Américaine au 27ème rang pour la masse salariale à 55.250 millions. Les Rays de Tampa Bay, au 21ème rang à 71.923 tirent leur épingle du jeu également tout comme les Reds de Cincinnati au 19ème rang et les Braves d’Atlanta 15ème avec des masses respectivement de 72.386 et de 84.423 millions.
Il y a bien sûr les Pirates de Pittsburgh avec la plus petite masse salariale du baseball et une mauvaise équipe. En reconstruction, mais quand même une mauvaise saison qui s’ajoute à leur peu reluisant dossier. À l’inverse, les Yankees de New York avec la plus imposante masse salariale qui trônent en tête avec de bonnes performances. Du moins pour l’instant, car rien n’est encore garanti sur leur présence en séries. On ne peut pas pour l’instant taxer ces deux organisations de mauvaise administration puisqu’elles paient pour ce qu’elles ont.
C’est souvent deux ou trois joueurs qui font la différence dans la masse salariale d’une équipe. On a malheureusement tendance à trop payer les très bons joueurs. Car il faut faire la différence entre très bon et excellent. Les très bons joueurs, il y en a environ 100 dans le baseball majeur, des excellents, une 20aine alors que les bons joueurs représentent la majorité avec au moins 300 joueurs. Les autres sont moyens ou mauvais. D’ailleurs, chez les Cubs, Alfonso Soriano est un très bon joueur, mais pas un excellent. Il gruge quand même 18 millions par saison aux Cubs. Carlos Zambrano était aussi un très bon lanceur sans être excellent lorsqu’on lui a consenti son contrat. Pour Ted Lilly, on parle d’un bon joueur qui est payé comme devrait l’être un très bon.
C’est dans cette mauvaise évaluation que l’on voit des équipes aux masses salariales astronomiques ne pas livrer la marchandise. Des erreurs qui peuvent coûter cher pour longtemps et envoyer une équipe dans une longue série de saison sans succès à devoir ensuite être plus méticuleux dans ses dépenses.
Denis OuelletSports Juniors Magazine
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