Publié le 11 octobre 2010 • Par Pierre-Luc Chenel
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L’expérience de Simon Jodoin des Wildcats de Moncton
Chaque semaine, Sports Juniors vous présente un joueur québécois qui évolue pour une équipe anglophone. Cette semaine, apprenez-en plus sur Simon Jodoin des Wildcats de Moncton.
Comment a été ton adaptation à Moncton?
Ça a très bien été. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas beaucoup de Québécois dans l’équipe. Je connaissais déjà David Savard et ça m’a aidé un peu. À Moncton, il n’y a pas d’entraîneurs qui parlent français, mais on a quand même le soigneur et le préposé à l’équipement qui sont bilingues, donc ça l’a aidé.
Est-ce que c’est pas mal David Savard qui a aidé ton intégration ou il y a eu autre chose?
C’est sûr que David m’a aidé parce que c’était mon partenaire sur la glace et en dehors de la patinoire, on s’entendait bien, mais ma pension est bilingue aussi. Si j’avais été dans un milieu qui était juste anglophone, peut-être que j’aurais trouvé ça un peu plus difficile.
Moncton est une ville bilingue, est-ce que ça peut avoir facilité ton adaptation?
Tu te sens moins dépaysé au début et tu peux t’adresser aux gens dans ta langue maternelle. Je pouvais aller en français, donc ça faisait moins de changements d’un seul coup.
Comment a été ton transfert pour les études?
Quand je suis arrivé, j’avais fini mon secondaire 5 au Québec. Ensuite, au lieu de faire le cégep à distance, j’ai décidé de suivre le programme du Nouveau-Brunswick. J’ai fait un an de plus au secondaire et j’ai pu entrer à l’Université après.
Tu étudies en quoi présentement?
Je vais à l’Université de Moncton, qui est une école francophone. Je suis en deuxième année en administration.
Est-ce que ce fut facile comme adaptation?
Du côté scolaire, il n’y a pas eu de complications. Dans l’équipe, il y a une personne qui s’occupe de nous. L’an dernier, j’ai commencé l’Université et il n’y a pas eu de crédits manquants ou d’autres problèmes.
Tu dois être rendu bilingue?
Avec les entraîneurs et beaucoup de joueurs sont anglophones, donc tu viens à pratiquer ton anglais et c’est positif pour moi.
De passer d’Otterburn Park, Québec au Nouveau-Brunswick, est-ce que ce fut un choc culturel?
Je ne dirais pas un choc, mais ce n’est quand même pas la même culture. Je trouve qu’ici les gens sont moins pressés. Ce n’est pas un changement assez radical pour tout changer ton mode de vie. Ce n’est pas long à s’adapter.
Avec ta famille, tes amis et ton entourage, comment gardes-tu contact avec eux?
J’essaie d’appeler mes parents une fois par deux jours. Je le sais qu’ils aiment avoir des nouvelles. Avec mes amis, ce n’est pas trop difficile de se parler avec internet.
Après deux saisons là-bas, qu’est-ce qui a rendu ton expérience mémorable?
D’avoir gagné la Coupe du Président la saison dernière, c’est dur à battre. C’est quelque chose d’incroyable.
Dans l’équipe, est-ce que c’est assez homogène entre les joueurs ou il y a des clans?
Ce qui est plus différent au niveau des clans, c’est l’âge des joueurs entre les plus jeunes et les plus vieux. Au niveau de langue, il n’y a pas de guerre.
Pierre-Luc ChenelSports Juniors Magazine
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