Publié le 5 juillet 2010 • Par Denis Ouellet
Imprimer cet article
Les Capitales de Québec en séries par tradition
Avec douze rencontres au calendrier de la première moitié de saison, les Capitales de Québec ont pris une sérieuse option sur le titre de la première demie en se forgeant une avance de 4.5 matchs.
C’est sans surprise que la troupe de Patrick Scalabrini sera des prochaines séries de la ligue Can-Am. La situation n’est même plus drôle, tellement l’organisation de Québec domine le circuit. Ces dernières semaines, une suite de blessures à des joueurs réguliers ont forcé l’équipe à jouer avec des joueurs qui avaient peu ou pas d’expérience professionnelle, ou encore, jouant hors-position. Rene Levret, Jeremy Hunt, Derek McDaid, Sébastien Boucher, Patrick Deschênes, James Kukucka, Alex Nunez, Karl Gélinas, ont tous raté des matchs. Même les bat-boys ont faillit y passer. Ça ne les a même pas empêché de continuer à gagner.
L’organisation est tellement rendue solide, et les prétendants qui veulent un poste à Québec sont tellement devenus nombreux à travers l’Amérique qu’on s’est permis le luxe de libérer le Québécois Steve Green en début de saison parce que son attitude ne cadrait pas avec la philosophie de l’équipe. Green a pourtant lancé un match dans les majeures, connu beaucoup de succès au niveau AAA et AA dans le baseball affilié, et un bagage d’expérience non négligeable.
Il est rare qu’un joueur qui s’amène à Québec, ne réponde pas aux attentes. Même des recrues sorties de nulle part et des joueurs qui n’ont jamais eu de succès ailleurs jouent comme des dieux dès qu’ils portent l’uniforme des Capitales. Il se passe quelque chose au stade Municipal qu’on ne retrouve pas ailleurs. Un élixir secrètement gardé dans une voûte ou de quelconques incantations de Capi rendent les joueurs encore meilleurs. Certes, les contacts du huitième meilleur administrateur dans le monde du sport selon ESPN, Miles Wolff, y sont pour quelque chose. Tout comme ceux qu’a accumulé Michel Laplante, et maintenant, Patrick Scalabrini au fil des années, mais encore ? Les Jackals du New Jersey comptent sur trois vétérans avec de l’expérience des majeures et les performances sont loin d’être celles attendues. Même le vétéran receveur libéré par les Mets de New York en début de saison, Shawn Riggans, n’arrive pas à transformer son équipe.
Au cours des cinq dernières saisons, les Capitales revendiquent quatre participations à la finale et deux titres de champions de la Can-Am. Une autre participation aux séries est en route. On a beau apprécier la victoire, aimer les équipes gagnantes, mais il y a un temps où il faut penser à d’autres défis. Une autre équipe au Québec pourrait créer une bonne compétition sur l’embauche de joueurs québécois de qualité.
Pour des raisons évidentes, les Québécois choisissent Québec pour jouer dans le baseball indépendant avant une destination américaine. Quand une équipe a pu, ou peut, compter par lien culturel et géographique sur Éric Gagné, Pierre-Luc Laforest, Michel Simard, Sébastien Boucher, Michel Laplante, Karl Gélinas, Isael Gonzalez, Olivier Lépine, Patrick Deschènes, Patrick Scalabrini, Dany Scalabrini, Ivan Naccarata, Eric Cyr, Patrick D’Aoust et combien d’autres à venir, ça donne un sérieux coup de pouce.
Sans une autre équipe au Québec dans un avenir rapproché, il faudra alors commencer à regarder l’option de changer de circuit. La Ligue Atlantique représente un autre défi qui pourrait réanimer l’intérêt, qui, disons-le, commence à s’effriter à force de trop de succès.
(Photo: Nandre Bois/Édition Baseball, Le 93,3 FM)
Denis OuelletSports Juniors Magazine
Écrire à l'auteur | Tous les articles de Denis Ouellet




je suis tombé sur votre blog un peu hasard, je profite de cet article pour vous demander d’ou viens votre thème ?