Publié le 13 septembre 2010 • Par Bianca Paquette
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L’expérience de Samuel Carrier des MAINEiacs de Lewiston
Chaque lundi, Sports Juniors vous fera connaître un Québécois qui défend les couleurs d’une équipe anglophone dans la LHJMQ. Cette semaine, nous vous présentons le défenseur de 18 ans des MAINEiacs de Lewiston, Samuel Carrier.
À ta première saison avec les MAINEiacs, comment a été ton adaptation au style de la LHJMQ et à ta nouvelle ville? Qu’est-ce qui l’a facilité?
Mon adaptation s’est très bien passée. J’avais déjà joué une saison à Québec. Quand je suis arrivé à Lewiston, ils m’ont placé en pension avec Étienne Brodeur qui est un de mes bons amis depuis longtemps. Il m’a mis à l’aise et a été l’intermédiaire entre moi, les entraîneurs, les joueurs et ma famille de pension. Sans lui, ça aurait probablement été plus difficile.
Est-ce que c’était un choc pour toi de vivre dans un monde totalement anglophone aux États-Unis?
À mes trois premières années au secondaire, j’étais en concentration anglais. Je me suis beaucoup amélioré à ma première saison à Lewiston. Je comprenais très bien l’anglais, mais c’était plus difficile de m’exprimer. Les gars bilingues m’ont aidé à mieux d’exprimer.
Comment gardes-tu contact avec ta famille et tes amis?
Je parle avec mes parents à tous les deux ou trois jours. Ils viennent me voir à Lewiston environ une fois par mois et souvent sur la route quand je joue à Shawinigan, Victoriaville et Montréal. Je garde contact avec mes amis qui ne jouent pas au hockey grâce aux réseaux sociaux.
De quelle manière poursuis-tu tes études aux États-Unis?
Nous suivons des cours en anglais dans un collège américains. Ce sont des cours de formation générale qui nous sont crédités au Québec. Je m’attendais à ce que ce soit plus difficile que ça. Puisque nous sommes seulement tous des joueurs de Lewiston dans la même classe, les professeurs se sont adaptés et ils parlent plus lentement pour nous aider. Nous avons environ quatre heures d’école par jour.
Qu’est-ce qui rend ton expérience avec les MAINEiacs de Lewiston mémorable?
La gang de gars avec qui je suis. Malgré notre saison difficile la saison dernière, on se tient tous et on s’entend bien ensemble.
Si tu avais la chance d’aller jouer pour une équipe du Québec, que choisirais-tu? Pourquoi?
Non! En jouant à Lewiston, ça me permet de parler deux langues. De plus, l’anglais est la langue universelle du hockey. Je suis bien ici et je ne suis pas prêt à partir.
Qu’est-ce que tu as à Lewiston que tu n’as pas à la maison?
Des ailes de poulet sans os. On n’a pas ça au Québec. Ça se mange avec une fourchette.
Qu’est-ce que tu as à la maison que tu n’as pas à Lewiston?
Nous n’avons pas le poste de RDS. On lit les nouvelles sur le site web et on regarde les matchs de hockey sur NHL Live Online.
La semaine prochaine, nous vous présenterons le défenseur Jérémie Blain du Titan d’Acadie-Bathurst.
Bianca PaquetteSports Juniors Magazine
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