Publié le 9 juillet 2010 • Par Denis Ouellet
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La LNH donne encore raison au baseball majeur
L’écran de fumée dont fait office le plafond salarial dans la Ligue Nationale de Hockey, continue de donner raison au baseball majeur qui résiste toujours à utiliser le subterfuge pour berner ses fans.
L’équation qu’ont fait les amateurs de hockey à tort, c’est qu’avec un plafond salarial il y aurait une parité dans la LNH. Mais qui dit parité, dit monotonie. Personne ne voulait des deux dernières places en séries lors de la dernière saison. Le Canadien de Montréal, les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie y sont entrés de justesse. On appel pas ça une surprise leurs performances en séries mais une honte. Car c’est bien honteux de laisser des équipes qui se « pognent le moine » toute une saison entrer en séries. Puis le fameux plafond a changé quoi puisqu’il est rendu au même niveau que les plus imposantes masses salariales avant son instauration ? Il n’a rien changé non plus en ce qui concerne la signature des agents libres. Les meilleurs signent encore avec les mêmes équipes qu’auparavant. On retrouve encore sensiblement les mêmes équipes en séries. Même chose dans la NFL. Les équipes riches sont encore plus riches grâce au plafond et les autres sont encore pauvres.
Pendant ce temps, le baseball majeur continue d’offrir des saisons excitantes. Les Padres de San Diego, les Reds de Cincinnati, les Rangers du Texas, les Twins du Minnesota, les Rockies du Colorado et les Rays de Tampa Bay, sont tous dans la course avec une masse salariale ridicule qui fait d’ailleurs rager certains propriétaires, qui devront en plus, leur verser une taxe de luxe à la fin de la saison. Comme dirait l’autre, « c’est qui le cave ? » Selon le dernier rapport de Forbes, seulement trois équipes n’ont pas fait d’argent dans le baseball majeur en 2008. Les Yankees de New York, les Tigers de Detroit et les Diamondbacks de l’Arizona. Et ils avaient les moyens d’en perdre.
Les amateurs de baseball sont différents des amateurs de hockey. On n’a hélas jamais compris ça à Montréal. On va au baseball avec la famille ou des amis par un beau dimanche après-midi ensoleillé ou une belle soirée d’été pour assister à un spectacle dans lequel évolue notre équipe locale qu’on souhaite aussi voir gagner. Ce qui diffère de nous allons au salon, regarder la game de hockey avec une gang de chums pis une caisse de bière parce qu’on a pas les moyens d’y aller. Ou encore pour les plus chanceux; au prix que ça coûte y’ont besoin de gagner ! Qu’une équipe soit à 15.0 matchs de la tête au milieu de la saison n’enlèvera pas le plaisir aux amateurs d’aller au baseball. C’est culturel, c’est complètement autre chose. D’ailleurs, les assistances ne sont pas meilleures dans la LNH parce qu’il y a un plafond salarial. Elles continuent d’être dérisoires dans les mauvais marchés ou plus petits marchés. C’est la même chose au baseball. Une équipe gagnante n’y changera que très peu de choses.
Il est aussi connu, qu’une grosse masse salariale ne garantie pas de championnat. Ça n’a absolument rien à voir avec la performance de l’équipe. Les exemples se répètent saison après saison dans le baseball majeur. Pourtant, chaque fois que les Red Sox de Boston, les Yankees de New York ou les Dodgers de Los Angeles signent un gros nom (qui a généralement plus de 30 ans lors de son autonomie) pour un contrat à long terme (ce qui veut dire que le joueur sera sur les rotules les deux dernières saisons de son contrat.), on entend tout de suite dire que le baseball est malade. On en a même entendu quelques sans-dessins aller jusqu’à dire qu’ils étaient bien contents que les Expos soient partis. Faut-il ne juste pas avoir de culture sportive pour sortir des niaiseries semblables ?
Comment la ligue la plus « B.S. » du sport professionnel peut-elle voir une de ses équipes donner un contrat de 8 millions à Scott Gomez, un joueur de deuxième trio ? En dollars « baseball », ce salaire dépasse celui de C.C. Sabathia qui en gagne 16. Évidemment, la saison à deux fois plus de match au baseball, et en plus, les enceintes ont deux fois et demi plus de sièges. Les commanditaires sont aussi plus nombreux et plus payants, tout comme les revenus de concessions, et les revenus de télé sont astronomiquement plus imposants au baseball. Ce qui veut dire qu’au minimum Scott Gomez gagne en équivalent autant que le joueur le mieux payé du baseball, Alex Rodriguez. Et le baseball est malade vous dites ?
Définitivement, le baseball ne doit pas succomber et instaurer un plafond salarial. Il n y a rien de mieux que de voir d’excellentes équipes s’affronter après avoir savourer l’attente de ces rendez-vous entre deux puissances. Encore plus quand arrive les séries. Ce qui est bien plus intéressant que de voir deux « bonnes » équipes qui jouent pour un peu plus de .500, qui ne dominent pas, s’affronter, et qui risquent fort de se faire sortir des séries à la fin de la saison par une équipe ordinaire.
Le nivellement pas le bas, n’a jamais été très excitant. Il n’a jamais rien produit de productif non plus.
(Photo: Reuters)
Denis OuelletSports Juniors Magazine
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