Publié le 30 septembre 2010 • Par Denis Ouellet
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Jusqu’où iront les Yankees?
Le gérant des Yankees de New York, Joe Girardi, n’est pas au bout de ses peines à l’aube des séries. Son équipe a du mal à remporter des victoires. Son champ extérieur est instable, son vétéran receveur, Jorge Posada ne frappe plus depuis septembre, et Mark Teixeira fait plus de vent que de contact avec son bâton. Mais ceci n’est encore rien à comparer au plus grand problème auquel il doit faire face.
Girardi doit jongler avec l’idée d’utiliser son jeune partant Phil Hughes dès les séries de divisions. Seul C.C. Sabathia représente une valeur sûre dans sa rotation. A.J. Burnett n’arrive pas à se retrouver et l’homme de confiance en séries chez les Yankees, Andy Pettitte, a connu deux départs moyens à son retour au jeu suite à sa blessure à l’aine. Javier Vazquez ne représente pas la solution puisqu’il est incapable de remporter un match important. De plus, Vazquez connait une saison de misère qui lui a valu de se retrouver dans l’enclos.
Que Phil Hughes soit de la rotation au début des séries, ne serait pas un problème si ce n’était pas du fait qu’il éprouve des problèmes depuis un peu plus d’un mois. Non pas qu’il lance très mal, mais en séries, un lanceur n’a pas de marge d’erreur. Mais Giradi a t-il vraiment le choix? Burnett n’est pas assez solide, et il ne peut pas laisser Pettitte sur la touche; Ce qui serait un non-sens à moins que sa blessure l’empêche vraiment de lancer. Pettitte apporte quelque chose que Burnett ne peut amener avec lui sur le terrain. La confiance, même s’il ne lance pas bien. La seule présence du gaucher intimide l’adversaire en séries et laisse le sentiment qu’il va falloir se battre pour vaincre les Yankees. Hughes étant plus fiable que Burnett, le choix est clair. Du moins, il devrait l’être dans l’esprit de Girardi.
Ce qui pourrait sauver les Yankees, c’est leur enclos. Pas trop mauvais. Kerry Wood impressionne, Mariano Rivera reste Mariano Rivera, Boone Logan est efficace tout comme David Robertson. Pour ce qui est de Joba Chamberlain, il n’est pas une valeur certaine en raison de sa fragilité psychologique. Avec une offensive capable d’explosion, les Yankees pourraient s’en sortir si les releveurs tiennent le coup. En fait, c’est la recette de 2009. Sauf que cette fois, l’attaque est moins constante à l’exception de Robinson Cano. Derek Jeter demeure une menace et il se rend sur les buts avec régularité faute de frapper. Mais ce sont ses coups sûrs opportuns qui pourraient manquer aux Yankees pour rendre le bas du rôle offensif productif. Si Alex Rodriguez, Curtis Granderson et Mark Teixeira n’arrive pas à faire autre chose que de frapper la longue-balle, ils seront dans le trouble. Granderson n’étant pas un gros joueur dans les matchs importants et Alex Rodriguez qui a mieux fait en séries l’an dernier, reste un cas incertain jusqu’à ce qu’il est donné au moins un autre octobre productif.
Les Yankees iront jusque là. Là où les bombardiers pourront effacer les performances ordinaires de leurs partants.
Denis OuelletSports Juniors Magazine
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