Publié le 17 septembre 2010 • Par Denis Ouellet
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Québec Champions!
Sébastien Boucher a explosé avec deux circuits et cinq points produits pour conduire les Capitales à une victoire de 6-1 sur les Colonials de Pittsfield pour conclure la saison 2010. Les Capitales de Québec ont ainsi mis la main sur un deuxième trophée Arthur E. Ford en deux ans et le troisième de leur histoire. (Photo: Nandre Bois/93fm.com-SJ)
Pendant que Boucher ajoutait ses étoiles dans le ciel, Michel Simard pour qui c’était le dernier match en carrière chez les pros, lançait des aspirines dans une autre performance qui marquera l’histoire du stade Municipal. En effet, Simard a offert une sortie magistrale de 7.0 manches pour 3 coups sûrs et 1 seul point avant de tirer sa révérence sous une ovation monstre, offerte par un stade plein à craquer de près de 5000 fervents partisans. D’ailleurs la foule a passé presque la soirée debout, soulevée par les exploits de ses favoris.
Comme il se doit, après le dernier retrait ce fut l’euphorie dans les gradins pendant que les joueurs jubilaient comme des enfants sur le terrain. Encore une fois, les joueurs n’ont pas manqué de souligner combien il est différent et qu’ils apprécient jouer à Québec dans une vraie ville de baseball où l’équipe n’est pas qu’un simple accessoire quand il n’y a rien d’autres à parler.
Scalabrini a relevé le défi
On se demandait avant le début de la saison quel serait l’impact de la perte de Michel Laplante au poste de gérant. On a la réponse. Patrick Scalabrini est allé à la bonne école, celle de Laplante. Il a dirigé son équipe de main de maître, et les joueurs ont acheté sa façon de faire. Inutile de rapeller comment lui et Brad Purcell ont affiché leur philosophie dès le début de la saison avec un as lanceur. Les blessures à des joueurs importants comme Patrick Deschênes ont laissé Scalabrini et ses adjoints dans une situation complexe et inquiétante. On a trouvé les bons morceaux. Et encore mieux, les morceaux ont accepté le concepte de « l’équipe-avant-tout » installé par Laplante et reprit par Scalabrini avec sa façon bien à lui de diriger.
C’est donc une autre saison qui se termine sur une note heureuse à Québec. Lorsqu’on a fermé les réflecteurs une dernière fois, le stade Municipal s’est endormi pour l’hiver, gardant pour toujours d’autres souvenirs impérissables qui se transmettront de génération en génération. Lorsque les Québécois passeront devant leur temple durant l’hiver, ils repenseront à ces moments mémorables. Ils auront ensuite le sourire en coin en pensant au réveil d’un autre printemps et du gardien de leurs souvenirs.
Denis OuelletSports Juniors Magazine
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